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       SEPTEMBRE 2007  75

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  Sommaire

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                          INTRODUCTION AU MUSÉE DU QUAI BRANLY -    

                                        Musée des Arts Premiers -   

                                                                            Visite du 29 mars 2007

 

Le Monde Océanien : La Nouvelle Guinée - La Papouasie -  Les Abelam - Les Asmat - Le Vanuatu

Le Monde Australien

Le Continent Africain : Les Dogon du Mali - Les Nkisi du Congo et Les Bamiléké du Cameroun

Déjeuner, architecture du 7ème et la "photo de famille"  

 

« La création du musée du quai Branly est née d’une volonté politique : rendre justice aux cultures extra-européennes.

Il s’agissait de reconnaître la place qu’occupent leurs expressions artistiques dans notre héritage ; de reconnaître aussi notre dette à l’égard des sociétés qui les ont produites   (…). Il s’agissait, en rompant avec une longue histoire de mépris, de donner leur juste place à des arts et des civilisations trop longtemps ignorés ou méconnus. »

                                                                                                                                                                                              Jacques CHIRAC

                                                                                                                                           Président de la République

Parce que non conventionnel, le Musée du Quai Branly est difficile à appréhender. C’est pour cela qu’il nous a paru utile d’assister nos collègues présents le 29 mars et d’initier les absents en reproduisant in extenso la plupart des commentaires de notre conférencière qui a su en une heure et demie nous faire découvrir un univers que nous ne soupçonnions même pas.

                                                                                                     Roger RULENCE

                                                                                                    Président de l’AAESD

 Les commentaires de notre guide Elodie

 « Nous venons de monter une rampe blanche de 180 mètres de long qui se veut une rampe d’acclimatation, de transition entre le monde extérieur et celui que nous allons découvrir tous ensemble, parce qu’il faut que vous preniez conscience que nous n’allons pas voir un musée traditionnel comme vous en avez l’habitude avec Myriam Doncoeur. Nous n’allons pas visiter un musée des " Beaux Arts". On va vraiment voir un musée très spécifique, un musée des cultures extra-européennes.

Revenons à la genèse de ce musée. Les choses commencent en 1995 sur la volonté de Jacques CHIRAC. C‘est lui qui a vraiment tenu à ce qu’il y ait un musée pour ces Cultures d’Afrique, d’Océanie, d’Asie et d’Amérique et évidemment, en homme politique avisé qu’il est, il savait très bien que construire un musée, prend énormément de temps. Comme il voulait déjà marquer ce projet de son empreinte avant le concours d’architecture, il a demandé à ce que les objets soient exposés au sein du PAVILLON DES SESSIONS du Musée du Louvre. Le Louvre forme un grand U et à l’une des extrémités, côté Tuileries et côté Seine, se trouve un espace consacré aux chefs d’œuvres des arts africains, océaniens, d’Asie et des Amériques.

Cela fut extrêmement important. Pourquoi ?

Je ne sais pas si vous avez déjà visité les lieux. La présentation est très esthétique, une œuvre dans chaque vitrine en privilégiant les lignes extrêmement épurées, dans un éclairage bien adapté. On privilégie l’ordre esthétique parce que jusqu’à présent ces œuvres étaient présentées dans des musées d’ethnographie. Où se trouvaient donc auparavant les œuvres rassemblées ici ?  Elles étaient au Musée de l’Homme, au Musée des arts d’Afrique et d’Océanie, Porte Dorée ; puis il y  eut des dons, des acquisitions, etc. C’était un premier pas vers un autre regard sur ces collections et le fait de dire "regardez ces œuvres, elles sont aussi belles et à mettre sur le même plan que les œuvres de  Léonard, Delacroix, Pérugin que possède Le Louvre" était un message de départ primordial puisque ce musée du Quai Branly va résulter de cette double orientation, à la fois un musée esthétique et à la fois un musée d’ethnographie reprenant le contexte des œuvres.

La volonté de Jacques Chirac s’est donc manifestée au Louvre et, point intéressant, ce qui n’était envisagé que comme une exposition temporaire va finalement persister. La visite du Louvre se complète ainsi parfaitement avec la visite du Quai Branly. Au Louvre ne se trouvent que des chefs d’œuvre, des pièces absolument majeures.

Pendant ce temps-là, un concours international est organisé. Y participent 14 architectes de renommée internationale. Le jury est composé à la fois de conservateurs, d’architectes, etc. qui vont sélectionner l’un des projets. C’est celui de l’’architecte Jean NOUVEL qui a été choisi pour la réalisation de ce musée. Pourquoi l’a-t-on choisi ? C’est un architecte de renommée internationale. Il a travaillé dans le monde entier, réalisé des extensions de musées en Espagne.

