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        LE BOUDDHISME ET LES PRINCIPALES RELIGIONS CHINOISES

 

                                                LE BOUDDHISME ORIGINEL

 

    En 566 avant Jésus-Christ naquit au NEPAL, au pied des contreforts himalayens, un prince du nom de SIDDHARTHA (but atteint), dont la destinée fut de fonder une exceptionnelle philosophie religieuse qui allait donner naissance après sa mort à l'une des plus importantes religions du monde, "le BOUDDHISME".

    Sept jours après sa naissance, sa mère la reine MAYA mourut. Avant de mourir, elle confie à sa sœur le soin d'élever son enfant. Le roi fit venir à sa cour plusieurs devins chargés de prédire l'avenir de son fils. L'un d'eux affirme que celui qui deviendra plus tard le BOUDDHA (I'éveillé) ne sera pas un souverain mais un "grand instructeur de l'univers" et que pour y parvenir, il devrait renoncer aux richesses et au pouvoir matériel après avoir connu les trois maux terrestres que sont la misère, la maladie et la mort.

    Effrayé par cette étrange prophétie, son père décide de soustraire son fils aux malheurs du monde en l'élevant dans un milieu hermétiquement clos et doré. C'est seulement à 29 ans que sa vie bascule brutalement. En visitant une ville voisine, il rencontre la misère du peuple et apprend ce qu'est la pauvreté, la maladie et la mort. Il comprend alors quelle est sa voie.

 

    Il abandonne son palais doré pour une nouvelle vie de mendiant en guenilles et d'ascète errant et solitaire . C' est après des années d 'errance et de profondes méditations, que le jeune prince trouve la réponse aux questions qu'il se pose.

 

    Selon la tradition, c'est à SARNATH, lors du premier sermon à ses cinq premiers disciples, qu'il jette les base de son enseignement, révélant que la seule réalité essentielle de la vie sur terre est la douleur mais qu'il existe un itinéraire spirituel qui permet de s'affranchir de cette douleur. C'est ainsi qu'il exprime la doctrine originelle dans les "quatre vérités".

 

    Première Vérité: la vie est souffrance.

    La naissance est souffrance, le déclin, la maladie et la mort est souffrance. Etre séparé de ce que l 'on aime est souffrance. Vouloir quelque chose sans l 'obtenir est souffrance.

 

    Deuxième Vérité: la souffrance est due au désir.

        Avec la recherche du plaisir et de l'avidité insatiable, le désir entraîne le renaissance de la souffrance.

 

    Troisième Vérité: le désir peut être arrêté.

        Par l 'indifférence au désir et son élimination: s'en libérer et s 'en détacher.

 

    Quatrième Vérité: la souffrance peut être supprimée. Par la vue juste, l'intention juste, la parole juste, les         moyens d'existence justes, l'effort juste, la conscience juste et la concentration méditative juste.

 

    Le BOUDDHISME ORIGINEL, pourtant né aux INDES, est jugé trop rigoureux et trop élitiste, ne constitue plus qu'une petite minorité dans son pays d'origine. Il s'expatrie à l'étranger où il rencontre un vif succès alors qu'il dépérit sur son sol natal, remplace par l'HINDOUISME qui se distingue par la croyance d'un principe universel avec ses représentants qui sont INDRA, BRAHMA, VISHNOU, SHIVA, ainsi que par le système des castes.

 

    Ayant conscience que cette doctrine est difficile et abstraite, il convertit d'abord ses cinq anciens compagnons de mortification qui deviennent ses premiers disciples et en même temps les premiers Bouddhistes du monde.

    Alors commence pour le Bouddha une longue période de 45 ans pendant lesquels il sillonne le pays pour répandre son message d'espoir. Il s'éteint à 80 ans.

    Ses disciples incinèrent sa dépouille mortelle et les nombreux fidèles présents se partagent ses reliques qui furent déposées dans des monuments commémoratifs appelés "STUPA" (chignon) à cause de la forme.

    Le Bouddha historique disparaît, son message connaît une ferveur croissante qui ne s'est pas démentie jusqu'à nos jours.     Après la mort de Bouddha, la communauté qu'il a fondée se divise en écoles qui se multiplièrent quand le Bouddhisme Originel se répand dans diverses régions d'Asie:

 

La philosophie métaphysique du GRAND VÉHICULE qui se développe en Asie centrale:

PAKISTAN, AFGHANISTAN, MALAISIE, INDONÉSIE, CHINE, V1ETNAM, CORÉE, JAPON.

 

Le BOUDDHISME du PETIT VÉHICULE qui se développe au SRI-LANKA, en BIRMANIE, en THAILANDE, au LAOS et au CAMBODGE .

 

Le VÉHICULE DU DIAMANT qui se développe au TIBET et en MONGOLIE.

 

L E LONG CHEMINEMENT DU BOUDDHISME VERS L'EXTRÉME ORIENT

                 LE BOUDDHISME DU GRAND VÉHICULE.

