COMPTE-RENDU DE NOTRE VOYAGE
NAPLES et en CAMPANIE
du Jeudi 8 au Mercredi 14 Mai 2008
26 personnes composaient le groupe :
Mmes Annick Dohy, Eliane Etinzon, Dominique Lencot, Danièle Nigoul, Micheline Ronzière, Roselyne Touroude
Mmes et MM. André et Hélène Demey, Claude et Jeanne Rogueda, Jacques et Françoise Laîné, Aimé Le Liboux et Elizabeth Pichard, Richard et Danielle Micor, Jacques et Anne-Marie Noé, Jean-Louis et Christiane Perrot, Roger Rulence et Jacqueline Mareix, Jean-Jacques et Colette Veronesi,
MM. Philippe Dutheil, André Suquet.
Ont bien voulu se charger de rédiger une partie de ce compte-rendu :
André Demey, Françoise Laîné, Dominique Lencot, Anne-Marie Noé, Jean-Louis Perrot, Jeanne Rogueda et Eliane Etinzon
Jour 1 – Jeudi 8 Mai par Eliane Etinzon
Tout le monde se retrouve à l’aéroport, en pleine forme, dès 7 H 15 du matin, prêts pour une nouvelle aventure de quelques jours entre amis. Embarquement sans problème. Arrivée à Naples en fin de matinée.
Dans le car qui nous mène vers la ville, notre guide Maria – une jeune femme très vive et délurée – commence à nous expliquer un peu l’historique de Naples en son Français au fort accent italien. On a du mal à s’y retrouver dans les familles, dynasties et lignages divers qui se succèdent à la tête de la région. Bouquins aidant, en voici un résumé très succinct :
- La Colonie Grecque de Neapolis fut conquise au 4e S avant J.C. par les Romains mais la légende grecque de la Sirène Parthénope (Ulysse et les sirènes c’est là !) avait donné son nom à la ville de Naples - car elle y était enterrée – c’est pourquoi on l’appelle encore parfois aujourd’hui « la cité parthénopéenne »
- Depuis le 12e siècle 7 lignages princiers ont régné sur Naples. Parmi les plus importants :
- Les Normands
- Les Angevins (en particulier Robert le Sage, le roi mécène)
- Les Aragonais
- Les Espagnols et notamment les Bourbons d’Espagne
-
Sans oublier Joseph Bonaparte suivi de
Murat
Après avoir quitté le car, une courte marche – notre premier
bain de foule, d’agitation, de bruit, de pollution napolitains
– jetant un coup d’œil au passage au Palais Royal
(17e siècle), au Teatro San Carlo - l’opéra -
du18e siècle et à la piazza del
Plebiscito, nous
atteignons le lieu de notre déjeuner.
Piazza del Plebiscito "
Restaurant : « Il Plebiscito ». Pas plébiscité du tout le Plebiscito because on y restera pas loin de 3 heures !!! Problème d’organisation et panique à bord : apparemment deux groupes y déjeunaient mais un seul était attendu ! On a vraiment eu l’impression qu’ils avaient raclé leurs fonds de placards pour nous trouver quelque chose à manger, menu différent de ce qui nous avait été annoncé et différent aussi selon les tables. Pendant qu’on attendait les chiens faisaient tranquillement la navette entre la cuisine et la salle. Bref, on renonce au café pour gagner du temps et, en route vers le car pour la suite de la visite.
Pendant ce court chemin nous avons droit à une vraie scène à l’italienne :
Notre guide Maria décide de remettre à sa place un marchand de cartes postales trop entreprenant à son goût. Vertement elle lui enjoint de nous laisser tranquilles et d’aller voir ailleurs si elle y est, ce dont le vendeur, refusant de lâcher sa proie, n’a aucune intention. Le ton monte de part et d’autre. Très vite. ça hurle ! ça gesticule ! ça s’insulte allègrement ! Et lorsque le vendeur traite Maria de « Merda », celle-ci s’adresse aux flics, se plaint d’avoir été insultée, harcelée, empêchée de faire correctement son travail de guide et humiliée devant ses clients qui en tant que Français sont tous à même de comprendre le mot « merda » ; elle menace enfin de porter plainte! De guerre lasse, l’homme s’éloigne.
