ALLOCUTION DE MONSIEUR MARC BERNARD
Directeur Général du Pôle Ile de France
Tertiaire
(Larges
extraits recueillis lors de notre Assemblée Générale du 20 janvier 2005.)
J’ai en charge le pôle
tertiaire, je vous en parlerai un peu plus tout à l’heure.
Je vais d’abord vous souhaiter à tous et à toutes une excellente année 2005, d’abord une excellente santé, c’est le plus important pour tout le monde. Je voudrai aussi associer Philippe Touyarot qui m’a demandé de le remplacer cette année car il avait une obligation et ne pouvait malheureusement pas être présent pour vous parler de la situation et de la synergie aujourd’hui. J’ai travaillé avec lui sur les quelques éléments que je vais vous donner et je vous propose qu’on ne commence pas de parler de Vinci Énergie mais plutôt du marché puisque c’est au sein de ce marché que se positionne la synergie. Il est important de bien connaître les tendances de ce marché. Alors on a l’habitude de diviser ce marché en 4 grandes parties :
D’abord les domaines des infrastructures, et dans les domaines des infrastructures on regroupe tout ce qui est éclairage public, mise en valeur de patrimoines, éclairage de monuments, illuminations festives des fêtes de Noël. Cela fait partie de cette activité. Les collectivités qui sont les grands donneurs d’ordre dans ce domaine poursuivent leurs investissements. Il n’y a pas d’évolution sensible d’une année sur l’autre. On est à mi-mandats des maires et ils ont un programme d’investissement qui se déroule normalement, peut-être un coup d’accélérateur ou un coup de frein à la veille des élections, souvent un coup d’accélération avant les élections et un coup de frein après mais aujourd’hui comme on est à mi-mandat cela fonctionne tout à fait normalement et on a développé particulièrement ces dernières années les offres de mise en valeur de patrimoines, éclairage de bâtiment avec effectivement des projecteurs qui maintenant permettent de jouer, de faire des jeux de lumière assez intéressants sur ces bâtiment. Je suis sûr que vous en avez vu autour de vous.
Sur le domaine toujours des infrastructures, on peut parler aussi des routes. Cette année le domaine des routes et des infrastructures routières a connu un fort développement à travers des projets comme Sirius dont on atteint la fin du projet mais qui va peut-être rebondir sur d’autres projets. Le démarrage du projet TOP (Tunnel de l’Ouest Parisien) qui est le grand tunnel qui va permettre de boucler la A86. Il a été creusé. Maintenant les équipements techniques vont pouvoir être installés dedans et c’est maintenant que nous allons intervenir dans ce domaine. Donc ça c’est un très gros projet dans le domaine des infrastructures routières et enfin un autre projet, toujours dans ce domaine, qui est la couverture du périphérique autour de la Porte de Lilas sur grosso modo, je crois, 500 mètres, dont on vient de prendre la commande et qui représente une affaire de 10 millions d’euros dans les lots techniques. Donc des montants très significatifs. Ce domaine d’activité se porte donc particulièrement bien sur le marché et Vinci Énergies aussi.
Dans le domaine industriel, nous avons une tendance de fond sur la région parisienne qui est plutôt, la mondialisation étant là, la décentralisation de ces installations, je cherche le terme exact, la mutation vers l’étranger d’un certain nombre de sites industriels conduit les industriels en région parisienne, a transformé leurs anciennes usines plutôt en centres de recherches. Donc la production s’éloigne de Paris, en province ou à l’étranger et en revanche les centres de recherche prennent de plus en plus d’importance. Donc c’est une mutation assez profonde du domaine industriel en Ile de France. L’automobile continue quand même pas mal à fonctionner en Ile de France avec les 3 grandes usines des 3 grands constructeurs français. L’activité a été bonne cette année. Beaucoup de lancements de nouveaux modèles de voitures qui conduisent forcement à des investissements dans ces usines. Des centres de recherches aussi qui se développent dans le domaine industriel donc une activité assez bonne chez Vinci Énergies.
En ce qui concerne le
domaine de l’eau et de l’environnement, la aussi les grands donneurs d’ordre
que sont les collectivités ont rationalisé leurs relations avec les grands
prestataires que sont Véolia Environnement et Suez et donc là, en plus il y a
une demande du coté de l’environnement qui est assez forte, donc c’est un
domaine qui est aussi en croissance avec de gros marchés. On a notamment dans
ce domaine gagner pour l’instant la partie électrique et contrôle commande de
la future usine de traitement de déchets qui va s’installer à Issy les
Moulineaux, que vous avez peut-être vu en passant le long de la Seine. Un
marché pour Vinci Énergie Ile de France de l’ordre de 15 millions d’euros donc
là encore une affaire très significative. En chimie et pharmacie, alors là
c’est plutôt mou. D’abord parce que les centres de production quittent la
région parisienne et surtout à cause de la fusion entre Aventis et Sanofi qui a
gelé tous les gros investissements pour l’année 2004 et 2005. On espère revoir
un retour de ces investissements plutôt en 2006/2007.
