REGION PROVENCE -ALPES-CÔTE D'AZUR
REUNION DU 24 JUIN 2006
GRASSE-GOURDON-TOURETTE SUR LOUP
Nous avions choisi pour la rencontre annuelle des anciens S. D. de visiter Grasse ce 24 juin. C’est par un temps de Côte d’Azur, juste avant la canicule (quelle chance) que nous nous sommes retrouvés dans cette ville des parfums.
En effet Grasse est réputée pour cette spécialité
dans le monde entier ; plusieurs usines implantées autour
de la ville traitent les fleurs récoltées dans la région (soit
environ 500 tonnes de fleurs d’oranger, 400 tonnes de roses,
300 tonnes de jasmin etc…), c’était donc indispensable de
visiter une parfumerie. C’est au milieu du XIVe siècle que
Catherine de Médicis qui faisait venir à grand frais des
parfums d’Orient, envoya à Grasse un savant florentin afin
qu’il étudie le moyen de transformer les fleurs de la région
en essences précieuses. La tradition à l’époque était de
parfumer les gants, la région recélant quelques tanneries, se
créa la guilde des gantiers-parfumeurs (Le père du peintre
Fragonard était tanneur-gantier).
C’est donc la parfumerie Fragonard qui nous accueille juste à la sortie du parking où nous avions rendez-vous, visite commentée par diverses jeunes filles nous expliquant les appareils employés et les divers procédés d’extraction des arômes. Le procédé de distillation est le plus ancien : l’eau et les fleurs sont portées à l’ébullition dans un alambic. L’eau et l’essence sont séparées par différence de densité. Un autre procédé consiste à imprégner des matières grasses avec le parfum des pétales déposées en surface, puis les graisses sont battues avec de l’alcool qui dissout le parfum seul.
Il est aussi possible maintenant d’obtenir des parfums de synthèse.
Mais Grasse existe en dehors du parfum.
Au XIIe siècle c’est une petite république indépendante administrée par des consuls à l’image des républiques italiennes. C’est le Comte de Provence Raymond Béranger qui mit fin à cette indépendance en 1227.
Nous allons donc visiter la vieille ville sous la conduite éclairée d’un guide très sympathique et très amical qui nous commente chaleureusement les diverses curiosités de sa ville.
Le plus vieux quartier est celui qui entoure la cathédrale du Puy (XIIe siècle). "Puy" est le nom occitan de "sommet" (puig en catalan) sur lequel est bâti ce quartier. Ses rues sont étroites, bordées de maisons aux façades de style génois d’aspect austère, une tour de XIIe est encastrée dans l’Hôtel de Ville. Le parcours (Place aux Herbes, Place aux Aires, rue de la Poissonnerie) est très pittoresque. La cathédrale a subi quelques déboires : bombardement par le Baron de Vins en 1589 où il fut tué ; foudre sur le clocher en 1742, incendie en 1795 alors qu’elle était transformée en grenier à foin. Elle renferme quelques belles toiles attribuées à Louis Brea, peintre niçois, une très rare toile d’inspiration religieuse de Fragonard, "un lavement des pieds" - ses sujets sont habituellement libertins - et trois Rubens.
Cette visite terminée, il est temps de passer, après
les nourritures intellectuelles, aux nourritures terrestres
(le rendez-vous ayant été très matinal). Il est prévu d’aller
se restaurer à Gourdon au "Nid d’Aigle". Cet établissement
n’usurpe pas son nom. Il est bâti sur un piton rocheux à pic
de 300 m sur la vallée du Loup, la vue est à couper le
souffle. Le repas y fut excellent et très convivial. Pendant
la durée du repas nous pûmes admirer un deltaplane évoluant au
dessus des gorges (tout une face de la salle est entièrement
vitrée) accompagné par deux aigles semblant prendre plaisir à
suivre l’homme volant.
Après ces agapes, nous nous sommes mis à flâner dans ce "Nid d’Aigle" parmi les touristes et ses points de vues magnifiques.
Puis nous avons décidé d’aller rendre visite au petit village de Tourettes sur Loup : Pays des violettes. Mais c’est surtout un ravissant village, qui a été bâti au bord d’une falaise de pierre et de verdure, comptant environ 4.000 habitants. Son origine remonte à l’an 262 avant Jésus-Christ. Sur la place du village, L’église abrite un triptyque de l’école de Bréa : Saint Antoine entre Pancrace et Saint Claude.
La "Grande Rue" traverse le Village en desservant
une succession de ruelles, de passages voûtés, de petits
escaliers, ou demeurent de nombreux artisans, architectes et
restaurateurs. En cours de route, on peut descendre le long du
chemin de ronde, planté de figuiers de barbarie et accéder à
une table d’orientation, avec une belle vue sur le château et
ses environs.
À la sortie du village, en prenant la route de Grasse, on aperçoit des habitations troglodytiques.
Au Nord du village, la route Saint-Jean conduit à la Chapelle Saint Jean décorée en 1959 de fresques naïves par Soupault.
Après cette agréable journée, le soleil s’inclinant sur l’horizon, nous nous sommes séparés en nous souhaitant un agréable été, en attendant le plaisir de se réunir à nouveau.
Jean JANIN et Louis LAPORTE
Tourettes sur Loup :
Création : en 262 avant Jésus-Christ
Prend de l’essor : en l’an 476
Village actuel : en l’an 972
Activité principale : la violette pour les
fleuristes, les confiseurs, les parfumeurs
PROVENCE –ALPES –CÔTE D’AZUR
Un grand merci à tous les participants de la sortie annuelle du 24 juin à Grasse de m’avoir adressé une si gentille carte. Cela m’a fait très chaud au cœur. Je sais que vous avez tous compris les raisons pour lesquelles je n’étais pas parmi vous cette année, le moral n’étant pas encore au beau fixe.
Amitiés à tous
Marseille le 10/07/06
Robert Darthuy