A Paris, il a déjà conçu et réalisé deux institutions culturelles :

-       l’Institut du Monde Arabe de 1981 à 1987 et,

-       la Fondation Cartier en 1994 où il y avait déjà un mur végétal.

Donc un homme qui avait une solide expérience.  

 

                  

Le projet en lui-même s’insérait parfaitement dans un environnement fort. Nous sommes tout près de la Tour Eiffel. L’architecte n’a pas cherché à faire une grande tour, quelque chose de massif, que tout le monde aurait vu. Il a au contraire conçu un projet où les hauteurs, les lignes s’associaient parfaitement avec les  îlots Haussmanniens qui entourent les différents bâtiments du musée.

A l’intérieur, nous nous trouvons maintenant sur le plateau des collections (par opposition aux autres bâtiments aperçus de l’extérieur, bâtiments annexes où nous n’irons pas). Le schéma est simple : une couleur par département : Océanie – Afrique – Asie - Amérique et un chemin de circulation entre les espaces.

L’idéal serait de consacrer une visite par département car, le musée est très riche : 35.000 œuvres présentées (sur 350.000 que le musée possède en tout).

La force du projet de Jean Nouvel a été de se pencher sur ce qu’allait abriter le musée. Il s’est livré à une réflexion sur "Comment présenter des œuvres qui n’étaient pas conçues pour être vues ?". Ceci est important à retenir parce que ces pièces n’ont rien à voir avec les œuvres d’un musée traditionnel. Notre Léonard quand il prend son pinceau pour faire son tableau a pour but  que son tableau soit regardé, soit exposé. C’est de cela dont il a envie. Que son tableau soit exposé et admiré.

Aucune des œuvres que vous voyez ici n’était au départ destinée ni à être admirée par nous ni à être conservée. Nous ne sommes pas initiés.

 

 

 

Et vous avez sans doute vu cette multitude de boites colorées qui sortent de ce plateau des collections (voir photo au début), une originalité du projet de Jean Nouvel. Ces boîtes  sont des espaces un peu secrets dans lesquels on va regarder ces œuvres dans la pénombre pour bien montrer que, normalement, on ne devrait pas les voir.  

Une multitude de boites colorées

 

 

 

 

 

 

  

Vue intérieure :

Exemple de présentation des objets dans une atmosphère de pénombre

En sortant, vous regarderez les plafonds et les encadrements de fenêtres rue de l’Université. Vous découvrirez que les façades et plafonds ont été offerts à la libre expression de peintres aborigènes contemporains qui ont ainsi participé au projet de Jean Nouvel. Cela, il était le seul à le proposer.

 

Rue de l’Université un bâtiment dont l’architecture de verre et de pierre a été décorée (façade et plafonds) par huit artistes aborigènes australiens pour y créer à la demande de Jean Nouvel des œuvres originales en harmonie avec l’architecture.

 

 

Vous êtes rue de l’Université, vous passez par le jardin sans forcément entrer. Ce n’est pas un musée "sacralisé en haut de la colline", c’est vraiment quelque chose où on peut aller et venir.

 

Ci-dessus : Quelques vues du jardin et du mur végétal

Et maintenant, je vous présente un échantillon d’œuvres des mondes océanien et africain. Il est évident qu’il m’est impossible de vous présenter les 35.000 œuvres que comportent les collections. J’ai donc fait  un choix et puis, on ne sait jamais, on reviendra peut-être compléter la visite.

 Donc nous partons en Océanie.

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 Le Monde Océanien

 

     Pour aborder le monde Océanien il convient de considérer 3 zones :

 v            tout d’abord le domaine Mélanésien. C’est surtout lui que nous allons regarder aujourd’hui car la Mélanésie est très riche en productions artistiques.

v            Vient ensuite le monde Micronésien, qui est comme son nom l’indique, un ensemble de petites îles. On y trouve très peu de manifestations artistiques et nous ne l’étudierons pas aujourd’hui.

v             Il y a enfin l’arc Polynésien sur lequel, pris par le temps, nous ne nous attarderons pas car le système social et le fonctionnement social de ces sociétés sont très différents du monde Mélanésien et leurs productions artistiques sont très différentes également. Ces populations ont un système de pensée différent et une religion différente.   

 Notez bien que lorsque je vous donne des informations sur un groupe spécifique, ce n’est valable que pour ce groupe-là dans l’aire géographique dont je vous parle. Il ne faut surtout pas généraliser et étendre les pratiques que je vais vous énoncer à l’ensemble du monde Océanien. Il s’agit vraiment de micro-histoire.

 Partons maintenant pour la Nouvelle Guinée, Papouasie.