Voilà pour le domaine industriel. Donc une situation tout à fait correcte avec des domaines dans lesquels il y a plus de croissance que dans d’autres et plutôt l’émergence de centres de recherches importants en région parisienne.
En ce qui concerne les télécoms, le 3ème grand domaine d’intervention pour le groupe en Ile de France à travers les 2 marques que sont Axians et Graniou. Alors Axians, je vous rappelle que les réseaux de communication au sein des entreprises, ce qu’on appelait avant la téléphonie, mais maintenant c’est aussi les réseaux informatiques, réseaux d’images de plus en plus avec l’audiovisuel qui se développe. Alors cette année, je crois que, après les années folles de 1999, 2000, 2001 on a eu une décroissance forte de ce marché et en 2004 on peut considérer qu’il est au plus bas du marché. Le marché s’est stabilisé en valeur et en volume et nous, nous avons plutôt pris quelques parts de marché. On peut considérer qu’à 2 à 3 % d’augmentation d’activité prise sur les concurrents. La marque Axians participe à cette croissance par sa notoriété. Et puis toujours dans le domaine des télécoms, d’Axians, on a aussi au cours de l’année 2004, éradiquer quelques foyers de pertes que l’on avait et donc on a assaini la situation dans le domaine des télécoms chez Vinci Énergies. L’autre marque de télécoms, Graniou, qui s’occupe, elle, des infrastructures de télécommunication les antennes et les fibres le long des voies, dans la nature qui, permettent de mettre l’ADSL dans tous les foyers, dans toutes les entreprises. Alors effectivement ce marché est en forte croissance actuellement, porté par les investissements des opérateurs liés à l’arrivée de l’UMTS, je pense que vous avez vu que les premiers opérateurs commencent à proposer ce service UMTS et liés au développement de l’ADSL pour Internet. Donc là forte croissance et le groupe à travers la marque Graniou a incontestablement une position de leader sur ce marché qui nous sert bien et on s’aperçoit quand on est leader sur un marché cela aide beaucoup à choisir les meilleures affaires et à faire de meilleures marges que les autres.
Enfin le 4eme domaine est le domaine du tertiaire que l’on aussi a subdivisé en plusieurs sous-secteurs d’activité.
D’abord le domaine des bureaux qui est le plus
important, qui représente à peu près 50 % de ce secteur d’activité, qui lui ne
se porte pas bien. Depuis 2000/2001 on a perdu grosso modo 20 % d’activité dans
ce domaine. Les permis de construire sont en chute depuis 3 ans. J’espère qu’on
a touché le fond et que cela va repartir. La conjoncture économique aujourd’hui
n’est pas tout à fait au redémarrage de ces grands projets tertiaires bien
qu’ils en aient quelques uns mais le niveau global est plutôt en baisse.
Dans le domaine des transports et là je ne prend pas les infrastructures mais les grands bâtiments transport que sont les halls des aérogares les gares et les stations de métro. C’est plutôt un domaine qui est en croissance aujourd’hui avec des rénovations lourdes comme Charles de Gaulle 1 qui a commencé il y a quelques années et qui va durer pas mal de temps, la construction d’un nouvel aérogare, le S3, au bout des 3 aérogare 2, les 2A, 2B, 2C, 2E, 2F. Il y a un troisième aérogare gigantesque en train d’être construit et nous avons gagné le marché du lot électrique qui représente en électricité 26 millions d’euros, que l’on partage avec un concurrent, Le Bourget aussi qui est aussi relancé pour l’aviation d’affaires.
En ce qui concerne la SNCF et le rail, c’est le TGV Est qui, en Ile de France, pour nous représente un hall d’atelier pour ce TGV Est qui va se faire dans l’est de la région parisienne. La RATP avec toute une rénovation des stations de métro. Là aussi des investissements importants dans ce domaine.
3ème secteur, l’hospitalier. La aussi c’est un marché qui est en plein développement. Vous savez qu’il y a un plan « hôpital 2007 » qui consiste à modifier de façon assez profonde le paysage hospitalier. Il y a pas mal de projets dans ce domaine, beaucoup en province, énormément en province, un tout petit peu moins en région parisienne. Néanmoins on s’y intéresse. On a le dernier hôpital que l’on a gagné est ni en région parisienne, ni en province, mais en Martinique, au Lamentin où Tunzini à travers ses offres de ventilation, climatisation, chauffage a gagné un marché de l’ordre de 16 millions d’euros à la Martinique.
