Cliquer ici pour voir l'album des photos de la visite
Compte-rendu de notre voyage à Saint-Pétersbourg
du 2 au 6 Mai 2007
« Aucune grande ville au monde ne présente une telle unité de style ; seule Saint-Pétersbourg, née de la volonté d’un homme, est à la fois immense et admirable, reflétant avec éclat la pensée constructrice d’un génie. »
Dominique Fernandez
La Magie Blanche de Saint-Pétersbourg
L'air de balalaïka est de Nicolas Kedroff
|
Jour 1: voyage et croisière sur la Neva Jour 2: découverte de la ville - Musée Russe et spectacle Jour 3: Musée de l'Ermitage - Palais de Petrodvorets - Soirée tzigane jour 4: metro - Eglise et cathédrale St Isaac - Palais de Pavlovsk - palais d'été de Catherine II et son parc - soirée folklorique Annexe au CR : la vie actuelle en Russie |
Comprendre Saint-Pétersbourg en quelques lignes :
Pierre le Grand, désireux de changer l’orientation séculaire de la Russie décide en 1703 et de fonder sa nouvelle capitale comme : - une anti-Moscou, une ville de pierre (Moscou était en bois) sans aucun bulbe coloré
- une répudiation de l’Orient et une fenêtre sur l’Europe
- un port en mer libre tant pour le commerce que pour la défense militaire
Pour ce faire, il choisit un site très impropre à la construction d’édifices : une sorte de marécage traversé par les bras du delta de la Neva d’où émergeaient quelques îlots aux rives instables. Les conditions de travail furent terribles.
Saint-Pétersbourg, entièrement conçue à partir de rien par divers architectes et artistes européens du XVIIIe siècle, offre une unité de style unique au monde, une victoire absolue sur l’empirisme qui préside généralement au développement des villes, un classicisme tenant de la cité idéale des Italiens de la Renaissance. Pierre le Grand fut honni par les uns pour avoir occidentalisé la Russie, adoré par les autres pour l’avoir arrachée au Moyen-âge byzantin. Tout dans cette ville de pierre et d’eau est calculé, homogène, majestueux et équilibré.
Introduction - par Richard Micor
Ce voyage a été conçu avec le voyagiste Stella Voyages et la collaboration d’Eliane Etinzon que nous tenons à remercier pour son savoir faire.
Un peu d’Histoire :
Le mot « Russe » vient des Varègues (Vikings majoritairement Suédois qui firent la Russie) et qui étaient appelés Rus ou Rhos par les Slaves. En 1712, moins de dix ans après sa fondation en 1703 par le Tsar Pierre 1er le Grand soucieux de donner à la Russie un accès à la Baltique afin d’assurer la protection de la Neva, Saint-Pétersbourg est proclamée capitale de l’empire, car le Tsar est pressé d’en finir avec le moyen-âge. Il est le premier Tsar à voyager en Europe d’où il rapporte des idées de réformes et des influences architecturales. La ville a été construite sur un marécage asséché et rien
moins que
312 ponts relient les 42 îles qui la
composent.
Le plan du centre ville
ci-dessous vous aidera à comprendre
l’omni-présence de l’eau à
Saint-Pétersbourg.
Plan du centre ville de Saint-Pétersbourg mettant en évidences les nombreux canaux et iles
#
Jour
1 – Mercredi 2 Mai
- par Richard Micor
Paris → Saint-Pétersbourg – Installation à l’hôtel – Croisière sur la Neva
Notre groupe de 20 personnes est au complet à l’heure dite. Le départ est prévu à 10 H 18 sur un vol Air France. Les 2.300 km qui nous séparent de Saint-Pétersbourg sont couverts, sans problème, après un vol de 3 heures. Nous arrivons à 15 H 15 car il y a un décalage horaire de 2 heures avec la France.
Nous faisons connaissance de notre guide accompagnatrice Barbara ainsi que de notre chauffeur Alexandre. La température est de 5°C et le temps est couvert ; cela nous change de Paris. Comme nous n’avons pas perdu énormément de temps pour les formalités à l’aéroport, Barbara nous propose de faire une visite panoramique de la ville. Nous pouvons dire qu’elle aime sa ville et que durant ce séjour elle nous a impressionnés par sa culture et sa gentillesse.
Le premier monument que nous voyons est un mémorial qui commémore la défense héroïque de la ville par ses habitants lors de la dernière guerre. Léningrad, nom de Saint-Pétersbourg à cette époque, a résisté pendant 900 jours ; plus d’un million de ses habitants ont donné leur vie pour sa défense. Puis, tout au long du parcours ce n’est qu’émerveillement. Il n’est pas possible de conter les palais qui évoquent les fastes de l’époque impériale, les musées – plus de 90 – dont le célèbre Ermitage, les cathédrales - Saint-Isaac est l’une des plus grandes du monde - les églises presque à chaque coin de rue, les places, les statues, etc…
Nous arrivons après ce premier aperçu de la ville à notre hôtel « Andersen » sur l’île Petrogradskaïa.
