ALLOCUTION DE MONSIEUR PHILIPPE TOUYAROT
Directeur Général de VINCI ÉNERGIES
Je suis très heureux de vous
accueillir dans les locaux de notre siège et vous présente mes meilleurs vœux
pour 2004. Je vais donc dire quelques mots sur la situation de l’Ile de France
et du groupe.
Je vais essayer de le faire aussi synthétique que possible pour ne pas vous ennuyer trop longtemps et après cette introduction vous pourrez poser toutes les questions que vous avez envie de poser sachant, c’est quand même un peu, je dirai, la toile de fond, que notre groupe a largement évolué et continue d’évoluer.
Notre groupe a pris un nouveau nom au début d’année et c’est l’un des événements importants de l’année 2003 pour nous, puisque que le groupe, qui s’appelait jusqu’ici GTIE, a décidé de s’appeler VINCI ÉNERGIES. C’est par souci de montrer que l’on est effectivement une des 4 pattes du groupe VINCI, par clarification de présentation à nos marchés, à l’opinion public. En terme de communication, on apprend tous les jours qu’il ne faut pas avoir 50 marques, donc la marque de ce groupe devient la marque du groupe général VINCI avec notre prénom qui est ÉNERGIES au pluriel, qu’elles soient électriques, thermiques ou de communications.
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Donc le changement de nom qui s’est fait en janvier 2003 a été l’un des points importants de l’année. Un autre point important à signaler a été notre réorganisation en France où partant de, si vous vous en souvenez, 4 grands pôles géographiques (il y avait le pôle SDEL qui, en Ile de France était l’un des 4) on a décidé de couper plus petit. Au fond ce n’est pas anormal de revoir les organisations des pôles comme on le fait tous les jours avec les entreprises.
Réorganiser les pôles : cela veut dire quoi ?
On a fait 9 pôles régionaux en dehors de l’Ile de France. Des pôles plus petits.
Par exemple le pôle qui était présent dans le Nord, l’Est et en Normandie : on a fait : un pôle Nord, un pôle Est et un pôle Normandie. Ce n’est pas extrêmement original. Mais cela permet d’être plus près du terrain, plus ramassé.
Dans 5 ans on aura sûrement encore changé, ce n’est pas nécessaire de retenir plus de détails mais aujourd’hui cela a été un mouvement ressenti comme important.
En Ile de France la réorganisation s’est faite par métier :
- métier du tertiaire en travaux,
- métier du tertiaire en maintenance,
- métier des télécoms,
- métier de l’industriel et des infrastructures.
C’est le mouvement d’organisation important.
Fin janvier, nous sommes est en train de boucler les comptes. Globalement on a passé une année 2003 sans encombre. Cela a été un année sur fond de morosité, de décalage de projets, de manque de visibilité. Ceci étant, l’année, on l’a faite. Bravo à toutes nos équipes. Cela prouve que l’on a un groupe qui ne se porte pas mal. On l’a faite avec un niveau de résultat qui est satisfaisant. Nous faisons 5 % de résultat avant impôt. C’est une belle performance sachant qu’on a aussi profité cette année pour rapprocher les activités thermiques (climatisation etc…) et électriques.
Globalement un résultat de 5 % est un beau score. C’est un peu au-delà de nos objectifs.
En volume d’activité, en Ile de France, on fait un peu plus de 500 millions d’€, 530 millions d’€ pour être précis, et 4 % de croissance à périmètre constant, par rapport à 2002, ce qui n’est pas mal, + 4 % dans un environnement économique 2003 avec manque de tonicité.
Sur les activités =
L’activité
tertiaire :
On travaille beaucoup en tertiaire en Ile de France. Outre le rapprochement des activités thermiques et électriques très porteur d’avenir. Cela permet des offres multi-lots.
Il est intéressant en travaux et aussi en maintenance. Outre ce rapprochement qui a été pour moi important, nous avons connu finalement une année 2003 assez bonne avec des plus et des moins :
- des plus dans certains secteurs économiques,
- des moins sur l’immobilier de bureau qui a été en recul sur 2003. Ceci étant, c’est en train de s’inverser en 2004 mais ce n’est pas cela qui va nous apporter beaucoup d’activité sur 2004. Cela nous en apportera en 2005.
Les télécoms :
On a vécu une re-accélération de nos activités de construction d’infrastructure notamment pour la radiotéléphonie. Il faut savoir que le groupe est le 1er fournisseur d’installation de radiotéléphone des opérateurs français
Quand vous voyez la croissance du trafic et du nombre des abonnés, vous comprenez qu’il y a plein de choses à faire pour nous dans ce domaine. On le fait sous la marque GRANIOU (pour ceux qui la connaissent) et Graniou a vécu vraiment, en Ile de France en particulier, une année 2003 très brillante et 2004 sera au même niveau.
