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       Le Bulletin    CONTACT

       Septembre 2006   72

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       .               Compte-Rendu du Voyage Irlande

 

                          Du 29 Mai au 2 Juin 2006

 

 

Nous avions à cœur qu'un compte-rendu de ce voyage paraisse comme à l’habitude dans notre "Contact », d'une part pour rappeler aux participants les bons souvenirs (et ils sont excellents, n'est-ce pas ?) et d'autre part pour les partager avec ceux qui n'ont pas eu comme nous la chance de découvrir ce beau pays. Toutefois, demander à qui que ce soit de prendre des notes pendant cinq jours d’affilée puis de passer des heures à  les retranscrire nous semblait inhumain. Nous nous sommes donc partagé la tâche.

 

Lundi 29 Mai

Par Richard Micor et Eliane Etinzon

10 H 30 – Tout le groupe, bagages enregistrés, est en salle d’embarquement prêt pour le départ. Tout le groupe ? Pas tout à fait car Richard et Danielle Micor, bloqués par les grèves dans le RER nous ont fait une frayeur – SE sont fait une frayeur – et arrivent in extremis. Et tout est bien qui commence bien.

1 H 30 de vol sans problème et nous nous retrouvons sous la protection de Saint-Patrick. A midi heure locale – soit une heure plus tôt que chez nous - à l’aéroport de Dublin, nous faisons connaissance de Brigitte – une Française qui habite en Irlande depuis plusieurs années - qui sera notre guide et accompagnatrice pour les cinq jours à venir puis de Peter, notre jeune chauffeur de nationalité hongroise. Tous deux sont charmants et seront appréciés de tous tout au long du séjour.

Le temps est incertain - pleuvra / pleuvra pas ? - et un vent violent nous rend un peu perplexes quant à la météo du séjour. Pourtant dans les heures à venir, le vent diminuera pour tomber tout à fait et le temps ne cessera de s’améliorer pour se stabiliser sur le beau fixe  jusqu’à notre dernière minute. Et pendant ce temps, il pleuvait à Paris !!!

 

Nous montons dans le car et prenons la route vers l’Ouest. Immédiatement je suis frappée de constater que tous les panneaux sont bilingues Anglais + Gaélique.

Pendant le trajet Brigitte commence à nous fournir un certain nombre d’informations de base sur le pays, que je me garderai bien de vous resservir intégralement, ce compte-rendu n’ayant nullement la prétention de faire concurrence aux guides touristiques.

 

Après avoir pendant une heure traversé  quelques verts pâturages, nous effectuons notre premier arrêt  à la distillerie de whiskey de Lockey à Kilbeggan (whiskey et non whisky, nous sommes en Irlande) pour un déjeuner rapide accompagné de la première pinte de Guinness. Puis nous enchaînons avec la visite de ce très ancien établissement  - fondé en 1757 - qui n’est plus aujourd’hui qu’un musée. Lors de la traditionnelle dégustation qui suit la visite, Philippe Dutheil se distingue en remportant le petit jeu consistant à identifier 3 whikeys et gagne une bouteille.

 

Retour à l’autocar en direction de Galway. Vers 16 H 30 nous traversons le Shannon qui marque la limite entre l’est et l’ouest du pays. Pâturages à perte de vue, cernés de haies et petit murets en pierre ;  moutons, vaches, chevaux.  Puis en fin d’après-midi, nous arrivons à notre hôtel, belle bâtisse de caractère., ambiance chaleureuse où le personnel se révèlera charmant. Nous prenons possession de nos chambres. Le temps a déjà changé et est superbe.

 

Le dîner est excellent et apprécié de tous. Trois entrées au choix (dont découverte d’une délicieuse spécialité, le  chowder (soupe de légumes et fruits de mer), trois plats au choix.

 

Non prévu au programme, Brigitte et Peter nous proposent après dîner de ressortir le car pour une courte promenade jusqu’à un petit port de pêche. Délicate attention acceptée à l’unanimité avec enthousiasme. Retour 10 H 30. Dodo.

 

                           

                         Hôtel Oranmore Lodge, notre hôtel proche de Galway

 

 

Mardi 30 Mai

Matin : par Micheline Azéma

Découverte du Connemara.

Départ d’Oranmore en direction du Connemara. Quittant Oranmore, nous apercevons un bout du grand lac Corrib, puis pénétrons dans le Connemara.

 

C’est une région sauvage, de montagnes, de lacs, de torrents et de tourbières. Le centre est occupé par 12 sommets culminant à 728 m (les twelve bens). Entre les monts et la côte s’étend une plaine criblée de lacs (environ 350) : la tourbière du Connemara.