Instantanément, Maria, de la furie qu’elle était, redevient calme et souriante. Un tantinet fière d’elle dirais-je !
Promenade rapide dans le quartier de Naples proche du port :
- Retour à la piazza del Plebiscito. Aménagée sous le règne de Murat cette place de nobles dimensions en forme d’hémicycle est fermée d’un côté par le Palais Royal et de l’autre par une église construite sur le modèle du Panthéon de Rome (photo ci-dessus).
- Passage par la Galleria Umberto I, à la voûte de verre
et métal (XIXe
siècle bien sûr) semblable à celle que l’on peut voir à
Milan.
-Coup d’œil sur le Castel Nuovo, en pierre de lave du Vésuve. Comme notre pont neuf qui est le plus vieux de Paris, le Castel Nuovo est en réalité un vieux château médiéval qui date de Charles Ier d’Anjou, 13e siècle et a la particularité d’avoir un pan de mur baroque entre deux tours comme un arc de triomphe collé sur un château fort. Assez cocasse !
Le Castel Nuovo, château angevin du 13e siècle "
ultérieurement enjolivé d’une porte baroque genre arc de triomphe.
Promenade en car ensuite à travers Naples et ses embouteillages vers les collines résidentielles d’où nous jouissons d’un panorama sur la baie de Naples et le Vésuve. La carte postale traditionnelle ! Pas mal quand même !
! La baie de Naples et le Vésuve
En fin d’après-midi arrivée et installation à l’hôtel. Très bel hôtel au-dessus de Sorrente.
Vue panoramique.
Jour 2 – Vendredi 9 Mai
Matin : La Côte Amalfitaine : par Jean-Louis Perrot
La visite de la côte AMALFITAINE était au programme du
deuxième jour du voyage. Nous sommes dans la province de
SALERNE et le contrefort de l’Apennin génère vers le sud une
côte très découpée avec des aplombs sur la mer de plusieurs
centaines de mètres, avec une végétation subtropicale -
oliviers, oranges, agrumes - qui ne laissent pas beaucoup de
place pour la ville et l’habitat. L’urbanisation en corniche
de la côte AMALFITAINE que l’on ne pouvait atteindre jusqu’au
siècle dernier que par la mer, a favorisé le maintien de
nombreuses traditions.
Côte amalfitaine : le « rocher de la Vierge » "
Malgré les aspérités et les difficultés du site, des traces de la présence humaine datant de la préhistoire sont toutefois présentes.
A partir du XVème siècle avant J-C, la côte devient un repère et un point de passage pour les Egéens, puis pour les peuples de l’Apennin (Samnites et Lucains) avant que les Romains ne s’y installent pour en faire un lieu privilégié de villégiature. De somptueuses villas furent ainsi édifiées sur la côte .
Au Ve siècle après J-C, les invasions barbares causèrent le déplacement massif de réfugiés vers les endroits les plus inhospitaliers mais aussi les plus sures de la côte ; Byzantins, Lombards et Arabes occupèrent successivement l’échiquier politique et militaire du sud de l’Italie jusqu’à l’arrivée des Normands au XI e siècle.
POSITANO fut une étape remarquée après avoir parcouru plusieurs dizaines de Km de route en corniche, impressionnante par la beauté des roches calcaires , des villages de pécheurs accrochés à la falaise et par la présence de grottes naturelles dues à l’érosion de la mer. Cette cité restera enfermée dans son isolement jusqu’à la fin du XIXe siècle quand avec l’ouverture de l’actuelle route, le village a commencé à développer une vocation touristique qui constitue aujourd’hui le pivot de son économie.