Après notre installation dans les chambres, nous prenons un repas où les discussions sont animées. Puis il faut reprendre le car qui nous conduit à un embarcadère pour faire une croisière le long de la Neva, de la Fontanka à la Moïka (deux des nombreux canaux). Comme la nuit commence à tomber, tout est éclairé, cela est encore plus imposant. Nous passons sous des ponts majestueux, richement décorés, sur les berges de somptueuses demeures et des palais imposants.
Quelques vues des canaux de Saint-Pétersbourg
Après une heure de navigation, nous rentrons à
l’hôtel. Nous commençons à prendre conscience que ce voyage va
être fatiguant mais d’une grande richesse quant à la culture
russe.
# Jour 2 – Jeudi 3 Mai - par Françoise Laîné
Découverte de la ville – Musée Russe – Spectacle folklorique
Découverte globale de la ville mais, l’accent étant porté sur Pierre 1er , un peu d’histoire s’impose.
Les premiers ROMANOV : dynastie la plus importante qui règnera plus de 3 siècles en Russie. Le fondateur, Michel, est porté sur le trône en 1613 et règnera 30 ans. Son fils Alexis impose la souveraineté de l’Etat. A sa mort, son fils Pierre 1er (né en 1672) est proclamé Tsar à l’âge de 10 ans et règnera jusqu’en 1725. Fondateur de SAINT-PETERSBOURG, il inaugure une nouvelle ère de l’histoire de la Russie. Il a compris que la lumière vient de l’Occident (il est allé en France, notamment à Versailles) ; il voulait le changement. A fondé le premier musée de l’Académie des Sciences.
Ces connaissances historiques étant données, nous débutons la visite de Saint-Pétersbourg par trois îles à l’embouchure de la Néva où cette ville commença son existence.
Ø
L’ile Vassilievski
, la plus grande du delta de la Néva. Sa
pointe orientale appelée Strelka rassemble aujourd’hui
l’Académie des Sciences, l’Université, des Musées dont le
Musée
de la marine de Guerre et les deux colonnes
rostrales érigées en 1810 ; elles servaient de phares aux
bateaux qui entraient dans le port.
Ø L’île aux lièvres , entièrement occupée par la Forteresse Pierre et Paul, construite en 1703 sur décision de Pierre le Grand et qui constitue l’acte de naissance de Saint-Pétersbourg a été transformée en prison politique jusqu’en 1824. Se trouvent encore aujourd’hui l’hôtel des Monnaies qui produit pièces et médailles, la Maison des Commandants qui abrite un musée et la Cathédrale Saint-Pierre Saint-Paul avec ses colonnes en marbre, ses lustres en cristal, son iconostase unique en bois doré sculpté en forme d’arc de Triomphe , décor magnifique aux tombeaux des Romanov.
Ci-dessus : Cathédrale St-Pierre St-Paul. #
Iconostase en bois doré en forme d’arc de triomphe
Tous les sarcophages sont en marbre de Carrare à l’exception de ceux d’Alexandre II et de sa femme, en jaspe vert et rhodonite rose. Celui de Pierre le Grand, à droite de l’Iconostase, orné d’un buste en bronze du Tsar est toujours fleuri.
Au nord-est de la Cathédrale, une chapelle annexe a été ajoutée à la fin du XIXe siècle pour abriter la sépulture des grands ducs et autres princes de la dynastie.
Nous terminons cette visite de l’île par, à l’extérieur, une statue de Pierre le Grand et pouvons admirer la grande flèche de la cathédrale haute de 122 m.
Ø L’ile de la cité , appelée souvent le quartier de Pétrograd car commerçants et artisans continuent à s’y installer alors que la ville portait ce nom ; on y remarque la maisonnette de Pierre le Grand, construite en trois jours.
Pause déjeuner dans un lieu exceptionnel, une immense cour intérieure qui abrite le Spoutnik jouxtant le musée des Télécommunications.
Ci-dessus : le restaurant original où nous avons déjeuné.
une vaste cour intérieure jouxtant le musée des Télécommunications
S’y trouvent : le Spoutnik et plusieurs ordinateurs à la disposition des jeunes
# L’après-midi est consacrée à la visite du Musée Russe, dans le très beau palais du Grand-duc Michel, l’une des plus belles réalisations néo-classiques de Carlo Rossi sur la place des Arts où se trouvent Musées, Théâtres, salles de concerts. Ce musée, créé en 1898 par Nicolas II est le plus grand musée d’Art Russe après la Galerie Trétiakov de Moscou. Il présente une fabuleuse collection de 300 000 peintures et icônes russes du 11e à la fin du 17e siècles, des sculptures, des porcelaines, des objets d’art décoratif.
