Le Périgord Noir
du 18 au 21 septembre 2007
Au départ de Paris-Montparnasse à 7h.45, dix sept
« vénérables » se sont embarqués pour l’aventure
périgourdine… Le T.G.V. nous dépose à Libourne à 10h.15 et
nous prenons un T.E.R. qui, en 2h.30 nous acheminera à Sarlat.
Autant le T.G.V. « dissout » le paysage, autant à
bord de notre tortillard (60/80km/h.) nous avons le loisir de
découvrir les méandres de la
DORDOGNE, la
succession des châteaux entourés de leurs vignes, les coteaux,
les collines couronnées de forêts de châtaigniers, de noyers,
de yeuses ou chênes verts au feuillage sombre, dense et
persistant. Le nom de
PERIGORD NOIR
vient d’ailleurs de cette dernière essence car les écorces des
troncs et des
branches, et les
feuilles composant la frondaison sont également foncées.
Arrivés à SARLAT nous y retrouvons Jacques Krebs et son épouse, venus par la route de la région lyonnaise et qui nous attendent à l’hôtel de LA COULEUVRINE, charmante étape constituée de trois immeubles accolés, avec une façade Renaissance (au centre) ; il se situe en périphérie nord du VIEUX SARLAT et présente également sur la façade la dernière tour d’angle qui armait l’enceinte de la ville. Certains de nos amis dormiront au tout dernier étage de cet édifice …. atteint après une promenade dans les escaliers, chemin de ronde et autres créneaux !
Cette ancienne place forte a été édifiée dans une dépression au centre de laquelle coule la Cuze, canalisée de nos jours, mais qui, au Moyen-âge inondait régulièrement la vallée.
Grâce à son éloignement des grandes voies de communication, Sarlat a été préservée des constructions en hauteur du XXème siècle. Jusqu’au XVIème siècle elle a présenté un certain dynamisme économique, architectural et politique…. Puis elle s’est assoupie. Grâce à la loi MALRAUX du 4 Août 1962 qui préconise «la sauvegarde du patrimoine urbain français…», une campagne de réhabilitation a été entreprise. Les immeubles relevés présentent un rez-de-chaussée médiéval, un premier étage gothique flamboyant ou Renaissance, des faîtages ou des lanternons classiques. Les toitures se déclinent en lauzes de calcaire s’appuyant sur des murs porteurs épais ; la pente des toits est de 45° pour un poids de 500 kg/m2. C’est une pierre de taille en calcaire ocre blond qui a été choisi pour la reconstruction du centre ville, ce qui lui confère un aspect doux et chaleureux. Cet ensemble de maisons du XIème au XVIème siècle a d’ailleurs servi de décor à certains films de cape et d’épée… mais de nos jours la bourgade a « explosé » dans les collines avoisinantes et c’est une agglomération de plus de 11 000 habitants.
Les principaux monuments sont les suivants :
- L’Hôtel de MALEVILLE, actuellement Office de Tourisme, bâti au milieu du XVIème. pour le président de la Cour des Comptes de Henri IV.
- La Cathédrale SAINT SACERDOS du XVIème siècle : orgues de Lépine du XVIIIème siècle.
- La maison de LA BOETIE, construite an 1525 pour le lieutenant criminel de la Sénéchaussée Antoine de La Boétie. Son fils Etienne de la Boétie (1530-1563), mort de la peste, fut conseiller au Parlement de Bordeaux. Il écrivit à 18 ans le « Discours de la Servitude» faisant l’éloge de la liberté inhérente à chacun, contre la tyrannie :
« Soyez résolus de ne plus servir et vous serez libres ».
Ce pamphlet contre la monarchie fut utilisé par les protestants en 1574 et fut réimprimé à chaque période de lutte pour la démocratie, notamment en 1789.
-
Hôtel PLAMON,
Hôtel de VASSAL, Hôtel de GREZEL, etc. Tous ces hôtels
présentent une tour qui
indique que nous
sommes en présence d’un bien appartenant à des bourgeois
fortunés de la ville.