 Un concept important est la maison des hommes. Elle est très importante, un peu comme la Mairie. Il y a des groupes humains qui ont leur propre maison familiale mais pour chaque clan, il y a une maison des hommes. Cette maison des hommes est réservée aux initiés. Les femmes n’avaient pas de pouvoir. Uniquement des rôles subalternes. C’est une maison très simple avec une aire dégagée devant, un rez-de-chaussée sur pilotis et un premier étage. Les hommes se réunissent au rez-de-chaussée. Chaque homme sait parfaitement où il doit s’asseoir en fonction de son degré d’initiation. Ils y prennent certains repas mais vont surtout décider de certaines entreprises, départ à la chasse, à la pèche. Ils vont décider des guerres qui peuvent engager la communauté et, de manière générale, de tout ce qui va mobiliser la communauté. Vous avez ici un élément  important de la maison des hommes c’est un pilier de maison.                                                                                                         Exemple de pilier de maison

        Très vite, quand on commence une visite, on se pose une question. De quand date cette œuvre ? Nous ne disposons pas de dates précises mais seulement de quelques indices. Personne ne le sait de façon plus précise.

Beaucoup de ces objets ont été ramenés par des navigateurs, des explorateurs fin 18 et 19ème siècles. Ils les ont rapportés sans s’occuper de datation.

Dans les vitrines on a ce qu’on appelle des « crochets ».

                 

Dans les vitrines, nous voyons des « crochets ».

On trouvait ces crochets dans la maison des hommes parfois au 1er étage où étaient entreposés des objets symboliques que les autres personnes de la communauté ne devaient pas connaître. Ces objets ont été ramenés en Europe à la fin du 19eme siècle. La date de création est probablement peu antérieure mais il est impossible d’en savoir plus.

Il est peu probable que ces objets soient de beaucoup antérieurs à la date de leur arrivée en Europe car ils étaient fabriqués et utilisés par le groupe qui vivait là à cette époque et n’étaient pas destinés à être conservés.

 

Ci-contre : un exemple de crochet

La culture de la conservation, c’est chez nous. Pas chez eux.

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Nous sommes toujours en Nouvelle Guinée et nous partons chez la population des ABELAM.

 

Regardons ces masques à igname. L’igname, c’est un tubercule, une sorte de pomme de terre. C’est un féculent. Cette population en consomme régulièrement. C’est un aliment de base et il existe des masques à igname. Il y a des masques pour petits ignames qu’on disposait sur des ignames directement et d’autres qui étaient portés par des hommes initiés pour le rituel autour de l’igname. Le but du jeu, il est facile pour nous de le comprendre, c’est d’assurer la récolte et d’assurer la survie du groupe.

 

Ci-contre et page suivante :

Trois exemples de masques à igname Abelam

                     

                                                                Masques Abelam

Au delà des choses faciles à comprendre je vais dire que regarder très sagement les objets dans la vitrine est un non-sens total. Pourquoi ? Parce que ces masques, la plupart du temps n’étaient pas destinés à être conservés. On aura peut-être mis un an à concevoir un masque, à chercher une plume, des couleurs spécifiques, à le travailler. On pourrait passer énormément de temps et d’énergie à fabriquer un masque sans pour autant accorder de l’importance à ce masque. Mais une fois la cérémonie terminée, on le jette. C’est un art éphémère, un art où la notion de chef d’œuvre unique n’existe pas. C’est nous qui l’avons inventée. Par ailleurs, ces objets ne sont pas signés parce que l’art est considéré comme une pratique accessible à tous. En réalité, il y a évidemment des gens plus doués que d’autres mais vous ne verrez jamais de signature sur ces masques.

  Il faut vraiment que vous preniez tous conscience que ce que vous voyez ici n’est qu’un fragment isolé d’un très vaste ensemble.

Imaginez que nous allions tous sur la planète Mars pendant 10 ans oubliant tout ce que nous savions, toute notre culture. Puis on revient sur la planète Terre.

Imaginez, autre exemple, une personne qui n’a pas la moindre idée de ce qu’est un opéra. Elle n’en a jamais vu, jamais entendu parler, elle ne connaît pas les grands auteurs classiques. A cette personne, on montre un costume d’opéra ; rien d’autre, juste un costume. Quelle idée se fera-t-elle de l’opéra ?

 C’est exactement dans cette situation-là que nous nous trouvons en ce moment. C'est-à-dire que, en regardant « le costume » nous ignorons tout de la musique et de tout ce qui accompagne ce costume, l’histoire, la mise en scène, la chorégraphie etc…. bref, l’ensemble de l’œuvre. Nous oublions aussi l’enjeu social que cela implique et toutes les relations qui se sont nouées pour créer ce costume, lors de la mise en scène, avec les répétitions, etc …

 Il est essentiel de comprendre qu’exposer un masque tel quel est un non-sens. Pourquoi ?