Après avoir emprunté l’escalier d’honneur (d’origine) nous nous attardons dans les 4 salles d’icônes :
- 1ère Ecole : Ecole de Kiev ou pré-mongole – représentation statique
2 chefs-d’oeuvre : l’Ange aux cheveux blonds et La Vierge et l’Enfant
- 2ème Ecole : Icônes de Novgorod – mouvement, couleurs vives
A remarquer : La descente aux Enfers et Le Siège de Novgorod
Apogée de l’art de l’icône au XIVème siècle, notamment avec Andrei Roublev
De Roublev (le plus grand peintre d’icônes) : Icône de la Trinité + détail
Pour ceux qui ont envie d’aller plus loin dans la compréhension de cette oeuvre dépouillée :
. Le bleu est signe de divinité. En arrière-plan, on voit : une maison, la Maison du Père, un arbre, où la Croix se métamorphose en nouvel Arbre de Vie, un rocher, celui d'où jaillit l'eau de l'éternité, la grâce du Saint-Esprit.
. Le Christ est symbolisé par l'ange du milieu, associé à l'Arbre. Ses vêtements bleu céleste et brun terrestre, montrent l'union du divin et de l'humain.
. Le Père est symbolisé par l'ange de gauche. Il est le seul à avoir les deux épaules couvertes d'un manteau doré signe de la divinité. Il regarde l'ange de droite, dont le manteau vert, couleur de vie, couleur de renouveau, anticipe la Résurrection.
. Le Saint Esprit est symbolisé par l'ange de droite, c'est par Lui que le Père ressuscitera le Christ et communiquera au monde la vie. Observez sur le détail ci-dessus la douceur et l’expressivité de son visage et n’oubliez pas que vous êtes au 14e siècle !
Nous traversons de très belles salles et découvrons des tableaux de mosaïques, des tapisseries, une évocation des peintres ambulants, porte-parole du peuple dans les années 1860 (ex : Tableau sans-abri) et le plus grand tableau en Russie, portrait historique d’une réunion politique.
L’étage supérieur est consacré aux œuvres du 20e siècle, âge d’or où l’avant-garde russe est née d’influences locales sans oublier celles de Cézanne, Picasso et Matisse. Chaque peintre cherche son idéal (Golovin – Serov, grand portraitiste, Kustodiev – Kusnetzov, inspiré par Gauguin, sans oublier Malévitch).
Du Musée, nous nous dirigeons versl’Eglise de la Résurrection du Saint-Sauveur sur le Sang Versé , monument visible de loin par son architecture, ses couleurs. Eglise mémorielle en l’honneur du Tsar Alexandre II construite sur le lieu même où il fut assassiné en 1881. Sa construction dura 24 ans et il fallut 27 ans pour la restaurer. Hauteur de l’Eglise 62 m, du clocher 81 m. Sa particularité réside dans les différentes pierres utilisées pour les mosaïques au sol et les marbres d’Italie. Les mosaïques extraordinaires qui ornent les murs et colonnes à l’intérieur présentent les épisodes du Nouveau Testament. L’iconostase, d’ordinaire en bois est ici en marbre, avec un élément typique : l’arrondi pointu.
Ci-dessus : Seul monument de Saint-Pétersbourg de style russe traditionnel ,
L’Eglise du Saint-Sauveur sur le sang versé
tranche sur le classicisme et l’uniformité architecturale de la ville
Ci-dessous : quelques vues de l’intérieur de cette église (scènes bibliques - entièrement en mosaïques)
Christ en Majesté dans une mandorle au-dessus du chœur
On aperçoit le sommet de l’iconostase en marbre avec son
« arrondi pointu »
# Après cette visite, nous reprenons le car pour le Palais Nicolas où nous assistons à une très belle représentation de chants et danses traditionnelles. A l’entracte nous dégustons verre de vodka ou champagne accompagné de toasts.
Chants et danses russes, un spectacle d’excellente qualité
Jour 3 – Vendredi 4 Mai - par Eliane Etinzon
Musée de l’Ermitage – Pa lais et jardins de Petrodvorets – Soirée tzigane
Petite mauvaise surprise, la seule de notre séjour : notre programme disait : « matinée consacrée à la visite du Musée de l’Ermitage ». Seulement voilà, celui-ci n’ouvre qu’à 10 H 30, et notre programme de l’après-midi ne nous permet pas de prolonger la visite au-delà de 13 Heures. Sans même parler de déjeuner, cela laisse un temps bien court pour la visite d’un aussi riche et merveilleux musée.
Bref, notre guide profite de la première heure du matin pour nous emmener à une boutique de d’objets d’artisanat traditionnel où nous effectuons nos achats de souvenirs et cadeaux.
Et enfin nous y voilà : 5 magnifiques bâtiments sur les rives de la Neva, en plein cœur de Saint-Pétersbourg dont essentiellement le palais d’Hiver, résidence impériale construite au milieu du 18e siècle par l’architecte Rastrelli.