- L’EGLISE SAINTE MARIE de style gothique. Désirée par les habitants dès 1365 elle est consacrée en 1507. Eglise paroissiale jusqu’en 1789, elle est utilisée en 1793 pour la fabrication du salpêtre. Saccagée, elle est vendue en1796 et en 1815 elle est amputée de son chœur qui devient la Place du Marché. En décembre 1905 ce qui reste de l’édifice est classé Monument Historique. En novembre 1907 on y installe l’Hôtel des Postes. En 1935 ce dernier déménage et le bâtiment est investi par des familles alsaciennes. 1950/1960 c’est au tour d’un dispensaire d’investir l’endroit. En 1980, bien dégradé, l’immeuble est abandonné. Que de tribulations… !
En 1990, Achille Péretti, Maire de Sarlat sollicite l’architecte Jean Nouvel (résidant depuis son enfance dans la commune) pour qu’il trouve une destination à cette ruine. Ce dernier convertit la nef en marché couvert, associé à des espaces d’exposition et de réunion. On conserve le volume intérieur de la nef et on la clôt en dressant le 29.01.2000 deux gigantesques portes dont les vantaux entrouverts restituent le volume du chœur démoli.
«L’architecture est un mélange de nostalgie et d’anticipation extrême».(Jean Baudrillart) Cette citation s’inscrit au beau milieu de ces portes monumentales, peintes en vert (chêne vert). Gageons qu’elles seront le tremplin entre l’ancienne destination et la nouvelle affectation de l’édifice.
La promenade au marché constitue un des attraits du centre ville : fraises, melons, foies gras, confits de canards et d’oie, gâteaux aux noix, croquants, miels, etc…
Le soir il fait bon flâner en ces lieux éclairés par 36 candélabres alimentés au gaz, ce qui donne une lumière chatoyante et légèrement jaunie aux murs environnants Cette mise en valeur s’accompagne de spots sous verre insérés dans les trottoirs et tout cela est l’œuvre de Jacques ROUVEYROLLIS.
-
LA LANTERNE DES
MORTS : construite au XIIème siècle, elle
veille sur le JARDIN
DES ENFEUX, lieux de sépulture des moines de la défunte
abbaye entourant la Cathédrale. Elle aurait été construite
lors du passage de Saint Bernard en1147, mais cela n’est
qu’une supposition.
- Place du MARCHE AUX TROIS OIES : elle doit son nom aux trois volatiles (sculpture contemporaine) qui déambulent benoîtement dans un décor architectural de tourelles, clochetons et escalier d’encoignure.
Après la visite de SARLAT VILLE D’ART ET D’HISTOIRE, le 19 septembre fut consacré à la DECOUVERTE DES PRODUITS DU TERROIR. A ce titre nous n’avons pu échapper à la traditionnelle dégustation des foies gras d’oie et de canard, ce dernier montrant de plus en plus le bout de son bec dans la vie économique du Périgord.
A la ferme auberge des Marthres, l’assiette périgourdine, les pommes sarladaises, etc… nous permirent de nous délecter et de penser que dans un tel pays : Il fait bon vivre ! Un après-midi au grand air et au soleil nous a permis de nous remettre de ces agapes : nous visitons LES JARDINS D’ERIGNAC, classés parmi les plus beaux jardins de France
Aménagés à la française au XVIIIème
siècle
(Jardin de l’Intelligence) il fut modifié en jardin romantique
anglais au XIXème . C’est Gilles
SERMADIRAS DE POUZOLS
DE LILE, le
père de l’actuel propriétaire qui, il y a 40 ans, le
remit dans son état primitif : jardins de verdure,
pelouses, ensembles de charmes et de buis taillés en
topiaires, ifs et cyprès pour marquer l’influence toscane en
vogue à l’époque.