Le climat rude et le sol ingrat ont poussé la population à s’installer sur le littoral.

 

En y pénétrant, nous découvrons un paysage sévère, mais les routes sinueuses, agréablement ponctuées de massifs de rhododendrons souvent associés à des ajoncs atténuent la sévérité des lieux. Ces routes longent de nombreuses parcelles de propriétés, séparées par des murets de pierres. Ils datent de la grande famine (1845 – 1849). Il y a fort peu de maisons.

 

Nous arrivons à Roundstone, petite station pleine de charme. Arrêt pour le coup d’œil et l’achat de cartes postales.

 

Nous partons ensuite visiter une fumerie artisanale de saumons. Nous apprenons que le saumon provient de 3 origines :

. les fermes marines où les saumons vivent dans un espace très restreint

. les saumons bio            )     à peu près

. les saumons sauvages   )     similaires

Ces deux derniers sont excellents et de qualité à peu près identique.

Quant aux premiers !!! Ils sont à éviter !!! C’est du moins ce qu’ils affirment.

Nous finissons par une dégustation de canapés de saumon délicieux, accompagnés de vin blanc.

  

Puis départ pour Clifden (capitale du Connemara) qui doit son tracé à John d’Arcy.

Clifden est surtout célèbre pour son « Connemara Poney show », race de poneys native d’un croisement entre le cheval d’attelage irlandais et un pur sang.

Mais également célèbre en 1919 pour le 1er vol transatlantique, qui s’est achevé triomphalement par un atterrissage raté d’Alcock et Brown dans la tourbière de Derryginlagh.

 

Nota :   Micheline, qui avait gentiment accepté de prendre en charge le compte-rendu de la matinée du mardi a également rédigé le récit de l’après-midi qui était échu à Marie et Jacques Noé. Vous aurez donc les deux versions.

  1/ Après-midi : par Micheline Azéma

  Après le déjeuner, nous découvrons les paysages intérieurs du Connemara.

 

Direction Litterfrack où se trouve le centre d’information sur le Connemara, ainsi qu’une exposition sur la vie paysanne aux siècles précédents.

Puis retour avec arrêt photo à l’Abbaye de Kylemore, château néogothique avec tours et crénaux en granit (1660 – 1667) donnant un aspect sévère. Le château est occupé par une communauté religieuse de bénédictines et une école.

 

Retour à l’hôtel, puis soirée à Galway dans un pub.

 

§           Petite parenthèse sur le peuple Irlandais :

 

Arrêt sur l’influence celtique.

Les Irlandais sont rattachés au peuple celte. Cette qualification est plus culturelle qu’ethnique. Les Celtes, aujourd’hui dominants, sont arrivés par vagues successives.

Vers le 8e siècle sont arrivés les raids de Vikings. Ils pillent puis s’installent sur les côtes et s’intègrent à la population locale.

Ensuite viendront les Anglais, les Gallois, les Ecossais.

 

Plus quelques groupes :

- Fin 17e siècle les huguenots

- Quelques autres groupes divers aux 19e et 20e siècles

- Fin 19e siècle, des Juifs.

 

L’Irlande est essentiellement catholique sauf en Irlande du Nord où il y a une majorité de protestants.

 

§           Les Saints Patrons

- Saint Patrick, le 17 mars.

  Né en Irlande. Capturé par des pirates il s’échappa et se réfugia en France puis retourna

   en Irlande pour convertir le peuple au Christianisme.

 

- Sainte Brigitte, le 23 Juillet

  Fonda un couvent à Kildare

  Protectrice des animaux et des récoltes.

 

2/ Après-midi : par Jacques et Anne-Marie Noé

Déjeuner à Clifden, joli village aux maisons colorées.

Départ pour l’intérieur du Connemara. La route est étroite et sinueuse et croiser un autre car relève de l’exploit. Nous apercevons quelques îlots en mer dont Inis Bofin où résida au 16e siècle Grace O’Malley, une reine pirate.

 

Le paysage est assez austère mais heureusement des haies de rhododendrons, d’ajoncs et d’aubépines roses et blanches égaient la région.

Celle-ci a souffert de deux fléaux : la grande famine et Cromwell qui a interdit aux habitants de s’installer à moins de 5 km de la mer, ce qui les privait de la pêche.  

 

Nous arrivons au Parc National du Connemara, un des cinq parcs nationaux d’Irlande. Nous visitons une exposition sur la faune et la flore suivie d’un diaporama.