Les collections, initiées par Catherine II couvrent des domaines aussi variés que peinture, sculpture, arts graphiques, et arts décoratifs de diverses origines et d’époques allant de l’antiquité jusqu’au XXe siècle. Il est à noter que la religion orthodoxe interdisait la sculpture et celles qu’importa la Grande Catherine furent les premières sur le territoire russe.
Le musée présente 3 MILLIONS D’OBJETS répartis sur les 20 KM que forme l’ensemble desBATIMENTS mis bout à bout. Les Russes disent que si l’on restait 1 mn devant chaque pièce présentée il faudrait 15 ans pour tout voir. A vous de vérifier le calcul si le cœur vous en dit ! Signalons également que l’Ermitage possède la plus grande collection mondiale d’objets en pierres dures et semi-précieuses (marbre, malachite, jaspes et porphyres de diverses couleurs, lazurite, lapis lazuli, aventurine …) et nous en rencontrerons tout au long de notre visite, notamment quelques vasques assez grandes pour servir de baignoire collective à une famille de six personnes. Ou de moyenne piscine, si vous préférez !
Musée de l’Ermitage, Musée de l’Ermitage
Côté Place du Palais Côté Neva
Nous avions déjà aperçu les splendides façades vertes et blanches lors de nos promenades en ville, maintenant nous pénétrons dans le palais qui ne comprend pas moins de 1150 salles où vivaient environ 2500 personnes.
Les salles d’apparat :
Nous découvrons, dans un premier temps l’escalier d’honneur. La photo parle mieux qu’une description !
L’escalier d’honneur du musée de l’Ermitage
Puis nous traversons une succession de salles dont il est impossible de donner une description détaillée. Salle des blasons avec sa double colonnade en bronze dorés, salle de festins et de réceptions, Salle du trône entièrement en marbre de Carrare. Nous restons bouche bée, impressionnés par la richesse des matériaux, les ors, les bronzes, le luxe inouï partout, les marqueteries des planchers (vingt essences de bois différents) et les lustres colossaux en bronze et/ou cristal.
Salle des Blasons Grande Salle du trône
Salle centrale du Petit Ermitage Galerie reprenant des fresques de Raphaël
Les œuvres du musée - Juste quelques-unes parmi les plus importantes, cela donne le vertige :
Après les salles d’apparat, la visite des œuvres peintes. Nous commençons par la peinture flamande et en particulier les 24 Rembrandt. 24 !!! Rien que ça !
Suivons les diverses salles de la peinture européenne.
ü Peinture italienne : 30 salles du 13e au 18e siècle
2 Leonard de Vinci, des Raphaël, des Giorgione, Titien, Caravage, Guardi …
Leonard de Vinci : Titien : Danaé (enfermée dans une tour d’airain et
Madone à l’enfant recevant Zeus transformé en pluie d’or
(elle donnera naissance à Persée)
ü Peinture espagnole du 15e au 18e siècle : Le Greco et surtout le siècle d’or avec Ribera, Zurbaran, Murillo, Velasquez et puis aussi Goya.
ü Peinture allemande : Cranach, Holbein
ü Peinture française du 15e au 18e siècle : Poussin, Le Lorrain, Fragonard, Boucher, Chardin, Watteau …
Et aussi la fabuleuse collection de Peinture française des 19e et 20e siècles :
Le néo-classicisme avec les peintres d’Histoire : David, Gérard, Girodet
Les débuts de la peinture de paysage avec l’école de Barbizon, Corot, Daubigny
Et surtout la célèbre collection impressionniste : Monet, Renoir, Cézanne, Gauguin etc… Pour la plupart, des tableaux moins connus de nous, Français, que ceux de nos collections, par exemple :
Monet : Le lac à Montgeron Van Gogh : Maisons à Auvers-sur-Oise
Et enfin la fin 19e siècle (les Nabis, les Symbolistes) et début 20e avec pas moins de 37 Matisse et 31 Picasso de ses débuts.
Matisse : La Danse Picasso : L’absinthe
(Tableau de très grande dimension)
Après environ 2 heures 30 de passionnante mais trop rapide course aux œuvres d’art nous nous posons quelques minutes à la cafétéria du musée.
# A 14 Heures, sans une minute de grâce, vite, vite, départ pour le « Versailles Russe », le Palais Impérial de Petrodvorets, dit aussi Peterhof, ou en Français la Cour de Pierre.
Le Palais impérial d’été de Petrodvorets a été construit dans les années 1720 sur les ordres du tsar Pierre le Grand après un voyage en France à la suite duquel il ordonna de faire élever un palais grandiose qui dépasserait le palais de Versailles en termes de beauté.
Au fil des années, le palais de Peterhof sera remanié par ses divers occupants. Catherine II, notamment, redécorera une grande partie de l'intérieur dans les années 1770.