Bien mieux que des
descriptions les photos ci-dessous vous montreront les raisons
de notre enchantement.
Les charmes sont taillés 4 fois l’an, à la cisaille à main, les ifs eux, ne subissent que 3 coupes ; les pelouses sont tondues tous les 4 à 5 jours, selon la saison. Cinq jardiniers, à plein temps, et au mois de juin une équipe de 4 spécialistes de la taille, sont nécessaires pour les grandes tailles. Il y a 40km. de haies à entretenir. A noter que sept sources alimentent le domaine. Nous découvrons aussi le manoir du XVIIème siècle, résidence de l’actuel propriétaire, la chapelle et la terrasse enchanté (effet de perspective). Les seules fleurs ornant cet univers végétal composé uniquement d’éléments verts se cachent dans la roseraie : ce sont diverses variétés de roses blanches.
Pour terminer la journée, nous faisons halte au MOULIN DE LA TOUR XVIèm e siècle. qui perpétue la fabrication traditionnelle des huiles de noix et de noisettes. Il est mu par les eaux d’un torrent : l’Enéa. Quelques chiffres : avec 60kg. de noix on obtient 30kg. de cerneaux, lesquels, après chauffage et pressage donneront 15 litres d’huile goûteuse et odorante.
Le 20 septembre nous partons à la découverte de quelques uns des MIILE ET UN CHATEAUX.
Notre guide Corinne fait arrêter le car à
LA ROQUE-GAGEAC,
que nous devinons dans un fin brouillard d’automne. Au pied de
la haute falaise – 150
mètres en moyenne- creusée par la Dordogne, cette cité de
450 âmes, aligne ses façades, tels les grains d’un collier aux
tons d’ocre en camaïeu. Les constructions imbriquées les unes
dans les autres se lancent à l’assaut de la falaise, tandis
que des palmiers, des figuiers, des cactus, des bambous
prolifèrent grâce à la chaude réverbération des rayons du
soleil sur la roche. Qui pourrait
penser en
observant la quiétude de ce site, qu’il vécu en 1957 un
effroyable cauchemar ? En effet, pendant la nuit, un bloc
de pierre de plusieurs tonnes se détacha et
écrasa plusieurs
maisons et leurs occupants. Depuis cette date une surveillance
pointilleuse s’est mise en place.
Ensuite nous découvrons
DOMME à bord du
petit train qui sillonne cette bastide médiévale (villes
neuves fortifiées
et édifiées au
XIIIème siècle). Centre de peuplement et d’échange
organisés à des fins militaires et économiques, sa
construction au sommet de la Barre Des Dommes, domine
les méandres
de la Dordogne de 150 mètres ce qui implique de ce côté-là peu
ou pas de muraille, par contre du côté du plateau, des
courtines percées de portes fortifiées, par exemple
LA PORTE DES TOURS
avec ses moellons à bossage, encadrant l’ouverture en arc
brisé, qui a servi de poste de garde mais aussi de geôles pour
les Templier qui y furent incarcérés de 1307 à 1318.Des
signes gravés dans la pierre en témoignent.
Une curiosité nous attendait sous
la
HALLE
DU
XVIIème
siècle, au centre
de la bastide : une grotte à concrétions de 450 mètres de
galerie. Une succession de salles nous a permis d’admirer des
milliers de stalactites blanches, des colonnades, des
draperies. Si aujourd’hui tout y est calme et plaisir des
yeux, la grotte servit de refuge aux Dommois, lors des guerres
de 100 Ans et de Religions.
Le midi nous déjeunons à l’auberge de la Rode à Domme où
après l’assiette périgourdine et le cassoulet, nous dégustons
la tarte aux fraises, objet de l’image ci-contre.
C’était beau , c’était bon !
A 15 heures nous embarquons sur une gabarre et goûtons à la détente d’une ballade sur la Dordogne. Longue de 490 km, cette dernière a de tous temps servi de voie de communication et aux échanges commerciaux. La plaisance a succédé aux aventures de la « RIVIERE ESPERANCE ».