On s’est dirigé ensuite vers AMALFI dont le commerce maritime
fut la principale ressource en méditerranée dès le VIIIème
siècle avec les Byzantins et les Arabes de l’Afrique
septentrionale. Une longue succession de 57 marches réalisées
en 1728 mène à
l’atrium de la cathédrale fondée en 987 et dédicacée à
l’apôtre St André. Mélange de style gothique et arabe, son
plan architectural actuel fut restauré au XIXème
siècle.
En haut des marches, l’Atrium gothico-arabe précédant "
la Cathédrale d’Amalfi
! Escaliers et façade de la Cathédrale d’Amalfi
Une porte en bronze fondue à Constantinople en 1060, encadrée d’une corniche en marbre souligne l’accès principal de l’édifice. On peut y voir dans la niche d’une des chapelles le reliquaire de St André en argent massif. La crypte fut construite aux alentours de 1903 ; des fresques de l’école baroque napolitaine en décorent les voûtes. L’autel fondé sur un sarcophage fut réalisé au XVIème siècle et on y voit une impressionnante statue en bronze sculptée par Michelangelo Naccherino.
D’autres sculptures en marbre représentent St Etienne et St Laurent. La chapelle de la crucifixion est la plus précieuse des six chapelles du cloître- son espace intérieur est marqué par deux arcs à cintre abaissé posés sur une colonne crénelée .Une fresque de l’école de GIOTTO représente une crucifixion. Ce cloître du Paradis attenant à la cathédrale fut un ancien cimetière des citadins illustres et ses arches sont caractéristiques de l’art roman de la côte AMALFITAINE. Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, AMALFI a su gardé un charme à l’image de son passé historique avec ses ruelles médiévales dans laquelle on y retrouve encore la trace de manufactures de fabrication de papier, d’une fabrique de céramique et toute un archéologie de la civilisation rurale.
Avant de reprendre la route dans le sens inverse à flan de falaise vers SORRENTE, l’après-midi fut consacrée à la visite de RAVELLO, perché sur un éperon rocheux d’où l’on domine une large portion de la corniche et une vue panoramique sur la mer et le cap d’Ours.
! Ravello : le vieux campanile
| La visite de la villa RUFOLO était au programme, villa qui est un chef d’œuvre architectural dont le charme découle de l’admirable symbiose entre la nature, le paysage d’une grandeur exceptionnelle et l’art. |
Sa construction remonte aux années 1266-1285 à l’époque de Charles d’Anjou qui régnait alors sur le trône de Naples. Après avoir parcouru l’allée principale bordée de hauts cyprès, on arrive à un édifice à 3 étages. Malgré le temps et les transformations successives, les structures actuelles donnent une forte impression de ce que devait être la beauté originelle de la construction. Un cloître du XIVème siècle et des jeux d’ombres et de lumières en font un admirable exemple
d’architecture en style moresque. Les jardins en terrasse sur la mer se développent sur deux niveaux et font face à un panorama d’une incroyable beauté.
Trois salles de la villa abritaient une exposition sur les débuts de la photographie et les découvertes d’EDISON .
Cette visite de l’un des lieux les plus enchanteurs de la région fut un plaisir pour les amateurs de photos qui ont eu le loisir de graver dans le numérique, le souvenir
d’un site animé par la polychromie de couleurs et de charmes
d’une ambiance typiquement méditerranéenne.
Panorama à partir des jardins de la villa Rufolo à Ravello
Le groupe, parfois un peu dissipé, devant la villa Rufolo,
autour de notre guide, Maria.
Jour 3 – Samedi 10 Mai
Autre programme, autre guide. Nous retrouverons Maria pour la journée à Capri mais pour les sites archéologiques c’est Enrico qui nous donnera les explications. Après un premier contact un peu frais il se révèlera un guide remarquable et sympathique.
Matin 1ère partie : Salerne par Eliane Etinzon
Premier arrêt de la matinée à Salerne, la seconde ville de Campanie.