Parce qu’un masque ne prend sa signification que quand il est en mouvement avec une danse, une chorégraphie, de la musique et c’est pour vous faire comprendre cela que se trouvent autour de vous des dispositifs multimédias. Pour compléter la visite, il est indispensable de regarder des photos d’ensemble avec des masques en cours d’utilisation, des films avec la musique, et tout le contexte. Ici, vous ne voyez qu’un seul élément de rituel HORS de ses relations intra-communautaires.

 Évidemment je ne suis pas là pour vous dire "il ne faut pas regarder ces objets d’un point de vue esthétique" mais vous pouvez, lors d’une prochaine visite, décider de ne pas vous intéresser du tout au contexte de ces œuvres et regarder  ces objets pour leur seule  beauté esthétique, s’ils vous plaisent. Je ne vais pas vous dire que vous n’avez pas le droit. Vous avez tout à fait la possibilité de regarder ces objets pour leur beauté intrinsèque et rien d’autre. Il ne faut pas oublier quelque part dans notre esprit que si nous apprécions ces œuvres aujourd’hui, c’est parce que notre goût esthétique a évolué et qu’on a envie de regarder la production de ces gens que l’on considérait autrefois comme des sauvages avec des rituels complètement fous.

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 En Nouvelle Guinée Papouasie, toujours dans la zone mélanésienne, nous passons maintenant chez Les ASMAT.

 Après nous être nourris d’igname, nous allons à présent parler de choses sérieuses et de la guerre.

 Nous nous trouvons chez les ASMAT au milieu de poteaux "BISJ". Alors nous allons imaginer que nous faisons partie d’un clan. Malheureusement, dans notre clan, un de nos chefs vient de mourir. Chez les ASMAT la mort n’est pas considérée comme normale. On ne la comprend pas. Même en cas de maladie ou de mort tout à fait naturelle on ne comprend pas et on n’accepte pas. Donc pour apaiser la communauté et pour apaiser l’esprit du mort qui est en train de s’échapper, il va falloir venger cette mort par la mort de nos ennemis et nous allons partir à la chasse aux têtes. (Cette chasse aux têtes a aujourd’hui disparu, cette pratique n’existant plus depuis les années 1950).

 Avant de partir à la chasse aux têtes, nous allons organiser une cérémonie. Des hommes vont partir dans la forêt. Ils vont choisir un bel arbre et le ramener. Alors mesdames vous avez un petit rôle. Le tronc d’arbre est ramené sous les acclamations des femmes. On chante. On sculpte le poteau BISJ avec des motifs qui auront des rapports avec notre clan, avec nos ancêtres. La partie supérieure du poteau est censée représenter le phallus, le sexe masculin parce qu’évidemment on considère qu’il y a un déséquilibre dans notre société dû à la mort d’un de nos chefs, il faut donc apaiser notre groupe et permettre la régénération, la survie du groupe par la reproduction de l’espèce. C’est cela qui est en jeu dans la chasse aux têtes.

Ci-contre exemple de poteaux BISJ sculptés dans un tronc d’arbre, reprenant les emblèmes du clan et dont la partie supérieure évoque un phallus.

 

 

Le poteau sera placé à coté de la maison des hommes puisque c’est le lieu des cérémonies. Après la cérémonie, on va partir à la guerre. Juste avant on va s’équiper un peu et notamment de boucliers (photo ci-dessous).

Je voudrais que l’on regarde le motif rouge. Du fait que ce motif avec ses petites pattes suspendues représente une chauve-souris, on l’appelle la "roussette". Chez les ASMAT les petits enfants descendent des arbres et les fruits des arbres ce sont donc des têtes. Or la roussette aime les fruits de l’arbre. Elle s’en nourrit. On comprend donc la métaphore : si nous représentons la roussette sur notre bouclier, elle va nous aider à manger des têtes puisque nous allons à la chasse aux têtes.

 

Océanie : Parure de guerre Asmat (Papouasie - Nouvelle Guinée, XXe siècle) 

		© Musée du quai Branly. Photo : (Patrick Griès)Ce bouclier est dans un premier temps une protection physique au coup de lances de nos ennemis et également une protection surnaturelle grâce au motif qui sont représentés sur le bouclier. Nous faisons aussi appel à nos ancêtres prestigieux qui vont nous aider à combattre l’ennemi. Et on peut imaginer, si on a une centaine de boucliers comme ceux-là qui s’agitent devant vous, le visuel est assez fort et cela peut aider.

 

Océanie : Parure de guerre Asmat (Papouasie - Nouvelle Guinée, XXe siècle)

Ce bouclier immense, taillé dans une racine de palétuvier, protège le guerrier Asmat (ouest de la Papouasie-Nouvelle Guinée), dans sa chasse aux têtes ennemies. Il date du milieu du XXe siècle. La couleur blanche du fond renvoie au sacré, les motifs rouges représentent des roussettes, petites chauve-souris symboles de mort.