Cette contrée a connu bien sûr la Croisade des Albigeois de 1208 à1244 ; n’oublions pas non plus « l’épisode ALIENOR D’AQUITAINE » 1137-1153, mariée à Louis VII lequel sous prétexte de consanguinité la répudie ; elle se remarie en 1152 avec HENRI PLANTAGENET, duc de Normandie et d’Anjou – qui devint roi d’Angleterre en 1154 – réunissant ainsi à ses possession anglaises sur le sol de France, la dot d’Aliénor que Louis VII avait dû rendre à son ex-épouse.
A la suite de cet imbroglio conjugal la Dordogne faisait office de frontière et des forces militaires des deux puissances stationnaient de part et d’autre de la rivière .Il en découla la construction de places fortifiées et de châteaux munis de tours de guet d’où l’on s’espionnait… et quelquefois on déclanchait les hostilités….
La journée se terminera par la visite du château féodal
de BEYNAC ;
cette forteresse édifiée au sommet de la falaise, en un
endroit où la Dordogne
se rétrécit fait
face au château de
CASTELNAUD ;
au Moyen-âge, c’était l’une des quatre baronnies du
Périgord ; elle tirait ses principales ressources du
port, des pêcheries et des péages sur la rivière. Pendant la
guerre de 100 Ans, Beynac, anglais depuis le traité de Paris
en 1259, revint aux Français en 1368. Du chemin de ronde on
découvre un vaste panorama sur la vallée ainsi que les
châteaux de
FAYRAC CASTELNAUD,
MARQUEYSAC, alors qu’au loin se découvre la Barre des
DOMMES. De retour à la Couleuvrine un dîner gastronomique nous
attendait : foie gras/Monbazillac, Eventail de magrets
aux griottes/Pécharmant, Cabécou etc…
Mais chut… ! Il est temps d’essayer de dormir … La journée a été bien remplie !!!
Malgré la bonne chère, nous repartons ce 21 septembre « frais et dispos » pour le pays de CRO-MAGNON. Notre chauffeur très gentiment nous arrête à SAINT GENIES, village pittoresque avec ses maisons de calcaire doré couvertes de lauzes. L’église romane jouxte un château du XVème siècle ; ces toits, très lourds ont tous été réhabilités par des maîtres-lauziers, et le dicton local assure :
« Qui bien lauze, pour cent ans pose »
Après une route sinueuse au milieux de forêts de chênes
verts, nous arrivons sur le plateau qui
domine la vallée de la
VEZERE et là nous
faisons un bond en arrière de 17 000 ans. Nous allons
découvrir la GROTTE DE
LASCAUX II.
Les masses calcaires des collines sont à leur base creusées et les hommes de la préhistoire les utilisent comme habitations, tandis que les grottes s’ouvrant à mi-hauteur des falaises servent de sanctuaires. Il fait froid, la nourriture est rare et pourtant l’homme dessine ; il raconte les animaux qu’il côtoie, il les immortalise de sa main.
Découverte le 12 septembre 1940 par quatre jeunes garçons qui cherchent leur chien, ce sanctuaire se situe sur la rive gauche de la Vézère. L’un des quatre « inventeurs » de Lascaux : Marcel RAVIDAT n’a pas gardé pour lui seul sa
découverte. Il en a prévenu son instituteur, qui lui-même a
avisé L’ABBE
BREUIL, ce dernier transmettant le flambeau à
L’ABBE GLORY.
Celui-ci étudiera le
décor pariétal et
le sol de l’endroit, un vrai travail de bénédictin ( !),
effectué à l’aide de lampes à suif (comme
aux temps
préhistoriques).
