REGION PROVENCE-ALPES-CÔTE DAZUR
SORTIE ANNUELLE DU 23 juin 2007
par Michel LE MOUËL
Nous
avions choisi pour la rencontre annuelle des anciens d' E.S.D. De visiter
la ville de SAINT-RAPHAËL.
Notre
rendez-vous étant fixé au Parking Bonaparte, dès notre arrivée nous avons
visité le jardin Bonaparte :
- le niveau supérieur du parking Bonaparte tire
le meilleur parti de la situation dominante sur la baie et le vieux port, avec
Ensuite
notre groupe, ayant réservé un guide à l'Office du Tourisme, c'est une
charmante jeune femme (Madame MARIEKE) qui nous fit visiter la ville : entre le
village médiéval et la station balnéaire de la belle époque, mille ans
d'histoire.
Nous
avons d'abord découvert les ruelles étroites et ombragées de la vielle ville
que l'on appelait « quartier du village » c'était celui des paysans.
Il s'y tient d'ailleurs chaque jour deux marchés aux fleurs et aux légumes,
près du marché du bas, se trouve le restaurant la « BOUILLABAISSE »
le créateur de la recette de la bouillabaisse (heureusement il n'y avait pas de
Marseillais dans le groupe), et également le boulanger pâtissier « MIKA »
créateur de la tarte tropézienne.
Ensuite
nous avons visité l'église SAN RAFEU appelée aussi église des templiers ou
Saint Pierre, ainsi que le musée archéologique.
L'ancienne église de Saint-Raphaël (SAN RAFEU en provençal) a donné naissance au village médiéval.
L'édifice est bien dédié à l'archange Raphaël, comme l'attestent plusieurs textes du XIè siècle ainsi qu'une pierre dédicatoire datée de 1261. La présence des Templiers n'a jamais pu être prouvée.
|
Nous sommes montés en haut de la tour de
guet du XIIIè siècle et nous
avons découverts un panorama à
360° avec vue sur la baie de Fréjus-Saint-Raphaël,
le massif des Maures, le massif de l'Esterel
(le mont vinaigre et le pic de l'ours) et la ville
de Saint-Raphaël. Compte tenu du mistral la vue était
parfaitement dégagée. |
L'EGLISE MEDIEVALE SAN RAFEU :
L'église romane, datée du XIIè
siècle, est de plan en croix, constituée d'une nef à trois travées voûtées en
berceau brisé, d'un transept flanqué d'une absidiole (2) au nord et
d'une tour édifiée au XIIIè siècle au-dessus du bras de transept sud. L'abside
(1) centrale semi-circulaire ornée d'arcatures (3) est voûtée d'un
cul-de-four (10) nervuré. Cet édifice s'insère dans un ensemble fortifié d'époque
médiévale, correspondant à une des résidences de l'évêque de Fréjus, dont les
remparts, les meurtrières, les vestiges des tours sont encore visibles dans le
jardin du musée.
La crypte appartient à une
construction du XIè siècle, chantier qui resta inachevé. A partir de ces
volumes inférieurs, on peut observer les constructions antérieures qui
illustrent les origines de la christianisation des campagnes.
La première construction attribuable
à l'antiquité, composée de deux bâtiments accolés, peut correspondre à un
monument funéraire. Dans l'antiquité tardive on greffe un abside de plan
quadrangulaire pour transformer l'espace en lieu de culte. Aux siècles
suivants, cette abside est remplacée par une abside en fer à cheval, sans doute
à l'époque carolingienne.
En son centre est conservé un
support d'autel maçonné comportant une croix latine formée par l'incrustation
de tuiles.
La période moderne n'entraînera pas
de transformation importante. Seules des extensions du XVIIIè siècle affectent
la travée occidentale, où une tribune est élevée. Trois caveaux sont installés
au centre de l'église, ils fonctionneront jusqu'au début du XXè siècle, date à
partir de laquelle les inhumations seront pratiquées exclusivement hors du
bâtiment.
L'église est classée Monument
Historique en 1907. Elle sera rendue au culte quelques années avant de faire
l'objet de dix années de fouilles et de restauration.
Cette église se caractérise par la
succession des lieux de culte et s'impose comme une illustration majeure de
l'architecture chrétienne médiévale dans l'espace provençal.
LE MUSEE ARCHEOLOGIQUE
Le presbytère abrite le musée
d'archéologie sous-marine.
Le musée conserve d'importantes
collections issues des fouilles
subaquatiques réalisées vers Agay, Anthéor, le Dramont. Les navires
antiques ont sombré à proximité des écueils, chargés d'amphores remplies de
vin, d'huile ou de saumure, de céréales en sacs, de plats et vaisselles, de
lingots de métal, de tuiles...
L'étude des
céramiques de bord, de la charpenterie navale, des apparaux (4) du
navire (ancres, plombs de sonde, pompe, anneaux de cargues...)(5) et (6)
a permis aux archéologues sous marins de connaître ces premiers navigateurs qui
sillonnaient la mer bien avant notre ère.