A la fin de la deuxième guerre, Peterhof est en ruines. Il ne reste que des façades noircies par le feu. Les Russes s'emploieront à le restaurer, aidés par les nombreuses archives gardées à l'abri.
Petrodvorets ( vue générale ci-contre) est constitué d’une série de palais et jardins situés à environ 20 km à l'ouest de Saint-Pétersbourg , surplombant le golfe de Finlande , un bras de la mer Baltique . Le même nom réfère à la ville adjacente de 82 000 habitants.
Dans un grand parc de 102 Hectares se trouvent outre le palais proprement dit de nombreux pavillons et fontaines en marbre ou bronze doré. La grande cascade devant le palais (photo ci-dessous) descend sept vastes marches et est ornée de 200 sculptures et de près de 60 jets d'eau. Le parc, à l’Anglaise, en compte 176 en tout.
Vue générale de Petrodvorets #
Jardins, palais et mer la mer au fond
Petrodvorets : Palais, fontaines, jardins et au fond vue sur la mer
Au centre de la cascade se trouve une grotte
artificielle qui dissimule un accès direct au palais. Au
centre du bassin, érigée dans les années 1730 la grande
fontaine de Samson qui présente le
moment où ce dernier ouvre la gueule d'un lion. Elle symbolise
la victoire de la Russie sur la
Suède de Charles
XII
(le lion est un élément du blason suédois). De
la gueule du lion surgit un jet d'eau de 20 mètres, le plus
haut de Peterhof.
Nous entrons et nous équipons de pantoufles « sur-chaussures » afin de ne pas abimer les précieux parquets.
Un escalier d'honneur, des salles d'apparat
toutes richement décorées, des stucs à profusion, des plafonds
polychromes, des parquets marquetés et des murs tapissé d'or
fin ... Harmonie des teintes pastels : du vert amande aux
ocres jaunes en passant par des tons plus osés mauves ou
rouges.
Depuis le Cabinet de travail de Pierre le Grand dont les murs
sont couverts de boiseries finement sculptées, on peut
profiter, d'une vue sur le Grand Canal qui se jette dans la
Baltique et sur l'ensemble du parc (voir photo page
précédente).
Nous circulons, éblouis, de salle en salle : le salon bleu, la salle de bal, les appartements de la tsarine Elisabeth, ceux de la Grande Catherine. Nous admirons la décoration, les meubles, les plafonds, les porcelaines, les fabuleux services de table.
Détail intéressant : avant Pierre le Grand il n’y avait en Russie d’autres meubles que lits, tables, bancs et coffres. Les autres meubles furent d’abord importés d’Allemagne et de Hollande.
Petrodvorets : ci-dessous , quelques vues de l’intérieur du Palais
Retour en ville et direction le restaurant « Tchaïkovski » pour une soirée tzigane fort animée et sympathique.
Jour 4 – Samedi 5 Mai - par Eliane Etinzon
Suite de la visite de la ville – Eglises, métro, marché – Palais et parc de Pavlovsk – Jardins de Pouchkine – Dîner traditionnel
Le lendemain matin, frais et dispos nous sommes prêts pour continuer la découverte de la ville. Première étape, la visite du métro.
Il a
longtemps été jugé impossible de construire un métro à
Saint-Pétersbourg, la ville ayant été bâtie sur une zone de
marais. Puis une technique fut trouvée, mais très
coûteuse. 50 stations
de métro sont réparties en 4 lignes construites très en
profondeur (de 80 à 100 m sous terre). C’est le
métro le plus profond du monde.
Nous descendons un escalier roulant d’une longueur fabuleuse d’un seul tenant (les Russes y bavardent tranquilles, dos à la descente) pour visiter trois des plus belles stations.
Ci-dessus, 2 exemples de stations de métro
Elles sont magnifiques, de véritables palais souterrains construites et décorées dans des styles divers mais toujours avec les matériaux les plus nobles : marbres, granit, albâtre, bronze … Colonnes grecques, lampadaires de bronze, sculptures, bas-reliefs, lustres en bronze et verre taillé, chacune a un style qui lui est propre.
Nous sortons du métro pour aller au marché ex-kolkhozien (voir annexe pour ceux que ça intéresse) puis nous nous rendons à l’église Saint-Nicolas des Marins.
Eglise Saint-Nicolas des Marins
Bleue, blanche et or, nichée dans un écrin de verdure, c’est
l’une des plus belles !
L’horaire a été calculé pour que nous assistions à une messe orthodoxe, ou plutôt à une partie d’une messe sachant qu’une messe dure 2 H 30. Mais, comme nous le constatons, les gens entrent et sortent en cours de cérémonie.
Barbara, notre guide, nous a expliqué les différences principales entre les religions catholique romaine et orthodoxe. Trop long à expliquer ici. La cérémonie est très émouvante, très attachante, le décor (blanc et or, icônes partout, cierges, odeur d’encens, riche iconostase) et les chants, n’y sont pas pour rien. Les fidèles sont debout (aucun siège) et nous voyons ce que signifie « communier sous les deux espèces ». A propos communier signalons que de nombreuses mères sont là avec leur bébé et que le pope leur administre à eux aussi une cuillérée de cette bouillie d’hostie trempée dans le vin.
