La Société Travaux Électriques
du Midi (TEM), dont son président est membre de notre association, vient
d’être récompensée par le Moniteur des
Travaux Publics pour ses hautes performances en 2002 (nos membres
méridionaux se souviennent d’y avoir été reçus le 17 juin 2001).
Notre Président, lui, à la malice de discerner ces travers, il en a fait travailler plus d’un avec cette technique, elle a le redoutable privilège, chez lui, d’être naturelle avec son rire déstructurant.
En 1981 j’ai remis ma démission à la société après 17 ans de service, Roger était le patron France de l’époque, il m’a invité à Paris avec mon épouse pour un jour et un soir mémorable « Tu ne peux pas partir de chez Saunier Duval, c’est chez toi et tu vas y rester, demande-moi ce que tu veux, une agence, un cheval, un chapeau de cow-boy, c’est tout d’accord, tu ne partiras pas » je lui ai désobéi, la mort dans l’âme, pour la première et la dernière fois.
Ce que je dois maintenant, à notre Président et à vous-même, c’est de vous dire, avec la sincérité que je vous dois, Fidèles Anciens aux souvenirs communs, que, grâce à mon apprentissage chez Saunier Duval, à l’expérience que vous m’avez transmise, j’ai pu appeler à la rescousse les trois grandes interrogations philosophiques : - Que sais-je ? Que puis-je espérer ? Que dois-je faire ?
- Que sais-je ? Je me suis dit, j’en sais assez pour assumer une réelle indépendance. Je serai « patron »
- Que puis-je espérer ? Bah ! Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir. On verra bien, pas trop rêver, pas trop rester à ras de terre. Le juste milieu.
- Que dois-je faire ? Ça, c’était clair et net, j’avais récupéré 8 personnes dans la reprise d’une société en liquidation, j’avais 47 ans, pour une activité de réseaux HT-BT, Eclairage Public (Pas mon fort en technique). Je devais aller chercher du boulot, chiffrer, négocier, étudier, acheter, réaliser, entretenir, compter, embaucher, gagner des sous, anticiper, bref, vous connaissez la musique. C’étaient nos missions chez Saunier Duval.
J’ai beaucoup ramé, peut-être pas plus qu’auparavant, j’ai gagné une liberté sous condition, j’ai un peu mieux compris le sens du libéralisme, du capital, du risque, de la réussite (À voir !) Elle est toujours fragile.
L’entreprise a été classée en 2001 dans les 100 premières entreprises les plus performantes de la Région PACA, 27ème exactement, par la revue Entreprendre en Méditerranée.
En 2002 nous avons obtenu le premier prix du MONITEUR DES TRAVAUX PUBLIC en électricité pour notre performance de Provence Côte d’Azur et Languedoc Roussillon. Avec un chiffre d’affaire de 73 millions de francs nouveaux et 5 millions de résultat net après IS. 72ème entreprise par le CA dans la catégorie « bâtisseurs » pour PACA. Nous avons 60 personnes à bord, évoluons vers le contrôle d’accès, la vidéo surveillance, nous avons un projet dans l’environnement par la création d’un Centre d’Enfouissement Technique qui nous permettrait une diversification. Nous disposons actuellement de 10 millions de francs de fonds propres. Le capital social est de 1.5 millions de francs.
Nous avons fait la «une» de la revue trimestrielle de la C.C.I de Alpes de Haute Provence. Les journaux locaux ont fait paraître divers articles. Et je me suis dit, pour plagier la mère de Napoléon, «Poulvou qué ça doure !»
Si vous passez par la Provence, arrêtez-vous chez nous, dans le Pays de Giono, vous trouverez un de vos compagnons qui a participé à ce qui deviendra, (Tout est possible avec le temps qui passe), la légende des SAUNIER-DUVAL. Vous y serez accueillis comme il se doit, comme chez vous et chez vous, qui est-ce qui commande ?
Avec mes amitiés à tous, «bien à vous et à votre service», c’est la devise de la société.
Jean-Paul DEO,
un «petit» de notre regretté Monsieur MACHEFER.