Le monument principal de cette cité, au demeurant fort agréable, est le Duomo, comme disent les Italiens, comprenez, la cathédrale.
L’atrium carré tout en colonnes antiques et arcades précède l’église. D’un côté la tour carrée du 12e siècle. L’intérieur est impressionnant.
! Cathédrale de Salerne : L’atrium carré avec ses arcades
et colonnes et le campanile
Matin 2ème partie - Au royaume de la mozzarella par Jeanne Rogueda
Située à 4km. au nord de Paestum, nous découvrons la Tenuta Vannulo, un domaine de plus de 200ha., où évoluent six buffles et trois cents bufflesses, dont le lait est l’élément de base de la mozzarella, la ricotta,le yaourt, les glaces etc. « bio » ; trois cent cinquante kg. de fromages sont vendus chaque jour aux habitants et restaurateurs de la région et ce, dès 9h.30 – soit le total de la production.
La douche des buffles "
Les étables ***** qui abritent ce bétail, comportent tous les aménagements pour obtenir une production optimale de lait :
· Deux traites de six litres chacune à 35% de lipides - une à 4h du matin, une à 15h.
· Pas d’attache, mais chaque bête est fidèle à sa place, de même au moment de la traite, matelas sur chaque place, bain de boue, douche fraîche, massage par brosse, repas composés de maïs, paille et 25kg. d’herbe fraîche ; en été les bêtes sont menées à la pâture qui jouxte les abris.
· Bain, puis traite automatique et acheminement du lait par canalisation directement au laboratoire, où après adjonction de présure et 4h.30 de fermentation on obtient la masse de fromage d’où des spécialistes séparent ce qui deviendra la mozzarella, la ricotta les yaourts, etc…
· Ramassage des déchets deux fois par jour.
· Soins médicaux dispensés par un vétérinaire homéopathe.
Dix personnes procèdent à la fabrication des fromages et produits dérivés, dont l’origine remonte au 12ème siècle.
La vie d’une bufflesse au paradis de Tenuta Vannulo :
Elle est apte à faire son premier veau vers sa deuxième année
et ensuite elle engendre un veau tous les ans et cela pendant
une dizaine d’années ; son espérance de vie est limitée à
douze ans. La bufflesse n’a pas de phase de chaleurs, ce qui
exclut l’insémination artificielle, les buffles évoluent donc
librement au sein du troupeau ; seule leur taille –un peu
plus volumineux que les femelles- et leur garrot et leur tête
plus massifs font la différence des sexes. Le bufflon naît
après 310 jours de
gestation ; il est nourri cinq jours avec le lait
maternel et ensuite il est vendu ; il termine sa courte
vie en aliment pour chien ou chat.
On aime se reposer … ou se faire gratter le dos
(la maison jouit d’un équipement moderne)
Ou encore profiter d’un bain de boue bien
fraîche, c’est bon pour le teint)
D’autre part la viande de buffle est comestible.
Bien sûr nous avons eu le privilège de déguster la production de cette ferme. La saveur douce et la texture crémeuse ont ravi nos papilles, et franchement ce qui nous fut donné à goûter n’a rien à voir avec ce qui nous est vendu sous ce vocable en France ! La raison principale est la suivante : ce produit se consomme dans la journée, le conserver au réfrigérateur est un crime de « lèse-buffala » !
A noter enfin qu’afin d’éviter que ces paisibles ruminants ne soient importunés par les mouches, on élève à proximité des installations, un insecte qui détruit les indésirables et aussi les odeurs.
Dégustation de Mozarella #
Non, ce ne sont pas des glaces ; nous goûtons de petites boules de
Mozarella piquées sur des fourchettes !
Après-midi : visite du site de Paestum par Anne-Marie Noé
La fondation de Poseidonia qui deviendra par la suite Paestum a eu lieu à la fin du VIIe siècle avant J.C. et représente l’un des derniers épisodes de la colonisation grecque en Italie méridionale, colonisation qui commença au VIIIe siècle avant J.C. avec la fondation de Cumes.