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Quittons les ASMAT et partons pour le VANUATU.

 Ici, dans un petit ensemble de villes, c’est un autre système social et politique qui va fonctionner parce que nous sommes dans une société de grades. Elle concerne également les seuls hommes. Donc messieurs, votre but dans la vie sera de grimper dans la hiérarchie sociale et votre objectif d’avoir le plus haut grade possible puisque votre but ultime, cela va être de devenir le chef, de devenir un "BIG MAN", c’est-à-dire tout simplement un grand chef.

 Comment faire pour devenir un BIG MAN ? Il va falloir organiser des cérémonies où vous allez sacrifier des cochons. Pour cela, il faut avoir de l’argent. Il faut aussi être très persuasif pour embaucher beaucoup d’aides agricoles pour vous aider à élever tous ces cochons. Le but est de récupérer de belles dents de cochon. Plus vous avez de belles dents de cochon et plus vous allez grimper dans la hiérarchie du VANUATU. Ce qu’il faut aussi savoir (et c’est aussi vrai en Afrique) c’est qu’en parallèle à la société des Vivants il y a souvent une société secrète et vous progressez dans les deux sociétés. Lors des cérémonies secrètes au sein des sociétés secrètes les plus grands chefs vont rejouer les mythes de leurs ancêtres grâce à ces petites marionnettes qui vont servir à leur mise en scène. Ils vont donc les peindre avec des motifs claniques, des motifs chers à l’identification de la personne par rapport à son clan. Vous disposez de belles dents pour montrer

que vous êtes quelqu’un d’important dans le groupe.                                           

Donc vous avez réussi à être un BIG MAN.                                                  

 

                                                                   Exemple de marionnette VANUATU avec dents de cochon :                                                                                                                                                                                     

  

 

Mais un jour vous mourrez. On va vous enterrer et quelques jours après on va déterrer votre tête et on va en faire un mannequin funéraire qui s’appelle un "RAMBARAMP". C’est ce que nous avons dans cette vitrine. Un RAMBARAMP, c’est un mannequin qui aura donc de vrais os ou des factices en bois pour faire le mannequin et votre crâne moulé avec une pâte végétale, dans lequel on insère des motifs claniques et également les plus belles dents de cochon que vous avez acquises tout au long de votre vie. Cela est conservé dans un enclos spécifique pour les grandes communautés ou au premier étage de la maison des hommes.

 

                  

         Ci-contre : Exemple de Rambaramp  Vanuatu

 

 

 

Beaucoup de matériaux naturels en Océanie comme le bois, les fibres, des choses assez simples. En Afrique on trouvera des technologies plus complexes, mais, vu le temps imparti, en ce qui nous concerne, ce sera pour une autre fois.

Nous partons pour l’instant pour l’AUSTRALIE.

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Le Monde Australien

    La découverte de l’Australie s’est faite par le Sud. Le centre est assez aride, voire désertique. Là, peu de manifestations artistiques. Par contre sur le littoral nord on trouve beaucoup d’expressions artistiques et notamment de la part des Aborigènes d’Australie. Nous allons aborder ici un concept quasiment philosophique et très intéressant, un système de pensée qui mérite de s’y arrêter un instant car nous ne fonctionnons pas du tout de la même façon.     

 Selon les croyances des Aborigènes, il y a 50.000 ans, le territoire australien était totalement plat et des êtres mythiques, des phénomènes naturels, des séismes, des éboulements de terrain, ou encore des plantes, des animaux dotés de pouvoirs surnaturels, auraient crée les lacs, les collines, les vallées, et tous les éléments géographiques. Ce phénomène s’appelle le "DREAMING", soit en Français le temps du rêve et c’est à ce moment-là que se serait créée la géographie du territoire Australien.

 C’est le passé, mais c’est aussi le présent puisque chaque Aborigène est lié à un être mythique et à un territoire géographique spécifique et cela explique également le futur puisque c’est par la régénération des histoires des êtres mythiques que les Aborigènes survivent.

 Mais malheureusement quand les Occidentaux arrivent en Australie, ils ne trouvent personne. Pour eux c’est "TERRA NULLIUS". Puis découvrant des hommes tout nus et tatoués, ils se disent  « Qu’est ce que c’est ces sauvages ? Ils font des trucs bizarres. Pas grave, on va les coloniser ; on va les christianiser ».