Pour changer d’ambiance, nous faisons ensuite un rapide arrêt à la synagogue, avant d’aller visiter
La Cathédrale Saint-Isaac
Saint-Isaac, 3e des églises à coupole dans le monde par sa taille après Saint-Pierre de Rome et Saint-Paul de Londres, est « une de ces attractions colossales qui intimident le touriste plus qu’elles ne séduisent l’amateur » (Dominique Fernandez). Construite sous Alexandre Ier, c’est la 4e église érigée en ce même lieu, un mastodonte imposant, œuvre d’un architecte français inconnu chez nous, arrivé en Russie en 1817 et qui mettra 40 ans à la réaliser. Dostoïevski la jugeait « froide, sans âme et surtout d’un luxe insultant pour la ville pauvre ». Par exemple : les colonnes de granit rouge de la façade pèsent chacune 114 tonnes (à l'intérieur, une maquette explique le système employé pour les relever). La coupole a nécessité 101 kg d’or etc … L’intérieur est à l’avenant
Tout y est haut, vaste, monumental. Chargé aussi : colonnes, dorures, peintures et 40 différentes sortes de pierres dures, dont 14 sortes de marbres, malachite, lapis lazuli qui l’on fait surnommer « le musée gemmologique ». Détail à noter : c’est la seule église comportant un vitrail (28 m²) car le vitrail n’est pas un art russe.
Cathédrale Saint-Isaac $ : la façade avec sa coupole d’or et ses colonnes de granit rouge
Saint-Isaac à l’intérieur →
riche iconostase, peintures, dorures, colonnes en malachite et lapis lazuli, vitrail unique à Saint-Pétersbourg
Pause déjeuner dans un restaurant traditionnel « L’isba du chasseur » pseudo-construction de rondins de bois décorée de trophées de chasse. Puis, une fois encore, nous sortons de la ville en direction de notre visite de l’après-midi et traversons les nouvelles banlieues post soviétiques, tour à tour ouvrières ou résidentielles qui ont pour point commun la construction d’une église chaque 2e ou 3e pâté de maisons. Décidément, 70 ans de communisme n’ont pas réussi à tuer la religion !
La visite du domaine de Pavlovsk
Nous commençons par une balade en calèche dans le très beau parc.
Vue aérienne d’une partie du Parc.
On aperçoit le château au fond
A la suite de quoi nous prenons la classique « photo de famille » :
Palais et parc de Pavlovsk - par André Demey
Comme pour un feu d’artifice, ce voyage nous réserva une dernière fusée qui, même pour les plus blasés d’entre nous (encore du stuc … !) laissera un souvenir marquant : le Palais de Pavlovsk.
Situé à 30 km de Saint-Pétersbourg, cet édifice
construit par l’architecte Charles Cameron en 1780, complété
ensuite par Vicenzo Brenna pour l’avènement de Paul
1er (fils de la Grande Catherine), subit bien des
vicissitudes ; incendié en 1803,
ré-incendié, pillé, ruiné lors de la seconde
guerre mondiale, il renaîtra de ses cendres dès le départ des
troupes allemandes.
Vue Générale du château de Pavlovsk
Photo du palais en ruines à la fin de la 2e guerre mondiale →
← Façade du palais (Vue partielle)
Important sans être imposant, ce palais reste dans ses dimensions internes (salle du trône, appartements de l’Impératrice Maria Feodorovna, salon de musique etc…) de taille humaine. Tout est raffiné, harmonieux, à sa juste place et pourtant tout est de « noble origine », marbres de Carrare, porphyre, porcelaines de Sèvres, soieries de Lyon, lustres en verre coloré …
Chaussés de nos sur-chaussures, pour ne pas
abimer les parquets, (usage général sauf à l’Ermitage) nous
avons suivi notre guide, fière d’un groupe attentif et
ponctuel, jusqu’au point d’orgue de la visite, sa salle à
manger de 420 m² qui pourtant,
pouvant accueillir 200 invités et avec ses 10 m sous son
plafond décoré tout en trompe l’œil,
paraît quand même chaleureuse et prête à nous
accueillir, la table dressée comportant le même nombre de
couverts que de membres de groupe.
Séance de « sur-chaussures » →
Après avoir admiré les porcelaines russes
« Les Commères », les nombreuses toiles de la
galerie de peinture (hollandaise pour une partie) les
tapisseries des Gobelins, les bronzes français, le mobilier
signé Jacob, le service de Sèvres (66 pièces) offert par
Marie-Antoinette à Maria Feodorovna (épouse de Paul
1er) et
dont Louis XVI fit détruire tous les moules afin qu’il n’y en
n'ait pas de copie
et les décors muraux ou de
plafonds de toute beauté, il ne nous restait plus qu’à saluer la statue de Paul 1er dans la Cour d’Honneur...