C’est au cours du VIe siècle avant J.C. que la ville commence à prendre forme, à s’enraciner : rapidement elle s’empare du territoire environnant et s’adonne essentiellement à l’agriculture qui sera la base de sa future richesse.
Dans le dernier quart du siècle l’importance et la prospérité de Paestum se traduisent par une intense activité en architecture portant à la réalisation des temples :
1/ Temple de Cerès – 550 avant J.C.
2/ Temple de Poséidon – 450 avant J.C. (2e plus grand temple après le Parthénon et le mieux conservé)
3/ Basilique – 500 avant J.C., seul temple en Italie dont le naos est partagé en deux par une rangée de colonnes.
La ville était entourée d’un mur d’enceinte de 5 km comportant des tours se répétant à intervalles réguliers. Face aux 4 points cardinaux ouvrent les 4 portent principales de la ville : Porte de la Sirène, Porte de la Justice, Porte de la mer et Porte Dorée.
Dans la première moitié du Ve siècle avant J.C. la ville connaît une période de grande splendeur mais vers 400 avant J.C. elle est attaquée par les Lucains, peuple primitif descendu des montagnes. Au IIIe siècle, les Romains battent les Samnites et occupent Paestum. Ils gardent les temples grecs et les dieux dont ils changent les noms.
Paestum remplit un rôle important durant la guerre entre Rome et Carthage.
Vues aériennes de Paestum qui donnent une idée de l’ampleur du site
(Sur la photo de droite se trouvent les trois temples avec, au fond, le temple de Cérès.
Sur celle de gauche le temple de Poséidon et la Basilique. Autour des temples, les vestiges de la ville grecque)
Après la guerre sociale, la colonie devient un municipum. Par la suite la ville connut un déclin progressif.
L Le site de Paestum est exceptionnel. Les temples doriques sont en parfaite harmonie avec la nature.
L a végétation a recouvert les bâtiments. Seuls les temples ont résisté, utilisés au Moyen-Âge par les Chrétiens.
Le temple de Poséidon est le mieux conservé de tous les temples grecs . Les colonnes en calcaire local, hautes de presque 9 mètres, sont légèrement rétrécies par rapport à la base.
La Basilique est le plus ancien temple de Paestum de style archaïque. Son nom lui fut attribué au XVIIIe siècle au moment des premières fouilles de Paestum. Le péristyle extérieur présente18 colonnes sur les côtés longs et 9 sur les façades.
# Le temple de Poséidon
! On aperçoit à l’intérieur une partie du naos
Le temple de Cérès est en réalité dédié à Athéna. C’est le monument qui représente le mieux la phase de transition de l’architecture de ce type de bâtiments qui va de la fin de l’époque archaïque aux début du classicisme.
Entre les temples on a retrouvé les vestiges de la ville : Amphithéâtre, Comitium, Thermes, Piscine, Temple Italique, Maison d’époque romaine.
Beau cadre et très peu de monde sur le site.
Nous en profitons pour prendre la traditionnelle « photo de famille » avec Enrico notre guide au centre.
Dans le musée, installé en face du site, on peut voir les métopes du temple d’Hera, des statuettes en terre cuite provenant des dépôts votifs du sanctuaire méridional. Amphores, vases peints, série de peintures funéraires lucaniennes. Ainsi que la célèbre tombe du plongeur datant du Ve siècle avant J.C.
Au musée de Paestum, dans la « Tombe du plongeur » nous admirons quelques magnifiques témoignages de ce que fut la peinture murale grecque
(peu d’exemples sont parvenus jusqu’à nous ; nous n’avons pratiquement que des peintures sur céramique)
Scène de Banquet Le plongeur
Jour 4 – Dimanche 11 Mai
Matin : Pompéi, par Eliane Etinzon
le site archéologique le mieux conservé au monde
Dès 8 h 30, à l’ouverture, les vingt-six que nous sommes, accompagnés d’Enrico notre guide, sont à pied d’œuvre aux portes de Pompéi afin de bénéficier de quelques moments calmes avant l’arrivée de la foule. Et nous parvenons en effet à nous promener pendant pratiquement une heure dans des rues presque désertes.