Avec plus de trente épaves
gallo-romaines et moyenâgeuses découvertes, la ville se place au premier rang
par l'importance et la qualité de son patrimoine maritime antique.
Le musée présente des objets
singuliers, voire spectaculaires. On y admire la reconstitution d'un important
chargement constitué de 75 amphores à vin du IIè siècle avant notre ère
provenant de l'épave Dramont A, les pompes en bronze de l'épave Dramont
D, la baignoire en terre cuite du site de
LE
MUSEE DE
Le musée
présente des choppers (7), un biface (8), des céramiques
modelées, un menhir gravé d'une figure humaine et d'un serpent, des parures de
l'âge du bronze ainsi que des collections provenant du Nord Est du département
comme les cinq crânes trépanés découverts dans un aven (9) du Haut Var.
NAPOLEON ET SAINT-RAPHAEL
Après la
visite du musée archéologique nous sommes passés par le cours Jean Bart ou un
obélisque a été élevé, qui commémore le retour d'Egypte du jeune général
Bonaparte « vainqueur des pyramides » il débarqua sur la plage
portuaire le 17 vendémiaire an VIII (9 octobre 1799).
Quinze ans
plus tard, après la gloire, c'est l'exil. Le 28 avril 1814, Empereur déchu,
Napoléon de cette même plage témoin de sa renommée naissante, s'embarqua pour
l'Ile d'Elbe.
BASILIQUE NOTRE DAME DE
Notre guide
nous a conduit jusqu'à la basilique classée « basilique mineure » le
14 janvier 2004.
La
construction de l'église Notre-Dame de
Son nom :
L'église
Notre-Dame de
Son architecture :
L'église
Notre-Dame de
Ses vitraux :
Ils ont été
réalisés en 1954, 1960 et 1974 par Gabriel Loire et par son fils Jacques,
maîtres verriers à Chartres. La technique de la dalle de verre sertie dans un
ciment souple, a été préférée à celle plus traditionnelle, du verre de vitrail
monté sur plomb :
- les vitraux du choeur (1954),
- les vitraux de la chapelle de
- les vitraux de la chapelle de Saint-Joseph
(1974),
- les vitraux de la basse nef (1978) (dominante
bleu clair),
- les vitraux de la haute nef (1978)
(dominante bleu foncé).
Les grandes orgues de tribune :
De dimensions initialement modestes,
l'orgue, inauguré en même temps que l'église, avait été construit par la maison
Merklin de Lyon, selon un principe de traction électrique, il a été remplacé en
1930 par un système pneumatique. Successivement entretenu ou réparé par Négrel,
Dunant, Garcia, Paradis et Saby, il a été remplacé par un instrument neuf, de 3
claviers et 41 jeux (Manufacture Provençale
d'orgues Yves Cabourdin) en 1987. Il comporte aujourd'hui 43 jeux.
Le dallage :
Il porte la signature de l'architecte
Pierre Aublé, sous la forme de marguerites. Il a été rénové à l'identique en
décembre 2001, pour l'installation d'un chauffage
par le sol.
La croix du sanctuaire :
C'est une reproduction d'une croix
byzantine du XIVè siècle montrant le Christ revêtu des ornements sacerdotaux
qui a été choisie, afin d'être en concordance avec la spiritualité de
l'architecte.
L'ambon :
En harmonie
avec l'autel, il a été réalisé par Jean-François Ferraton en 2005. Le sculpteur
a choisi de représenter sur la face de l'ambon un arbre de vie, symbole apocalyptique
du Christ. Le verre de la table de l'évangile exprime que Dieu parle en Jésus
par transparence.
Le chemin de croix :
De style
néo-roman, naïf et populaire, réalisé en 1990 par Claude Gruer, il permet de
refaire le chemin de la passion . De la condamnation à mort jusqu'à la mise au
tombeau, ses 14 stations se suivent dans les nefs latérales.
Les fonts baptismaux :
Ils se situent à l'entrée de
l'église. La fresque réalisée en 1956 par Jean Fauchon, représente le baptême
de Jésus par Jean-Baptiste.
L'autel, au centre du choeur :
Il a été
dessiné par le sculpteur Claude Gruer, suivant les lignes et proportions
classiques de l'époque romane. L'autel majeur a été taillé dans du granit doré
(provenant de la carrière de l'Etat d'Esperitos Santos au Chili) la pierre la
plus dure qui soit, comme symbole de l'alliance éternelle du Père, dans le
Fils, à travers l'église. Au-dessous de la table du sacrifice, pesant plus
d'une tonne, se trouve un bas-relief représentant le Christ sous la figure de
l'agneau immolé et entouré par les classiques symboles animaliers des quatre
évangélistes. La consécration du nouvel autel a eu lieu en 1990 par Mgr Madec,
évêque de Fréjus et Toulon.
Les piliers de l'église :
Ils sont reliés entre eux et à
l'allée centrale par les lignes rouges du dallage, ils soutiennent les arcs de
style romano-byzantin. Au nombre de douze, ils séparent la nef principale des
deux nefs latérales, ils portent chacun une croix de consécration.