# Pavlovsk : la salle à manger (vue partielle – 50%)
Statue de Paul 1er au centre de la Cour d’Honneur →
... et à prendre congé de ce qui fut un lieu de pouvoir mais aussi de bon goût.
# & "
Quelques autres vues des fastes du Palais de pavlovsk
Pour la petite histoire, il est à retenir que :
· Paul 1er fut assassiné dans ces lieux
· Napoléon 1er fut récusé deux fois en vue d’un mariage, les Romanov ayant fait savoir « qu’une telle alliance ne pouvait s’envisager avec un petit caporal … »
· Johann Strauss (et bien d’autres) dirigea des concerts en ce lieu pendant 10 ans.
Fin d’après-midi à Tsarskoié Selo, Palais d’été de Catherine II - par Eliane Etinzon
Ce lieu est également connu sous le nom de Pouchkine , en hommage à l’écrivain dont c’est le lieu de naissance et de jeunesse.
Un bleu intense, profond, unique ... un alignement de colonnes blanches, des cariatides dorées, c'est ce qui frappe lorsqu'on arrive devant les 300 m de façade du palais de Tsarskoïe Selo. Sur la droite, le palais est dominé par les étonnants bulbes dorés de la chapelle. Un rien trop pompeux peut-être ! (Pour être tout à fait honnête les bulbes étaient recouverts d’échafaudages lors de notre passage, mais les photos … ça existe !!!) Par contre le parc est un enchantement.
Ce fleuron de l'architecture baroque russe a été inspiré par Catherine II "la Grande" ; à l'esprit, elle avait l'image de Versailles. Commande est faite en 1752, à son architecte favori, Bartolomeo Rastrelli (celui de l’Ermitage) de transformer l'ancien palais en un chef d'œuvre surpassant le somptueux Château de Versailles.
Le Palais d’été de Catherine II à Tsarskoié Selo Les bulbes dorés de la chapelle
300 m de façade bleue à colonnes blanches
Gros plan de la façade
Nous ne visitons pas l’intérieur mais faisons une promenade dans le magnifique parc essentiel-lement à l’anglaise comportant parterres de fleurs, espaces boisés, lac et plusieurs pavillons.
$ Quelques vues du parc de Tsarskoié Selo #
#
Nous
terminons la journée, et le séjour par une soirée
folklorique dans un restaurant russe traditionnel
« La Cour de Sergueï » où nous sera servi un repas
typique avec ambiance musicale à laquelle les chanteurs ne
manqueront pas de nous faire participer.
Restaurant typique « La Cour de Sergueï » dont l’architecture est celle de l’isba russe traditionnelle →
Au restaurant « La Cour de Sergueï » On participe activement !
Chanteurs en costume traditionnel
Jour 5 – Dimanche 6 Mai
Saint-Pétersbourg → Paris
Courte la nuit ! Très courte ! Couchés à minuit nous avons dû nous lever à 4 H. Quelques minutes après, alors que les fêtards de la nuit regagnaient l’hôtel, le groupe en petite forme se retrouvait dans le hall regardant d’un air dubitatif nos paniers-repas (sandwichs, œufs durs, crudités) qui ne nous tentaient pas vraiment. Pas de service de petit déjeuner à cette heure matinale mais quand même un café au bar. Sauvés !
Départ à 5 Heures. Barbara est là pour nous accompagner à l’aéroport. Elle aura travaillé dur pour nous jusqu’à la dernière minute.
Nous n’étions pas des plus frais – ceci est un euphémisme ! - mais sommes arrivés à bon port à Paris, encore tôt le matin en raison du décalage horaire. Et tout ça pour arriver à temps pour voter !
Fin d’un beau voyage. Ferons-nous de nouveaux adeptes pour le prochain ?
#
Annexe au Compte-Rendu du Voyage à
Saint-Pétersbourg sur :
Le peu que nous avons pu apprendre de la vie quotidienne des Russes
et en particulier sur le passage du Communisme à l’Economie de Marchés par Eliane Etinzon
§ Les années 1991-1992 furent une période noire.
- « Nous ne savons pas nous-mêmes comment nous avons survécu » répond Barbara, notre guide, à une question qui nous brûlait les lèvres depuis notre arrivée et qu’enfin l’un d’entre nous – en l’occurrence notre Président – ose formuler.