 

Le bouddhisme commence à pénétrer en CHINE vers 50 après notre ère, grâce aux moines missionnaires qui empruntent la route de la soie. La CHINE ancienne connaît alors deux philosophies dominantes, le CONFUCIANISME et le TAOISME, toutes deux apparues au VI ème siècle avant notre ère.

 

                                            LE CONFUCIANISME

 

CONFUCIUS propose à ses contemporains non pas une religion mais une morale de vie. Il prône le respect scrupuleux des rites et la piété familiale. Il base son enseignement sur la culture de la moralité, de l'ordre, de l'érudition et de la tradition. Il a une approche athée de la nature du monde, affirmant qu'il n'a pas été créé par des dieux et que ces derniers, s'ils existent, n'ont aucune influence sur lui. En revanche, ce monde est soumis à une succession de forces célestes et terrestres qui s'enchaînent et se conditiomnent indéfiniment Le ciel couvre et protège, la terre nourrit.

 

                                            LE TAOISME

 

    Son fondateur, un philosophe du nom de Lao-Tseu, enseigne la doctrine de la "voie" selon laquelle le monde est le résultat de l'interaction du "YlN" (féminin, sombre, froid, etc ...) et du "YANG" (masculin, lumineux, chaud, etc ...). Comme le Confucianisme, le Taoïsme recommande à l'homme, sous peine de perdre son âme, de ne pas rompre l'équilibre naturel fondamental régi (et là réside la différence) par un large panthéon de divinités célestes, terrestres, aquatiques et de génies des vents, des fleuves et des montagnes.

 

                            LE BOUDDHISME DU GRAND VÉHICULE

 

    Dès que le Bouddhisme arrive en Chine, il connaît un certain succès auprès des moines Taoïstes qui y retrouvent quelques unes de leurs valeurs et de leurs pratiques rituelles. Cinq siècle plus tard le Bouddhisme devient une philosophie religieuse confirmant que le Bouddhisme et le Taoïsme ne sont que les deux visages d'une même foi.

    Entre le Vème et le IXème siècle un grand nombre de textes Bouddhistes Indiens sont traduits, des temples et des monastères construits. Sous la dynastie des TANG, le Bouddhisme gagne le VIETNAM, la CORÉE et le JAPON.

                

                            LE BOUDDHISME DU PETIT VÉHICULE

                            (Sri-lanka, Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge)

 

    Bien que le Bouddha et ses disciples insistent sur le fait que le sangha doit rester uni, il se divisa rapidement. La doctrine du Bouddhisme du Petit Véhicule peut se résumer par:

    1) Le monde est affecté des trois signes ou défauts majeurs = la Souffrance, I'lmpermanence, I'Impersonnalité,         

    2) Il n'existe pas de divinité suprême, ni dans le présent, ni dans le futur.

    3) Le Bouddha Historique n'est qu'un maître parmi d'autres qui a ouvert le chemin de la délivrance après avoir lui-même connu l'Illumination.

    L'un des aspects fondamentaux est le lien de dépendance que crée le Bouddhisme Original entre les moines et les laïcs, ces derniers ne pouvant accéder à une certaine sagesse terrestre que grâce aux leçons des premiers, mais les dits moines ne pouvant théoriquement assurer leur subsistance sans la générosité des laïcs.

    En prononçant leurs voeux, les religieux renoncent en effet à tous les plaisirs et aux biens matériels. Certains choisissent de se retirer dans les forêts où ils deviennent des ermites coupés de leurs semblables et qui vivent sur les ressources de la nature. Les autres restent en contact de la société et, chaque matin, vont mendier leurs nourritures auprès de leurs compatriotes.

 

                        LE VÉHICULE DU DIAMANT (Tibet, Mongolie)

    

    Le Véhicule du Diamant est considéré comme la troisième forme du Bouddhisme.

    Apparu à peu près conjointement au CACHEMIRE et au BENGALE vers la fin du Vème siècle, il est né de la fusion du Bouddhisme du Grand Véhicule avec les valeurs du Tantrisme Hindou qui prétend avant tout atteindre le salut et la délivrance ultimes par la maîtrise des forces cosmiques de l'univers qui sont en chaque homme.

    Au début du Xème siècle il gagne l'ère HIMALAYENNE et le TIBET avant d'etre adopté par les peuples MONGOLS au XVlème siècle. Appelé aussi LAMAÏSME ( de Lama ou Moine), il propose l'étude des textes sacrés et l'utilisation systématique des formules rituelles.

 

                        L 'ARRIVÉE DU BOUDDHISME EN OCClDENT

 

    MARCO-POLO est le premier Européen a mentionner le Bouddhisme. Il vit des Moines "faiseurs de miracles" à la cour de Koubilaï-Khan au XIIIème siècle.

    Un long silence s'ensuivit jusqu'au milieu du XlXème siècle où des manuscrits du Tibet et du Népal parviennent à Londres et à Paris. En France, l`éveil de l intérêt pour le Bouddhisme Tibétain est dû à une très grande exploratrice, ALEXANDRA NEEL, qui fit de très longs et nombreux voyages au Tibet .

 

                        GEORGES TAN-LUONG-ANN

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