4ème secteur, le logement. On est présent un petit peu dans le logement, pas dans le logement neuf mais dans le domaine de la rénovation. Certains d’entre vous connaissent la société SEINEM qui travaille dans ce domaine, dans le marché de la rénovation, dans le marché de sécurité pour les logements, le contrôle d’accès, interphonie, vidéosurveillance, etc …. Rénovation aussi. Marché très porteur avec des croissances assez fortes et de bons résultats.
Enfin éducation et culture. Là aussi un marché qui est en forte croissance.
Voilà donc une situation contrastée, des bureaux en chute et les autres domaines d’activités du tertiaire plutôt en croissance.
Voilà pour le marché.
Avant d’arriver aux
chiffres, je voudrais quand même
vous parler des actions que l’on a menées
notamment dans le domaine de la croissance externe. 2004 a été une année de relance
forte des opérations de croissance externe. On a fait l’acquisition de 6
sociétés ou fonds de commerce au cours de l’année, dont l’une, AULAFI, fait 40 millions d’euros, 600 personnes, qui
travaille en maintenance industrielle et de mécanique. C’est un métier que le
groupe ne connaissait pas mais que l’on comprend bien comme étant complètement complémentaire
avec nos offres de maintenance industrielle parce que les grands industriels
souhaitent soutraiter de plus en plus des macro-lots techniques, des maintenances
multi-techniques, à des prestataires. Il nous fallait acquérir cette compétence
pour pouvoir être de rang un vis à vis de ces industriels dans le domaine de la
maintenance
EC2I, petite société, 3 millions d’euros, 27 personnes sur des îlots robotisés pour l’industrie, notamment automobile et de logistique.
VAS, une petite société de 11 personnes qui fait des fours de traitement de surface en atmosphère contrôlée, dans le domaine toujours industriel.
PINSON, 1 personne mais spécialisée dans la palettisation pour l’industrie agroalimentaire. On a acquis cette personne à travers un fond de commerce.
TOP, une société qui est installée à Rueil et qui fait de la climatisation, plutôt dans les petites et moyennes climatisations dans le domaine de la santé pour beaucoup. 50 personnes, 6 millions d’euros.
Enfin ADF (Ateliers de Flandres). On a racheté au tribunal le fond de commerce de cette société qui fait du traitement d’air dans le domaine industriel, salles blanches et autres atmosphères contrôlées dans l’industrie. 2 millions d’euros, une dizaine de personnes.
Donc ça, ça aussi a accéléré notre développement effectivement.
Toutes ces croissances externes et pour l’année 2005 on continuera. Je vous en parlerai un peu plus après.
On a travaillé aussi dans le domaine de la sécurité, on a fait de gros efforts et on a quelques résultats tout à fait significatifs. Notre taux de fréquence, pour juste donner un chiffre, est passé de 30 en 2001 à 15 en 2004, ce qui veut dire quand même que l’on a divisé par 2 le nombre d’accidents en 3 ans et on continuera. On a des objectifs encore plus ambitieux que cela.
Dans le domaine des systèmes d’informations, dans le domaine de l’informatique de gestion : on poursuit le déploiement de notre nouveau système d’information à base d’ORACLE et de QUARTZ-I pour la gestion et de SIRH (HS access) Manager pour la paie qui est en train de se mettre en place et de se déployer en Ile de France. C’est un gros travail qui mobilise beaucoup d’énergie de nos équipes informatiques et nos équipes de gestion.
On a enfin une réflexion en 2004 sur le rajeunissement de nos équipes et je vous dis cela pas parce que je suis au milieu des anciens, mais il faut assurer la relève ; On s’est rendu compte depuis quelques années qu’on n’avait pas embauché suffisamment de jeunes pour que la pyramide des ages évolue de manière tout à fait naturelle avec des tranches d’age bien équilibrées dans l’entreprise. On va mettre les bouchées doubles en se basant surtout sur l’apprentissage parce qu’on pense que c’est la meilleure méthode, mais aussi en travaillant sur le tutorat. Il faut qu’on ait dans l’entreprise des gens formés à accueillir des apprentis pour ne pas leur donner à faire le café simplement ou aller chercher le pain sur les chantiers et qu’ils apprennent vraiment leur métier sur les chantiers et qu’ils aient envie de rester dans le bâtiment. Tout à l’heure, je discutais sur ce domaine la. Attirer des jeunes dans le bâtiment aujourd’hui, il va falloir que l’on fasse beaucoup d’effort. On a pris le taureau par les cornes et je pense qu’on va y arriver.