 

§           Chronologie et évolution :

     10.000 ans      ère glaciaire

       7.000  «          forêt de chênes et animaux

          5.000  «         arrivée de l’homme

       4.000  «         pin dominant

         2.500  «         développement de la tourbe

 

La tourbe est encore exploitée aujourd’hui. On a retrouvé des corps en parfait état. L’accumulation de la tourbe a englouti des forêts.

 

Nombreux objets en bois de tourbières présentés. Corde  en pin qui pourrit peu.Torche en pin.

 

Après le Parc National nous nous arrêtons à l’Abbaye de Kilmore pour faire des photos.

 

                                        

 

 

Construite par Mr Henry, député, pour sa femme en 1860. Elle ne supporte pas le climat et part pour l’Egypte où elle meurt rapidement. Son mari construit un mausolée. Ruiné, il vend le domaine à des Bénédictines qui créent l’Abbaye et un pensionnat de jeunes filles.

Elles développent des serres. Le clou est une cathédrale miniature, ornée de marbres gris, vert, rouge et noir.

 

Retour à Galway par une route bordée de lacs. Les moutons paissent en liberté jusqu’au sommet des collines.

 

Avant d’arriver nous longeons les Iles d’Aran.

 

Dîner à l’hôtel puis soirée dans un pub très bruyant et très décevant.

 

 

Mercredi 31 Mai

Par Jeanne Rogueda et Françoise Laîné

 

La matinée est consacrée à la visite à pied de GALWAY, porte vers l’Ouest, petite ville accueillante, devenue universitaire, pôle important pour le Gaëlic (université bilingue) ; c’est aussi une capitale culturelle avec de nombreux festivals.

 

A l’origine, village de pêcheurs, Galway devint au XIIe siècle une ville fortifiée, dans l’endroit le plus abrité de la baie. Puis la ville s’est développée en tant que site anglo-normand, dans un pays hostile. Elle fut alors dirigée par les représentants des 14 familles les plus éminentes et est, aujourd’hui encore, la ville au 14 tribus. De nombreux vestiges architecturaux demeurent. L’unique rue piétonnière permet de s’attarder devant les sculptures d’Edward et Oscar Wilde (1865 – 1933), d’entrer dans l’église anglicane Saint-Nicholas, très médiévale (14e siècle), d’admirer le château de Lynch (16e siècle) devenu siège de la banque AIB.

 

Après le déjeuner, nous retrouvons le car près de la Cathédrale, bâtie en 1965, impressionnante par la taille, la hauteur de la coupole, les magnifiques rosaces et le marbre de l’autel.

 

Nous nous dirigeons ensuite vers CONG, tout petit village rendu mondialement célèbre grâce au film « L’homme tranquille ». Peu avant, arrêt à Ashford Castle, château féodal racheté par la famille GUINESS . Ce château donne sur le lac Corrib. A Cong, nous visitons les ruines de l’Abbaye augustinienne. Le cloître qui débouche sur un petit jardin est bien conservé. Enserrée dans cet ensemble, nous avons la surprise de découvrir une réalisation du XXe siècle : l’église Ste Mary of Rosary, dont la modernité de bonne facture ne nuit en rien à la sérénité dégagée par les restes prestigieux de l’Abbaye du XIIe siècle.

 

          Vue extérieure de l’Abbaye de Cong                 Maison de pêche des moines            

 

 

              

                           Le cloître                                               Grand porche d’accès au Cloître       

 

    Pour terminer la journée, Brigitte, notre guide, nous conduit sur le site de LEENANE, situé au fond de l’unique fjord irlandais de Killary, au Nord-Ouest de Joyce Country avec, au fond, la chaîne des Mwelrea Mountains et au Sud les Maamturk Mountains.

 

Le retour s’effectue par le Pays de Joyce ; nous longeons alors, avec des vues superbes, le lac Corrib, avec ses 360 îlots et long de 48 km.

Bien sûr, les ajoncs, les rhododendrons fleuris et la lande, ainsi que le soleil nous ont accompagnés tout au long de ce périple.

 

           

Jeudi 1er Juin

Par Eliane Etinzon

9 Heures du matin, départ en car, avec les valises cette fois, en direction de Dublin. Je m’en voudrais toutefois de ne pas signaler que, ce matin-là, notre petit déjeuner irlandais, toujours excellent et copieux, avait vu l’apparition de délicieuses petites patates.

 

Pendant la route, Brigitte nous donne un complément de repères historiques.