En 1948, on aménage la grotte pour l’ouvrir au public, ce qui,
très rapidement amène
diverses
nuisances : gaz carbonique, pénétration de l’humidité,
introduction de champignons. Jusqu’à
cette date la
fermeture hermétique de la cavité, l’ imperméabilité du
plafond - ce qui
explique l’absence de concrétions – et la fixation des
peintures par une imprégnation de calcite avaient préservé
l’ensemble de ces chefs-d’œuvre. C’est
André MALRAUX,
qui
en 1963, décide d’interdire les
clichés qui ont permis de calculer et de reproduire très
fidèlement les coordonnées des parois de la grotte. En
conséquence, à 200mètres de la cavité originale, dans une
ancienne carrière à ciel ouvert, fut insérée une coque en
ferrociment, bâtie à la façon des constructions navales. Une
copie grandeur
nature sert d’écrin à la reproduction que nous voyons de nos
jours. Ce sont des pigments ocre jaune, brun et rouge en oxyde
de manganèse qui ont été utilisés pour la reproduction des
dessins exactement comme pour les originaux. Dans le
diverticule axial la sarabande des animaux composant ce temple
de la préhistoire nous interpelle sur le sens artistique de
nos ancêtres, qui ont en plus tenu compte des aspérités de la
roche. Magnifique, époustouflant !! Les taureaux aux
cornes immenses, font la course avec de petits chevaux
bondissants, la queue et la crinière au vent. Pour un peu on
entendrait, on sentirait ce dernier souffler. Un licorne,
armée de deux cornes rigides et parallèles, son ventre arrondi
en vue d’une naissance future ( ?), hante cette
frise ; on a en plus l’impression que tous ces animaux
gambadent de plaisir et font une ronde autour de nous. Les
clichés ci-dessus attesteront de notre enthousiasme… Une
merveille qu’il sera bon de découvrir sur notre site Internet,
car la
couleur magnifie
encore ces frises.
Les 1500 dessins : animaux, humains, signes géométriques, demeurent pour nous une langue inconnue. Mais quelle présence, quelle poésie, quelle vie !!! A ce jour le commentaire, la destination de cette expression magdalénienne nous échappent. Mais lorsqu’on parviendra à expliquer cet art mystérieux, la magie s’opèrera-t-elle encore ? Aujourd’hui chacun peut rêver … et se faire son propre scénario.
Sortons du rêve, car notre périple s’achève par la visite
libre de l’église abbatiale de
SAINT AMANT DE
COLY, imposante église fortifiée appelée quelquefois
FORT DE SAINT
AMAND.
En 1577 une garnison de huguenots, s’y retranche ; le gouverneur du Périgord, à la tête de 2 000 cavaliers ne vient à bout de sa résistance qu’après six jours de rudes combats. Beaucoup plus pacifiquement nous accédons dans les restes de cette place forte par un chemin qui monte légèrement sur des dalles inégales et usées. La déclivité se poursuit à l’intérieur de l’église et le chœur apparaît ainsi, dominant les rangées de chaises. Une grande austérité règne ici et à la porte d’entrée on devine une chambre de défense, avec notamment des meurtrières.
Nous n’avons découvert que quelques sites du PERIGORD NOIR, dont les limites correspondent à celles du département de la DORDOGNE. Pas de hautes montagnes, pas de vastes plaines. Dame nature a décidé d’enchevêtrer les vallées pour en faire un patchwork bucolique et champêtre, où il fait bon vivre et où les riches saveurs culinaires incitent au rêve. C’est le PAYS DES MILLE CHATEAUX, et dans plusieurs publications nous avons relevé l’expression : PAYS DE GUEULE ! Hum…
Compte rendu rédigé à l’aide du Guide Vert Michelin, et des livres : Connaître Lascaux, éditions Sud-Ouest- Erignac, éditions Sud-ouest –Eglise Sainte-Marie de Jean Nouvel, édition Le Festin et Périgord MSM Découvrir.
Et
nous voilà de retour dans le tortillard Sarlat-Libourne, les
amis Krebs ayant repris la route de leur côté.