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Le Bulletin CONTACT Septembre
2003 n° 63 |
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Cette rencontre amicale et la
visite de ce joli village médiéval sont très joliment évoquées par notre ami
Jean Janin. Nous le remercions bien sincèrement.
En
attendant l’année 2004, pour une nouvelle escapade printanière, à bientôt les
17 et 18 septembre 2003 pour le voyage «sous le soleil de Marseille».

Le moulin à huile
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Nous nous sommes réunis pour la
quatrième année consécutive, résidents ou de passage en Provence ce 14 juin
2003.
Notre lieu de rendez-vous était TOURTOUR, qui se définit lui-même comme
«un village dans le ciel». Nous avons pu constater que cette appellation
n’était pas usurpée.

Situé entre les derniers
contreforts des Préalpes calcaires du sud et les plaines varoises, son altitude
est de 650 m. Depuis l’église de Saint Denis du 11ème siècle,
détachée du village et le dominant, une table d’orientation nous convie à une Approche Aérienne
et Exploratoire d’un Site Dégagé. La vue s’étend sur 230 °, du golfe de Saint
Raphaël au mont Ventoux en passant par la chaîne des Maures, la Sainte Baume,
la chaîne de l’Étoile et le Lubéron. C’est dommage que la brume de chaleur nous
ait caché, ce matin-là, quelque peu l’horizon. La forêt recouvre plus de la
moitié des 2.800 hectares de la commune qui compte environ 500 habitants.
On retrouve à Tourtour et dans
ses environs des traces de l’homme remontant au Néolithique (5ème
millénaire avant Jésus-Christ) : poteries, fonds de cabanes, outils de
pierre.
Le village s’est formé du 11ème
au 17ème siècle. L’origine du nom de Tourtour viendrait, selon
certaines sources, du nom de la Tourterelle, ou encore des deux tours de son
enceinte. Selon d’autres sources plus sérieuses (atlas historique de la
Provence) ce nom remonterait à la période préceltique (5ème siècle
avant Jésus-Christ), Tor signifiant pic, sommet, d’où son nom Tortor au 12ème
siècle.
Au 12ème siècle, les
moines cisterciens commencent à bâtir une abbaye à la sortie du village sur la
route d’Ampus, mais interrompent les travaux pour aller bâtir le Thoronet (que
nous avons visité l’année dernière).
Les principaux seigneurs de la
haute noblesse provençale : les Blacas, Les Pontevès y possédaient des
domaines.
Tourtour s’ordonne autour de la
place des Ormeaux ainsi nommée en souvenir des deux ormeaux, disparus depuis,
suite à la maladie qui a touché presque tous ces arbres en Provence. Ces
ormeaux avaient été plantés pour honorer le passage et 1638 d’Anne d’Autriche,
mère de Louis XIV se rendant en pèlerinage à Cotignac. Au centre du village, la
mairie et la poste occupent le Château Raphaëlis (16ème siècle),
magnifique bastide carrée enserrée dans quatre tours épaisses.
Une promenade à travers les
veilles rues du village, bercées par le murmure des eaux qui coulent en
abondance dans de multiples fontaines, nous fit découvrir le vieux château (12ème
siècle), la tour de l’horloge, le vieux moulin à huile du 17ème
siècle, qui a conservé les emplacements voûtés des pressoirs, toujours en
service au moment de la récolte des olives (où notre ami Georges Bernard,
venant de Nîmes, nous fit un petit exposé sur les différentes races d’olives et
sur la façon de presser et récolter l’huile). Ce moulin, hors saison d’activité
oléicole, sert de cadre à des expositions de peinture, sculpture, céramique,
etc … Un petit musée consacré aux fossiles que l’on peut trouver dans les
environs, et même un peu plus loin, (entre autres quelques belles ammonites) a
été créé par un habitant du village (nous ne l’avons pas visité, faute de
temps).
N’oublions pas l’histoire récente
et souvenons nous qu’en 1944 le maquis du Haut Var livra combat à la sortie du
village sur la route d’Ampus aux troupes allemandes en retraite et y perdit
quelques hommes, car l‘histoire, comme dit le poète :
«mesure le temps à la poussière humaine
dont le
grand sablier des siècles est empli»
(Maurice Druon)
Depuis 1997, Tourtour est jumelé
avec le village grec de Portania.
À l’issue de cette visite, nous
nous sommes retrouvés au restaurant à l’enseigne «Au bien être», le bien nommé,
où pendant et après un délicieux repas pris sur la terrasse ombragée, les
conversations allaient bon train, qui parlant voyages, qui parlant des anciens,
qui même, parlant boulot : si bien que, la canicule aidant, nous avons
décidé d’un commun accord que la visite du village
des Tortues qui était prévue en deuxième partie de journée, pourrait être
remise à une prochaine rencontre, la patience des tortues étant bien connue,
elles attendraient sereinement la prochaine venue des Amis des Animaux En Survie Difficile.

Nous tenons à remercier Louis Laporte et
Robert Darthuy pour le choix du lieu de cette rencontre et du restaurant qui
ont contribué à la réussite de cette journée.
Jean
JANIN