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      Le Bulletin     CONTACT

      Décembre 2004   67

  

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                                                     Témoignages 

Dans le dernier numéro de "Contact", à la grande satisfaction de tous, la rubrique nécrologie n'avait pas été nécessaire. Malheureusement il n'en est pas de même ce coup-ci.

Edmond LINKER est décédé le 29 août 2004, il avait 83 ans.

L'ayant bien connu lorsqu'il a été muté en Provence, je vais tenter de retracer sa longue carrière dans notre Société. C'était un grand "ancien" puisqu'il a été embauché comme monteur en 1938 ou 1939, à l'époque c'était Saunier Duval et Frisquet. En 1939 il est sur le chantier de Gnome et Rhône, boulevard Kellermann à Paris, devenu depuis la Snecma. Il y fait la connaissance de mon frère Paul embauché dans la même période. Puis c'est la guerre, il est mobilisé et fait prisonnier. A son retour en 1945 il réintègre la Société et monte rapidement dans la hiérarchie, puisqu'après avoir eu quelques responsabilités sur les chantiers des bases aériennes américaines dans l'est de la France dans le début des années 50, il est chef de chantier à la centrale thermique EDF de Chalon-sur-Saône en 1958. Il est toujours partant pour les déplacements ce qui le fera conduire des chantiers en Afrique du Nord et diriger pendant plusieurs années le chantier EDF de la centrale nucléaire à Chinon, ainsi que d'autres centrales où il était très apprécié par les responsables de l'EDF.

Au tout début des années 70 il est donc muté en Provence sous l'autorité de Marc RIVAS. C'est à ce moment que je fais sa connaissance et que nous sympathisons rapidement. Il prend en charge le centre de travaux de Martigues qui s'occupe principalement des installations de Solmer à Fos-sur-Mer. À la fermeture de Martigues il intègre l'agence de Port-de-Bouc. En vrac, et dans le désordre, je me souviens qu'il dirige en tant que responsable d'affaires les chantiers Eurodif, Isover St Gobain, la poudrerie de Sorgues le Tricastin et d'autres que j'ai oubliés.

En 1978 ou 1979 , il prend une retraite légèrement anticipée qu'il a bien méritée après 40 années d'ESD. Quelques temps avant son départ nous avons étudié ensemble, ainsi qu'avec Jean Paul Déo, le projet Tor Supra à Cadarache qui était les premiers pas de Iter dont on parle beaucoup ces temps-ci. Il reste malgré tout dans la région à Carry-le-Rouet où nous passons de bons moments avec nos épouses.

Il y restera quelques années avant de remonter dans la région parisienne au Chesnay, afin de se rapprocher de sa fille et de ses petits-enfants. C'est là qu'il décédera après avoir été hospitalisé pendant plusieurs années.

Je garde un excellent souvenir de lui. C'était un meneur d'hommes et avait un caractère bien trempé, et qui était toujours prêt à rendre service aux collègues.

Robert DARTHUY

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Gérard FRÉMIN nous a quittés,

il est décédé le 8 septembre 2004 à l'âge de 77 ans.

 

Nous garderons de lui le souvenir d'un homme efficace, compétent et toujours prêt à rendre service.

 

Dès sa sortie d'école (ESME - SUDRIA promotion 1948), il a rejoint la cohorte des jeunes ingénieurs recrutés par SAUNIER DUVAL depuis 1945 afin de faire face à la reprise économique de l'après guerre.

 

Comme Ingénieur d'affaires il avait participé à diverses réalisations (Grottes de LASCAUX, Opéra GARNIER, Hôtel de BRIENNE). Ses compétences en matière d'éclairagisme l'avaient rendu indispensable dans les spectacles historiques «SONS ET LUMIÈRES» très en vogue dans les années 50. Que de nuits a-t-il passées au CHÂTEAU DE CHAMBORD pour régler, déplacer, rajouter, éteindre les projecteurs !

 

Après la transhumance des Nanettes à Guillaume Tell, il avait assuré, en tant qu'Ingénieur chef de service la gestion d'une équipe de responsable d'affaires.

 

Sa carrière professionnelle s'était terminée à Rueil en 1983, pour cause de retraite. Il avait à ce moment la direction des bureaux d'études (tertiaire) en qualité d'Ingénieur en chef.

 

Son dévouement ne s'est pas arrêté lorsqu'il a quitté la vie active. Il a été l'un des fondateurs de notre Association. C'est essentiellement lui qui a permis la signature, au dernier moment, d'un contrat FNE plus avantageux. Plusieurs de nos collèges continuent d'en récolter les fruits.

 

Ne passons pas sous silence le travail de secrétariat de l'Association assuré bénévolement, plusieurs années, par Madame Frémin, elle-même ancienne de SAUNIER DUVAL.

 

Ses cendres reposent au pied d'un chêne qu'il avait planté avec sa femme, il y a quarante ans, dans leur maison de Normandie.

 

Nous adressons nos sincères condoléances à son épouse, à sa famille et à tous ses proches.

 

 

Ses amis des Nanettes, de Guillaume Tell,

de Rueil et d'ailleurs.