L'Archange Raphaël et Tobie :
Les statues
au-dessus de l'autel représentent, d'une part, l'archange Raphaël, et d'autre
part, Tobie, tenant le poisson qu'il vient de pécher. Leur histoire est
racontée dans la bible, au livre de Tobie : au VIIIè siècle avant Jésus-Christ,
Tobie est chargé par son père aveugle, d'aller au loin, régler une affaire de
famille. Au cours de son long voyage, il est guidé par un homme, qui se révèle
être l'archange Raphaël.
Lorsque Tobie revient chez son père, il ramène
le fiel d'un poisson et sur les conseils de son guide, en frotte les yeux de
son père, qui recouvre ainsi la vue. Symbole de l'ange gardien, Raphaël nous
montre, que Dieu n'abandonne jamais le juste. C'est la raison pour laquelle,
les anciens décidèrent de lui dédier leur église et leur village. Saint-Raphaël
trouve ici son origine.
En sortant
de la basilique nous nous retrouvons face à la mer avec une vue sur deux îlots le
« lion de mer » et le « lion de terre » et notre hôtesse termine
la visite par
Il était une
fois une belle princesse qui fut endormie contre son gré par sa belle-mère, jalouse de sa beauté.
Celle-ci la transporta sur un bateau et l'envoya à la dérive.
Le vent
poussa l'embarcation jusqu'au rivage de Saint-Raphaël, où un beau jeune prince,
se promenant sur la plage, vît arriver le bateau. Curieux, il regarda à travers sa longue-vue
et aperçut la princesse dont il tomba follement amoureux. Il embarqua alors sur
une petite barque pour la rejoindre.
Mais Amphitrite, l'une des Néréides
et femme de Poséidon, amoureuse du jeune homme, si beau et si charmant, envoya
deux monstres marins à corps de crocodile et à tête de lion sur le bateau de la
princesse pour qu'elle se noie. Heureusement... Poséidon, Dieu suprême des mers
et des océans, se réveilla à ce moment et voyant la situation, eut pitié des
deux humains et pétrifia les monstres qui sont donc aujourd'hui le lion de mer
et le lion de terre.
Attention, chers baigneurs, à ne pas mettre Poséidon en
colère, de peur qu'il ne redonne vie aux deux monstres !!!
LE RESTAURANT
Après cette
visite de la ville nous rejoignons le restaurant « François 1er »
situé à proximité de la plage du Veillat et c'est dans une ambiance très
conviviale que nous avons déjeuné, des produits du marché.
LE PORT DE SANTA LUCIA
Après déjeuner
nous nous dirigeons vers le port de Santa Lucia, accessible à pied depuis le
centre ville, Santa Lucia est le 3ème port de plaisance de
C'est un
point de départ idéal pour les côtes méditerranéennes,
Nous avons
flanés avec plaisir sur les deux kilomètres de quais, nous sommes passés à
proximité du palais des congrès et du chantier naval pour rejoindre le sentier
du littoral.
Le sentier
du littoral serpente entre la mer et le massif de l'Estérel. La corniche d'or
taillée dans la roche relie Saint-Raphaël à Cannes et fut ouverte en 1903 par
le Touring Club de France. Elle surplombe des fonds marins d'une transparence
extraordinaire.
Le massif de
l'Estérel est un massif volcanique de
Suivant la
lumière la roche devient rouge dorée d'où le nom de corniche d'or.
Compte tenu que les participants
n'étaient pas chaussés pour aborder le sentier du littoral nous avons dû
arrêter notre promenade.
Après cette
agréable journée et après le pot de l'amitié, nous nous sommes séparés en
espérant avoir le plaisir de se réunir à nouveau en 2008.
LEXIQUE
(1) Abside (nf) : Partie de l'église généralement
semi-circulaire qui se
(2) Absidiole (nf) : Petite chapelle flanquant l'abside.
(3) Arcature (nf) : Série de petites arcades décoratives
réelles ou simulées
(aveugles).
(4) Apparaux (nm) : Matériels destinés à des manoeuvres de
force sur un bateau. Apparaux de mouillage de
remorquage.
(5) Cargue (nf) : Cordage servant à carguer les voiles.
(6) Carguer : Serrer les voiles contre le mât au
moyen de cordes.
(7) Choppers : Au paléolithique, il y a un million
d'années l'Homo habilis taille les premières pierres :
choppers
(8) Biface (nm) : L'Homo erectus et l'homme de
Néandestal développent la technique ils débitent le rhyolite
et le quartz, fabriquent des bifaces
(9) Aven : Puits naturel creusé par les eaux
d'infiltration (gouffre).
(10) cul-de-four Voûte formée d'une demie coupole
* Abbevillien : se dit d'un type d'industrie du
paléolithique ancien, caractérisé par des silex
grossièrement taillés sur deux
faces, en forme d'amande.
|
Quelques photos de notre voyage au cœur du Var à Saint Raphaël le 23 juin 2007 |



Et pour vous régaler, quelques recettes (cliquer sur l'image pur l'agrandir, plein écran par la touche F11)