Enfin pour parler chiffre, avant de parler 2005, chiffre 2004. Je vous rappelle qu’en 2003 on avait fait 530 millions d’euros d’activité sur les 4 pôles Ile de France réunis. En 2004, on est passé à 600 millions d’euros d’activité, même si les comptes ne sont pas bouclés, cela tournera autour de ce chiffre, donc de 530 à 600 millions d’euros. 50 % de la croissance est une croissance interne et les 50 autre % sont liés aux croissances externes dont je vous ai parlé, qui représentent globalement plus de 50 millions d’euros en année pleine mais comme on les a acquises au fur et à mesure de l’année 2004, elles n’ont pas donné l’intégralité du volume d’activité qu’elles pourront donner en 2005. Globalement voilà pour l’année 2004. Si vous avez des questions j’y répondrai peut-être globalement à la fin.
Parlons maintenant de 2005. Nos enjeux pour 2005. On a un certain nombre d’enjeux majeurs à traiter. D’abord continuer à éradiquer tous nos foyers de pertes. On a encore quelques entreprises et quelques activités qui sont en perte. Cela diminue au fur et à mesure du travail que l’on fait mais il en reste quelques uns. Je pense qu’en 2005 on pourra traiter la plus part de ces derniers foyers.
Développer nos offres
«maintenance». On continue à vouloir durablement développer ces offres parce
que c’est gage de pérennité de nos activités chez nos clients de récurrence de
ces
activités et de nos résultats. Alors on va continuer dans le domaine
tertiaire et industriel, on est encore insuffisamment présent vis-à-vis de
grands de la maintenance comme DALKIA et EGO
qui sont très présents mais la marque OPTÉOR, la marque maintenance du groupe
pourra faire, à mon avis, son chemin dans ce métier là.
Une opportunité avec les contrats de partenariat dits PPP (Partenariat Public Privé) qui est une nouvelle forme de mode de passation de marché dans le domaine de la sphère publique, dans le domaine des collectivités, des ministères, des grandes administrations. Notamment dans le domaines des collectivités, tout ce qui est éclairage public et infrastructure routière de gestion de trafic et autres. Nous c’est la partie électrique, la partie contrôle commande que l’on maîtrise qui est primordial sur l’ensemble du reste. On pourra peut-être, on va essayer de nouer des contrats de partenariat avec les collectivités. Je vous rappelle que ces contrats de partenariat consiste à ce que l’on investisse les équipements et qu’ensuite sur 15 ans on assure la maintenance, éventuellement un peu d’exploitation et le client public nous paie sous forme de loyer et au bout des 15 ans, des 20 ans, il devient propriétaire des installations. C’est une espèce de location-vente dans le domaine public. Donc on pense que dans les collectivités publiques cela va nous ouvrir quelques portes et peut-être on va faire quelques travaux. Dans le domaine de la Culture et de l’Hospitalier, on pense aussi qu’un certain nombre d’équipement, de rénovation de réseaux électriques, de câblages, de sûreté, pourront être réalisé sous cette forme là.
Un autre point
important qui s’est passé en juillet 2004, c’est la dérégulation du marché de
l’électricité. On est convaincu que, compte tenu que cela fait évoluer les
normes en France, on va pouvoir
appliquer les normes de la distribution privée
dans un certain nombre de bâtiment. Cela va conduire à modifier sensiblement
quelques installations pour optimiser la consommation d’énergie et optimiser
les contrats avec l’EDF et d’autres prestataires. Donc c’est une porte ouverte
à de nouveaux travaux dans les bâtiments, notamment en rénovation.
Enfin on va continuer à faire de la croissance externe. On a relancé la machine en 2004, on va continuer en 2005 dans tous les domaines : infrastructure, industrie, télécom et tertiaire. Alors on s’est fixé, on a fait nos budgets. Donc les chiffres que l’on vise en terme de budgets pour 2005 sont aussi aux alentour de 600 millions d’euros d’activité avec un résultat qu’on espère aux alentour de 26 millions d’euros de résultat.
Voilà pour 2005.
J’ai fait le tour de ce je voulais vous dire. Donc les 4 pôles Ile de France se portent plutôt bien, on a fait de la croissance en 2004 et à minima nous stabiliserons cette activité en 2005.
On espère faire bien plus en 2005.
Je suis à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.
La réunion s'est poursuivie par un très large échange de vue entre Monsieur Marc Bernard d'une part et les membres présents de notre Association d'autre part.