 Les choses se passent encore plus mal quand les Français et les Britanniques découvrent des mines de bauxite. Il y a 200 Aborigènes. « Pas grave ; on les déplace ». Or, ON NE PEUT PAS déplacer un aborigène de son territoire. Si vous le déplacez, vous l’arrachez à son histoire personnelle, vous l’arrachez à ses propres êtres mythiques, donc vous commettez la pire chose qui puisse arriver à un Aborigène. Malheureusement pour eux, la mine de bauxite sera exploitée. Les Aborigènes ne pourront rien faire mais ils vont tenter de dialoguer. Ils rédigent des pétitions en Anglais et ils vont, à un moment donné, envoyer un "DREAMING" - une écorce - pour expliquer leur histoire. Ils vont l’envoyer aux gouvernements occidentaux. Ces derniers sont bien embarrassés. C’est quelque chose qu’on n’avait jamais vu, jamais rencontré.

 Ce n’est que dans les années 70 que seront reconnus les droits des Aborigènes. Depuis lors, on ne peut plus les déplacer de leur territoire et leurs terres sont respectées. Cela va mieux. Les Australiens ont appris à respecter cette culture.

 Nous sommes devant ce qui s’appelle la CHAMBRE DES ÉCORCES. Des artistes comme Karel KUPKA sont allés là-bas, ont découvert ces ÉCORCES et les ont ramenées. Un Aborigène, quand il veut se ressourcer un peu, réanimer sa propre histoire mythique, organise une petite cérémonie qui se passe souvent sous un abri rocheux, dans une sorte de grotte et c’est l’occasion de danses, de peintures corporelles et de peintures sur le sol. On peint aussi sur les parois rocheuses.

 Lorsque les artistes ou anthropologues ont vu cela, ils se sont dit - « On ne peut pas les emporter, elles vont se dégrader. Quel dommage, cette expression artistique  va se perdre ! ». Peu à peu, ils les ont incités à reproduire sur des écorces les motifs qu’ils produisaient sur les parois rocheuses.

Il s’agit d’une écorce d’eucalyptus. On va chercher ces écorces à la fin de la saison des pluies. Elles se détachent plus facilement. On les fait sécher. Les pigments utilisés sont des pigments tout à fait naturels. Il y a des ocres, du noir. Le pinceau ? Juste un petit morceau de bois avec du duvet autour, quelque chose de très simple et les Aborigènes peignent des histoires mythiques. Si cela vous intéresse, il faut prendre un livre, regarder ces histoires, ce sont des histoires fantastiques avec des serpents, des hommes qui sortent des trous d’eau, des hommes qui avalent d’autres hommes. C’est très ludique.

Une des caractéristiques de ces PEINTURES SUR ÉCORCES, c’est que les aborigènes représentent l’intérieur du corps. C’est comme si le corps était radiographié. On l’appelle "le style aux rayons X" et ensuite les motifs des hachures, on appelle cela des "RARRKS", ce sont des symboles de pouvoir Puisque ces écorces sont chargées d’une histoire émotionnellement  très importante. Ils ont été ramenés dans les années 60 et on va voir l’évolution des DREAMINGS.

 

Ci-dessus : quelques exemples de peintures sur écorces.

Ci-dessous : peintures de style dit « aux rayons X » où les organes internes sont visibles:

  

Les Européens vont être fascinés par ces œuvres. Dans les années 70 où l’abstraction est à la mode, et aujourd’hui encore dans une galerie d’art contemporaine, dans une foire internationale d’art contemporain, il y a toujours une section sur la peinture aborigène et cela vaut une fortune.

 Dans les années 70 un professeur de dessin - il s’appelle GEOFFREY BARDON - va offrir les murs de l’école de PAPUNYA aux aborigènes. Il leur dit : "essayez de peindre avec une peinture moderne acrylique, je vous offre une grande surface d’expression et allez-y" et cela a été le début d’une formation de coopératives avec peinture acrylique qui a la propriété de sécher rapidement. Ils vont donc s’exprimer sur d’autres supports et notamment sur des toiles.

  Il va donc y avoir :

v       Une production réservée aux Aborigènes qui correspond à la réactivation de leurs propres mythes. Cette production, nous n’y avons pas accès. Elle leur est réservée.

v       Et une autre production réservée aux Occidentaux qui ne va pas raconter les mythes. Elle va simplement relater les traces, les itinéraires laissés par les êtres primitifs et ce qui nous entoure ici.

 Il faut savoir que ces toiles sont peintes au sol. Le peintre tourne autour de sa toile. Il n’y a pas de sens d’accrochage. J’ai longtemps cru que c’était comme des cartes vues du ciel. C’est tout à fait faux. Ce sont des traces, des itinéraires laissés par des êtres mythiques qui ne sont pas chargées d’un pouvoir spécifique.

Nous prenons maintenant l’avion. Nous traversons l’Asie mais pas d’escale et nous arrivons en AFRIQUE.  

# 

 Le Continent Africain

 

 Ce sont les NAVIGATEURS PORTUGAIS qui, les premiers, ont débarqué  sur les côtes Africaines. Ils ont tout de suite découvert qu’il y avait de l’ivoire, de l’or, de l’argent et les ont ensuite ramenés en Europe. Ce sont eux qui font le relais et qui installent des comptoirs commerciaux sur la côte pour ensuite faire transiter les objets dans tout le reste de l’Europe. Cela se passe vers 1590 et au début du 17ème  siècle.