Rappelons rapidement, les principales étapes :

 

. Conversion des Celtes au Christianisme après l’arrivée de Saint Patrick en 432

. Longue période de paix relative

. L’invasion des Vikings à la fin du VIIIe siècle. Fondation de comptoirs de commerce qui deviendront des villes, puis  la fondation de Dublin au IXe siècle.

. Du XIIe au XVIe siècles période anglo-normande avec ses rivalités entre seigneurs  irlandais et   anglais.

. C’est lorsque Henry VIII,  roi d’Angleterre de 1509 à 1547, rompit avec l’Eglise Catholique (pour pouvoir se remarier contre l’avis du Pape) et fonda l’Anglicanisme que commença en Irlande l’opposition entre Catholiques et Protestants. Irlandais vaincus, terres confisquées et confiées aux Anglais et Ecossais. L’Angleterre ne parvint jamais toutefois à écraser totalement l’opposition.

. 1630 - 1631 : Cromwell après s’être rendu maître de l’Angleterre s'en prend violemment à l'Irlande catholique : de nombreux Irlandais sont massacrés et les biens des catholiques confisqués.

. 1800 : l’Irlande devient « légalement » anglaise mais en 1828 Daniel O’Connell obtient l’émancipation des catholiques

. Grande Famine de 1844 à 1848 . Des milliers de morts  et plus de 2 millions d’émigrant .

. Années de lutte au XXe siècle jusqu’à la signature du  « Government of Ireland Act » en 1921 qui crée au Sud l’Etat libre d’Irlande alors que l’Irlande du Nord, en majorité protestante, fait encore partie aujourd’hui du Royaume Uni.

. L’Indépendance est obtenue en 1937 mais la République d’Irlande n’est proclamée qu’au lendemain de la 2e    guerre mondiale.

 

Nota :   selon les sources certaines années diffèrent quelque peu et je n’ai pas pris le temps de faire une étude approfondie.

 

Au centre du pays, non loin de la rivière Shannon, nous nous arrêtons sur l’impressionnant site de l’Abbaye de Clonmacnoise fondée en 548 par Saint Ciaran. Lieu de pèlerinage depuis environ 1500 ans, elle connut son apogée du 9e au 11e siècle. 

 

Détruite au milieu du 16e siècle par une garnison anglaise, le site contient les vestiges de plusieurs églises du 10e au 16e siècles, une cathédrale, une tour ronde, restes d’ un château fort, plusieurs croix celtiques de toute beauté et  un grand nombre de pierres tombales.

Site magnifique et petit musée non dénué d’intérêt

               

                                        Quelques vues de Clonmacnoise

 

 

Dublin

 

Vers 16 H 30, nous longeons  la Liffey et approchons de la capitale, la ville noire, dite aussi « dirty old town ». En cette fin d’après-midi nous ferons en car un tour général de la ville avant d’aller à notre hôtel. Encore une fois, je ne m’attacherai à rapporter ici que quelques curiosités et non l’historique et la description détaillés de la ville, ce dont je serais bien incapable d’ailleurs.

 

Après être   passés devant l’incontournable usine Guinness nous commençons notre circuit  à la périphérie de la ville par le très beau Parc Phoenix, le plus grand parc urbain d’Europe (700 Ha) qui comporte de très vastes espaces verts où – très british en fait – les gens sont étalés au soleil sur de vertes pelouses jamais interdites. S’y trouvent également, des cerfs en liberté, des lions (pas en liberté mais l’un deux est devenu emblème de la MGM), quelques prestigieuses villas dont  l’ambassade des Etats-Unis et la résidence de la Présidente de la République. Cette dernière est une belle demeure blanche à colonnade - vague air de cousinage avec la maison Blanche - au sommet de laquelle, une lumière brille en permanence en mémoire de la diaspora.

 

Nous passons des quartiers divers, des avenues, et des monuments. Citons au passage la place où se tient encore le marché aux chevaux. Oui, oui, en pleine ville !

 

Et puis, Christ Church Cathedral, le Palais de Justice, l’Hôtel de Ville, le Quartier Italien, Temple Bar le quartier des restaurants, des artistes et de la jeunesse, les quartiers commerçants, les quartiers résidentiels avec leurs imposantes demeures d’architecture palladienne, géorgienne ou victorienne (18e et 19e siècles).

Difficile de tout mémoriser en si peu de temps. Nous passons près du  très ancien pont de ½ penny avec ses jolies lampes. L’un des plus connus de Dublin. Construit en 1816 c’était le premier pont métallique en Irlande. Son nom aurait dû être le pont de la Liffey mais tout le monde l’a toujours nommé d’après le péage de ½ penny qui jusqu’en 1919 était demandé pour le traverser. 