$ Aperçu des rues de Pompéi, tôt le matin, avant l’arrivée de la foule des touristes $
Enrico nous rappelle l’explosion du Vésuve qui a enseveli la
ville en l’an 79 de notre ère figeant dans la mort tous ceux
qui ne s’étaient pas enfuis (les secousses avaient commencé
une semaine avant
l’explosion ) et comment le site a été redécouvert au 18e siècle. Aujourd’hui il accueille 2.800.000 visiteurs par an.
La ville de Pompéi date du 7e siècle avant J.C. mais la ville romaine ne commence à se développer qu’à partir du 3e siècle, (avant J.C. toujours). C’est une cité prospère, séjour apprécié des riches familles romaines. A la veille de l’éruption elle comptait quelque 25.000 habitants.
Vue générale de Pompéi au pied du Vésuve
(pour donner une idée de l’étendue du site)
Pompéi était une ville fortifiée comprenant 3.5km de remparts et 12 tours de contrôle. La ville, plus proche de la mer qu’aujourd’hui jouissait d’un port commercial.
Les témoignages de la prospérité de Pompéi se succèdent sous nos yeux et Enrico multiplie les détails qui nous rendent cette ville vivante, nous montrant et nous décrivant :
· les commerces : boutiques, ateliers, restaurants, hôtels de passe qui bordent les rues.
←
Boulangerie
équipée de
moulins à grain et, pour cuire
la pâte, de fours semblable à nos fours à pizza
d’aujourd’hui.
tenir la soupe au chaud
les
maisons
, souvent à étage avec leurs des restes d’escaliers.
· les rues droites, parfois d’une largeur étonnante, se coupant le plus souvent à angle droit avec par endroits, creusées dans la chaussée, les traces des roues des chars, témoins de l’activité intense qui y régnait, avec les plots qui permettaient aux piétons de traverser à sec.
A certains coins de rue, des fontaines.
Une rue : remarquez les ornières creusées par les roues des chars et les plots permettant " le passage à sec des piétons. De part et d’autres, maisons et boutiques.
· les portions d’aqueducs ; Enrico nous explique que la ville eut l’eau courante à partir de l’an 20 après JC.
En de hors des heures de travail les Pompéiens ne manquaient pas d’activités. Ils pouvaient se rendre :
· au forum, lieu de la vie sociale .
C’est là que sont rassemblés la plupart des édifices publics, là qu’étaient célébrées les cérémonies religieuses, là que la justice était rendue et on y faisait également du commerce.
· au temple
· au stade
· au spectacle : amphithéatre, petit théâtre, grand théâtre (5000 personnes, 3 niveaux de gradins – selon le rang social - , ce théâtre est encore utilisé aujourd’hui)
· aux termes. Nous visitons l’un des 4 établissement que comptait la ville.
Deux vues du forum principal (il y en avait trois)
·
Et pourquoi pas visiter l’un des lupanars. Il n’y avait pas
moins de 25 maisons closes. Nous visitons la plus grande. Le
chemin en est fléché dans les rues par un phallus sculpté dans
les pavés des rues. Arrivé devant la porte, pas de risque
d’erreur, un phallus dressé au dessus de la porte sert
d’enseigne ! A l’intérieur, de petites cellules contenant
un lit et des peintures murales libertines.
Deux détails amusants :
- Il y a encore une vingtaine d’années, le guide demandait aux dames de bien vouloir attendre dehors !
- Pas à Pompéi mais à Rome, il existait également des maisons pour le plaisir des dames.
Nous terminons notre visite par la Villa des Mystères :
Un peu à l’écart, cette villa patricienne, luxueuse et raffinée, comporte un grand nombre de pièces et se distingue par ses peintures murales dans les salles de réceptions.