 Nous ne connaissons bien les populations et leur culture que sur les côtes. L’intérieur est beaucoup moins bien connu, non qu’il n’y ait rien mais comme il n’y a pas forcément des milliards d’anthropologues ni des milliards de musées, il est difficile  multiplier les fouilles faute de moyens.

 

 

 

Par contre à la différence de l’Océanie il y a en Afrique des cultures où des objets sont très anciens. On peut en voir notamment au Louvre. La culture NOK du NIGERIA, par exemple est très ancienne, elle date du 1er millénaire avant Jésus-Christ. (Photo ci-contre).

 

 Au début du 17ème siècle ont été découverts des objets de fabrication et de technologie plus complexes, comme le bronze. Vous comprenez tout de suite la différence avec l’Océanie où les objets étaient beaucoup plus basiques.

 Le 19ème siècle voit la naissance d’une grande quantité de musées dont, en 1870, le Musée du TROCADERO.  Parallèlement, tout au début du 20ème siècl, sont organisées des missions  qui envoient des Européens en Afrique avec des sociétés d’ethnologie à la rencontre des cultures. Dans ce contexte il y a aussi le Christianisme passif. On se dit « attention, si on les christianise trop, ils vont perdre leur culture populaire ; or il faut essayer de préserver certains éléments de cette culture ».

 Prenons le cas de la Mission DAKAR-DJIBOUTI pilotée par Marcel GRIAULE entre 1931 et 1933. L’un de ses collaborateurs écrira un livre qui s’appelle "L’Afrique Fantôme" qui est toujours disponible. C’est comme un journal intime dans lequel il relate toutes les étapes de cette mission qui est difficile car il n’y a que très peu de routes en Afrique. Ils ne peuvent pas rester très longtemps dans les endroits et il raconte très bien qu’une partie des objets était achetée mais qu’une autre partie, importante, était carrément volée. Il faut prendre conscience que tous ces objets, qui étaient chargés émotionnellement pour les autochtones leur ont été dérobés et ont pour eux disparus. Comme si quelqu’un s’introduisait chez vous un jour pour s’emparer de tout ce qui appartenait à vos ancêtres et vous ne trouvez plus rien à votre retour.  C’est purement et simplement un pillage.

 Ceci étant précise, partons maintenant au MALI chez les DOGON.

 C’est un territoire exploité par la mission Dakar-Djibouti.

 

Nous sommes ici devant des masques qui interviennent lors de la cérémonie de levée de deuil que l’on appelle le DAMA. C’est un peu comme en Océanie : lorsque survient  la mort d’une personnalité importante au sein de la communauté, on ne considère pas cela tout à fait naturel et l’on estime qu’il faut apaiser l’esprit du mort en organisant une grande cérémonie qui va mobiliser tous les gens de la communauté. Plus de 200 danseurs interviennent au cours de cette cérémonie. Les femmes préparent toute la nourriture et on va réaliser des masques spécifiques.

 

Sur les 3 écrans de télévision vous pouvez suivre l’évolution de la cérémonie en 1930, en 1970 puis en 2000.

 

Chez les Dogon, pour guider les morts vers le monde des ancêtres, il est indispensable d'exhiber jusqu'à 400 masques à l'occasion du rituel exécuté tous les 5 ans qui rend hommage aux morts (Dama).

masque dogon du Mali   masque dogon du Mali   masques dogons au Mali

                                                                                        Autres exemples de masques Dogon du Mali

Les gardiens reliquaires sont disposés au-dessus des autels familiaux. Ils sont comme la réserve mémoriale de ces groupes. Chez les PUNU on trouve un petit sac en dessous. Chez les KOTA ce sera des plaques de laiton, des sculptures bidimensionnelles avec des plaques de laiton liées les unes aux autres. Chez les FANG. Détail intéressant : ils ont toujours de petites jambes, de petits bras.

Ces effigies d’ancêtres surmontaient les coffres-reliquaires familiaux renfermant les crânes des notables défunts.

                            panier statue reliquaire fang gabon cameroun              

Punu Gabon         Fang Gabon                    Fang Gabon                    Fang Cameroun 

Infos ComplémentairesL’importance de la métallurgie dans les traditions de l’Afrique équatoriale est révélée par la diversité des artefacts traditionnels de fer, cuivre ou laiton et par la place éminente du forgeron au sein des villages.

   2 exemples de reliquaires Kota du Gabon 

 

 

Ces hommes et ces civilisations ont fasciné BRAQUE, PICASSO, DERAIN lorsqu’ils ont découvert ces œuvres au début du 20ème siècle. Ils ont été fasciné par le coté primitif qu’ils y trouvaient.