Barbara réfléchit un instant, comme si elle ne savait par où commencer. Puis elle parle, parle, parle …
Nous ne considérons pas que les années Gorbatchev étaient déjà la fin du Communisme car notre vie quotidienne n’était pas touchée. C’est l’année 1991 qui apporta la révolution. Et du jour au lendemain nous avions tout perdu. Nos maigres économies avaient disparu. Toute l’industrie était bloquée. L’approvisionnement alimentaire, dont une grande partie provenait des ex-républiques soviétiques, ne nous parvenait plus. On recevait une maigre aide internationale et on manquait de tout. Nous avions des tickets de rationnement – par exemple 500 g de farine par personne et par mois. Le manque de médicaments était particulièrement cruel. Et du jour au lendemain les prix, loyers compris, avaient triplé. Mais pas les salaires. C’était la famine. Beaucoup ne s’en sont jamais remis.
§ Avant c’était l’égalité dans la pauvreté (hors Nomenklatura bien sûr). La vie était bon marché. Les loyers étaient les mêmes pour tout le monde quelque soit l’appartement ou le quartier. Le prix était d’environ 2 boîtes d’allumettes par m². La propriété privée n’existait pas telle qu’elle s’entend en Occident. Toutefois on pouvait devenir « propriétaire » pour une génération mais sans possibilité de léguer son bien à ses enfants. Après avoir versé un acompte, il était possible d’obtenir un prêt sur 20 ou 25 ans. Une famille pouvait au maximum « acquérir » une résidence principale et une datcha à la campagne. Mais à la mort de « l’acquéreur », la propriété revenait à l’état.
§ C’est Eltsine en 1993 qui a fait les réformes nécessaires. D’un coup de baguette magique il a rempli les magasins, et privatisé les appartements, donnant à qui pouvait se l’offrir la possibilité d’acheter son logement et de le léguer.
§ L’économie s’est libérée et les grandes marques occidentales se sont ruées chez nous.. A partir de là tout était disponible mais pas pour tout le monde. La Russie a payé seule les dettes de l’ancienne URSS.
§ Aujourd’hui il y a de tout mais pas pour tout le monde.
Des fortunes se sont constituées mais 25% de la
population vit au-dessous du seuil de pauvreté. Les
appartements communautaires n’ont pas complètement disparus
(plus à Saint-Pétersbourg qu’ailleurs).
La retraite est à 55 ans pour les femmes et 60 ans pour les hommes. Ce que touchent les retraités permet de manger mais guère plus ; ceux qui le peuvent, prennent de petits emplois complémentaires pour essayer de vivre correctement . (Nous comprenons que c’est le cas de Barbara qui est une femme dans nos âges et accompagne encore un ou deux groupes par mois).
De nouveaux quartiers se construisent à l’extérieur de Saint-Pétersbourg, banlieues dortoirs ou banlieues résidentielles. Les prix ne sont plus les mêmes partout. La propriété n’est plus limitée et de plus en plus de gens souhaitent y accéder. Il y a les riches et les pauvres avec leurs quartiers respectifs, comme en occident. Et puis la tentation de tous ces magasins de luxe dont nous n’avions pas l’habitude…
Le passage a été trop rapide. Une génération doit disparaître qui n’a pas pu s’adapter.
§ Quant à l’avenir, Barbara semble plutôt optimiste.
L’accroissement économique de la Russie était de 8% en 2006. ça bouge et le niveau de vie globalement s’améliore.
§ Ce que nous avons pu constater par nous-mêmes :
Les voitures : Les embouteillages de Saint-Pétersbourg n’ont rien à envier à ceux de Paris. Les véhicules de grand luxe, y compris de longues limousines à l’américaine, côtoient des automobiles qui chez nous se reposeraient déjà à la casse.
Les magasins : nombreux et modernes en centre ville, ils regorgent de tous produits comme chez nous, des vêtements de luxe aux Mac Donald’s en passant par les équipements de haute technologie.
L’omniprésence de la religion : dans les nouveaux quartiers à la périphérie de la ville on voit une église neuve chaque 2e ou 3e bloc de bâtiments. Il y a 3 messes par jour qui sont suivies régulièrement même si les gens entrent et sortent tout au long des 2 H 30 que dure l’office.
Le
marché : Nous avons
visité un marché kolkhozien. Le nom est resté même si les
kolkhozes n’existent plus. Aujourd’hui on y trouve, rangés en
un ordre impeccable, des produits provenant de petites
exploitations familiales privées.
A l’extérieur du marché, dans la rue, quelques petites babouchkas se tenaient immobiles, sur le trottoir, présentant devant elles, à même le sol, qui une douzaine d’œufs et une poignée d’oignons, qui quelques fruits ou légumes de leur jardin. Et il paraît qu’elles viennent de loin. Cela serre le cœur.
Anecdote : l’amie qui m’accompagnait a eu une conversation avec une cliente du marché. Une dame, bien habillée, probablement cultivée et qui parlait bien Anglais, s’étonnait :
- Que faites-vous donc ici ? Ce n’est pas un endroit pour les touristes. Il n’y a rien à voir !
- Si, dit mon amie, avoir un aperçu de la vie quotidienne en Russie est intéressant pour nous.
- Mais vous avez tout chez vous, ici il n’y a rien ! Vous devriez plutôt visiter les musées !