Citons encore O’Connell street avec son monument à David O’Connell - animée, belles façades - qui est un peu les Champs-Elysées de Dublin, les porches superbes, les squares un peu partout où les gens profitent du beau soleil et la statue d’Oscar Wilde étalé sur son rocher face à sa maison natale.

 

              

                 Ha’penny bridge ( pour half penny)                    L’un des plus beaux portails

 

Nous arrivons à notre hôtel ; pas mal mais nous sommes tous d’accord pour le trouver beaucoup moins bien que celui d’Oranmore. Trop impersonnel, trop usine à touristes ! Le personnel est trop occupé pour être très aimable avec les clients.

 

 

                                       

                                                    Hôtel Mount Herbert à Dublin

 

Nous dînons tôt. C’est le plus mauvais des repas que nous aurons eu en Irlande où, il faut bien le dire nous avons de manière générale plutôt bien mangé. Puis, c’est le départ vers cette curiosité locale que sont les courses de lévriers.

 

Elles se déroulent de façon très comparable à nos courses de chevaux. On nous explique le fonctionnement des paris et la plupart d’entre nous se laisse aller à parier au moins une fois 1 ou 2 Euros. Et, incontestablement, on se prend au jeu.

Nous observons aussi l’ambiance de ce lieu populaire. Les jeunes boivent beaucoup, pinte de bière sur pinte de bière. Les bookmakers crient et affichent les enjeux, touchent des sommes souvent importantes ; parfois des liasses de billets de 50 ou 100 Euros passent rapidement d’une main dans l’autre selon un code que nous ne parvenons pas à comprendre.

 

Bref, nous revenons enchantés et, cette soirée est venue compenser l’affligeante soirée pub.

 

 

Vendredi 2 Juin

Par Eliane Etinzon

 

Après le petit déjeuner nous partons en car pour le célèbre Trinity College fondé en 1592 par Elisabeth 1ère sur le site d’un ancien monastère. Protestante à l’origine, il est à noter que l’université n’accepta sans restriction les catholiques qu’à partir de 1970.

 

Nous traversons une vaste cour et jardin jusqu’au bâtiment de l’ancienne bibliothèque où est exposé le Livre de Kells, manuscrit médiéval richement enluminé, l’un des plus beaux qui soit. Une exposition fort bien faite nous l’explique avant d’accéder à la salle où le livre est présenté. Nous passons ensuite dans la superbe bibliothèque qui mesure 64 m de long et est ornée de bustes en marbre. Elle comporte 200.000 textes anciens et contient la plus vieille harpe d’Irlande, la harpe étant l’emblème irlandais (voir le revers des euros irlandais).

 

 

           

       Façade extérieure et porche de Trinity College        Livre de Kells – Saint-Jean (*)

 

(*) Pour ceux que cela  intéresse, vous remarquerez que l’artiste a peint au-delà du cadre qui rappelle la Croix, une main de chaque côté, des pieds en bas et l’ébauche d’une tête en haut. Ceci afin d’évoquer la crucifixion.

 

 

Après la visite à Trinity College nous avons un déjeuner libre et temps libre jusqu’au départ pour l’Aéroport. Nous nous éparpillons par petits groupes ; certains en profitent pour effectuer leurs derniers achats, d’autres pour flâner dans les rues ou les squares, d’autres encore, dont je fais partie, se ruent vers les musées. Nous visitons, malheureusement au pas de course, le National Museum, musée d’histoire et d’archéologie de l’Irlande où nous admirons quelques-un des trésors préhistoriques, celtes et médiévaux, puis la National Gallery, musée d’art par chance peu éloigné du précédent, où nous sommes stupéfiés par l’ampleur des collections  de peinture dans lesquelles tous les grands maîtres européens sont représentés.


 

Tout le monde est présent à l’appel au rendez-vous fixé pour le départ vers l’aéroport ; personne ne s’est perdu.

 

Retour sans histoire à l’exception d’une pochette contenant tous les documents qui a bien failli rester dans le car ce qui aurait mis son propriétaire dans le plus grand embarras. Peter, le chauffeur, qui était déjà reparti après nous avoir déposés n’a pas hésité à faire demi-tour pour nous la rapporter.

 

Arrivée à Paris à 20 Heures. Et c’est la fin d’un beau voyage !

 

 

 

      Le groupe avec Brigitte, notre guide, à Galway