 

Picasso

Portrait de 1907. Début du cubisme très inspiré de l’Afrique après la grande exposition d’art africain à Paris en 1906

 Tout à droite cette sculpture un peu brillante savez-vous pourquoi elle brille ? Pour régénérer son pouvoir on l’enduisait d’huile de palme et aujourd’hui encore elle suinte d’huile de palme.

 

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 Nous allons Maintenant entrer en contact avec les NKISI qui sont les esprits protecteurs. Tout autour ce ne sont que des NKISI, que des esprits protecteurs.

Nous allons imaginer que nous sommes au CONGO et que nous avons un problème quel qu’il  soit, problème de santé, problème avec votre conjoint, vos voisins n’importe quel problème mais vous avez un souci. Vous allez voir le devin-guérisseur du groupe qui s’appelle le NGANGA. Celui-ci a été dans la forêt, il a reçu les esprits de la brousse et il connaît d’innombrables choses. Il est un livre médical, un livre à lui tout seul. Il connaît toutes les plantes médicinales, donc il connaît toutes sortes de remèdes. Vous vous adressez donc au NGANGA qui a le NKISI, qui est donc le réceptacle des  esprits de la brousse. Vous allez le consulter et lui exposez votre problème. Le NGANGA va utiliser un clou. Il va faire une invocation buccale en léchant le clou et il va poser la question. Ensuite il va le planter dans le NKISI. Dans le nombril du NKISI se trouve toujours une ouverture dans laquelle on peut conserver des morceaux de chair végétale ou animale, des poils qui seront utilisés pour résoudre votre problème.

Les utilisations du NKISI sont en réalité plus vastes que ce qui est exposé ci-dessus mais toujours pour faire intervenir un esprit. Le même NKISI est utilisé de nombreuses fois et se trouve donc hérissé de clous. Les modèles sont divers.

 

 

Deux Exemples de  « Nkisi » l’un anthropomorphe, l’autre animal tous deux plantés de clous ; utilisés pour identifier les causes de malheurs divers, provoquer une maladie mais aussi en constituer le remède. Pouvoirs illimités.

 

Nous terminons avec une femme. Observons la sculpture (ci-dessous).  Elle fait partie des BAMILÉKÉ, population du royaume du CAMEROUN. Que voyons-nous ?

 

Une femme est assise sur un petit siège. Vous savez qu’en Afrique on prend ses repas par terre. Donc si elle a un petit siège, il s’agit en fait d’un petit trône, et c’est forcément une personne importante. Elle est recouverte de perles. Les perles sont un témoignage des échanges, des trocs avec les occidentaux. On imagine donc que cette personne faisait du commerce ce qui implique qu’elle avait certains moyens.

La partie supérieure de sa coiffe est entourée de coquillages qu’on appelle des CAURIS. Les CAURIS sont très importants chez les BAMILÉKÉ car ils sont un symbole de fertilité, une allusion au sexe féminin.

Elle porte une coupe et a des motifs claniques sur tout le corps.

Cette sculpture représente une reine.

 Chez les BAMILÉKÉ,  quand le roi acquiert son trône, il doit honorer ses ancêtres et donc faire des sculptures pour honorer son père et sa mère. C’est en tant que mère d’un roi qu’elle est représentée ici. Quant à l’animal sous le siège, il existait une société secrète dans laquelle on pensait que la reine avait le pouvoir de se métamorphoser en une sorte de panthère. Cet objet a été rapporté par le docteur Pierre HARTER qui est un homme qui a passé très longtemps chez les BAMILÉKÉ et qui a essayé de comprendre leur rituel. C’est comme cela que, ayant acquis la sympathie des  BAMILÉKÉ, il a pu ramener une grande quantité d’objet.   

  Je vous laisse le soin de continuer sans moi vers les AMÉRIQUES. »

 Fin de la conférence d’Elodie

 

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Le musée nous ayant creusé l’appétit, c’est  avec plaisir que  nous nous sommes retrouvés à la Brasserie « Le Beaupré » pour un déjeuner.  Myriam Doncoeur qui devait, l’après-midi, nous faire visiter le quartier, nous a rejoints pour le café.

Nous avons donc découvert l’architecture de cette partie du 7e arrondissement dans lequel se situe le musée et notamment de splendides immeubles de style art nouveau construits au début du XXe siècle par l’architecte Lavirotte, un concurrent de Guimard. Nous vous en donnons ci-dessous quelques exemples.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ci-dessus : l’une des plus belles façades Art Nouveau et l’un des plus beaux portails

Nous avons profité de traverser le champ de Mars pour, avant de nous séparer, immortaliser notre journée par la désormais classique « photo de famille ».