Pour le reste, les réseaux téléphoniques informatiques sont un peu en recul. On est dans un cycle un peu de repli après la très forte croissance des années 90.
Nous sommes sur une tendance à long terme très bonne : croissance des systèmes d’information, croissance de l’échange notamment sur les réseaux d’entreprises. C’est important pour nous de continuer à se positionner dans ce secteur. On le fait sous la marque AXIANS.
L’industrie :
Elle a vécu une année à peu près stable avec des clients industriels dans certains domaines, notamment en chimie, en pharmacie, en freinage de projet. Cela ne nous a pas empêché de passer le cap. On a eu de bon score dans l’automobile et dans les métiers de l’eau et de l’environnement.
Nous démarrons 2004 avec probablement un peu plus de relance dans l’industriel.
Et puis 2003, cela a été aussi quelques chantiers transversaux en dehors de l’activité :
La filialisation de SDEL, grosse société SDEL Ile de France, nous l’avons, avec les quatre pôles de métiers, découpée en 3 =
- SDEL tertiaire,
- SDEL télécoms,
- SDEL industriel.
Pareillement pour GTIE Ile de France que l’on a filialisé en 3.
Une préoccupation importante en 2003, en complément à l’effort déjà réalisé depuis de nombreuses années, c’est le domaine de la sécurité. Nous avons encore des efforts à faire pour réduire les accidents. On considère que cela est particulièrement important. Cela devient maintenant le problème du groupe VINCI et il faut d’ailleurs reconnaître que SDEL a certainement été l’une des 2 ou 3 sociétés qui pour les problème de sécurité ont été le plus en amont.
On bénéficie aujourd’hui de cet élan. Il faut créer les conditions d’une sécurité de chantier. C’est un très très vaste problème que l’on fait au jour le jour. Sur le terrain, il faut tous les jours rabacher.
Au-delà de 2003 qui se termine globalement convenablement, comment voit-on 2004 ? On a le sentiment sur le plan commercial d’avoir traversé 3 années, 2001 2002, 2003, tout de même un peu ralenties. On n’a pas trop mal tiré notre épingle du jeu. Nous sommes restés à peu près à volume constant. Aujourd’hui les signaux qui viennent du marché sont de nouveau un peu plus ouverts. Cela reste le cas des télécoms. Cela est un peu plus ouvert dans les bureaux. Nous avons une belle perspective sur les travaux hospitaliers. L’hôtellerie reprend, c’est un client important en Ile de France. Le commerce de luxe reprend. On a le sentiment qu’un certain nombre d’investissements pourra déboucher.
Une action qui est lancée depuis quelques temps mais qu’il faut accélérer, c’est le recrutement des jeunes, notamment sur les chantiers, où nous avons un très très gros problème. On y arrive mais il faut déployer une très grande énergie. Nous avons des générations de monteurs et d’ouvriers qui partent en retraite. Les nouvelles mesures de départ à la retraite vont aussi permettre de favoriser l’accélération de ce renouvellement. Il y a tout un travail auprès des écoles, des stages en alternance, des stages de chantier, bref sans détailler plus, c’est l’une de nos très fortes préoccupations.
La troisième préoccupation, c’est la croissance externe. On a fait, dans le groupe Vinci Énergies, peu d’acquisition de société en 2003 pour un ensemble de raisons, parce que sans doute, notre nouveau Président, Xavier Huillard avait trouvé que l’on avait acheté des choses un peu rapidement, peut-être un peu cher. Il fallait d’abord les digérer avant d’en faire d’autres et aussi parce que nous avions une année 2003 un peu difficile. On avait les réorganisations de nos métiers qui ont pris un peu de temps. Cela a suffi à nous occuper toute l’année. On a fait un peu moins, voire beaucoup moins d’acquisitions et là en 2004, nous devrions relancer les acquisitions. Il y a quelques domaines dans lesquels on veut accélérer notre développement : maintenance tertiaire et industrielle. On a déjà bien avancé mais pas suffisamment. Et puis il y a la densification de nos métiers industriels et réseaux d’éclairage public. Nos parts de marché nous permettent de croître par la croissance externe.
Voila ce que je voulais dire sans prendre plus de temps de parole sur le début de l’année 2004 et maintenant je peux répondre à vos questions.
La réunion s’est poursuivie par un très large échange de vue entre Monsieur Philippe Touyarot d’une part et les membres présents de notre association d'autre part.