La villa doit son nom aux fresques de la salle à manger représentant les « mystères », c’est-à-dire les
rites d’initiation au culte de Bacchus.
Fresques des « Mystères » dans la salle à manger de la villa à laquelle elles ont donné leur nom.
Après 4 heures de marche ou de station debout dans Pompéi, c’est ravis mais un peu las que nous gagnons le lieu de notre déjeuner où la pause fut très appréciée.
Après midi : La Solfatara par Dominique Lencot
Après une matinée passée à Pompéi, émerveillés mais un peu fourbus, nous décidons de remettre au lendemain, la visite de la Villa de Poppée et de nous contenter pour aujourd’hui d’une séance « Nature et Découverte » à la Solfatara de Pozzuoli.
Un petit café italien, pris sous la terrasse ombragée du
restaurant Tibérius où nous avons déjeuné nous a remis en
forme pour reprendre la route. La masse imposante du Vésuve,
avec ses 1200m de haut (il mesurait 1900 m avant l’éruption de
79 ap. J.C.) et son vaste cratère de 300 m de profondeur, nous
accompagne pendant notre trajet vers
Pozzuoli
, petite ville où, en 305 av. J.C. fut décapité San Gennaro,
le saint patron de Naples.
Nous voici au cœur des Champs Phlégréens, vaste zone volcanique qui abrite la Solfatara, dans l’un des 40 anciens volcans qui la constituaient. Le nom vient du grec et signifie « champs brûlants ».
!Fumerolles s’échappant du sol
On a peine à imaginer que l’on marche dans un cratère de 700m de diamètre créé il y a 4000 ans par une explosion magmatique. L’atmosphère est lunaire, irréelle ! Au centre du cratère, la Fangaia bouillonne de jets de boue à 100°. Partout des fumerolles s’échappent du sol, répandant une agréable odeur d’œuf pourri ! La présence de gaz dans le sol fait résonner nos pas. La terre est chaude, des sources naturelles de vapeur d’eau soufrée sous pression jaillissent à 160° comme dans la Bocca Grande ou Grande Fumerolle. Autour des sources, les pierres prennent la couleur orangé du soufre.
C’est sûr, le diable n’est pas loin ! Pourtant ce lieu était une station thermale fort appréciée encore au XIXe siècle où il était de bon ton de venir respirer les vapeurs soufrées canalisées vers de petits saunas en forme de niche. $
.
!
Flaques
de boue en ébullition
Quelques-uns subsistent et certains de nos compagnons de voyage s’y essaient … L’odeur et l’âcreté viennent rapidement à bout de leur résistance !! Tant pis pour les voies respiratoires et les rhumatismes.
Mieux vaut, comme d’autres, se constituer une belle collection de pierres soufrées et de pierres ponce.
célèbres pour leurs nombreux cratères qui donnent à cette région un aspect lunaire.
Niche d’où s’échappent des vapeurs soufrées
Jour 5 – Lundi 12 Mai
Matin : Villa de Poppée par Dominique Lencot
A Torre Annunziata, ville bâtie sur les ruines antiques d’Oplontis, nous visitons une splendide villa impériale, mise à jour en 1964 sous plusieurs mètres de pierre ponce et de vagues de cendres. Nous descendons
jusqu’à elle, observant au passage les strates des différentes époques, celles de l’éruption du Vésuve et les plus récentes. Comme l’indique le graffiti d’un domestique, cette villa aurait probablement appartenu à Poppée, la seconde épouse de Néron.
Aile gauche de la villa de Poppée, vue du niveau actuel de la ville
L’aile droite, de même dimension, disparaît sous les échafaudages
La maison
(actuellement partiellement en rénovation, dommage ! nous
sommes venus un an trop tôt !) est exceptionnelle par sa
taille, le nombre
de ses pièces, couloirs, logements d’esclaves, cours à
péristyle, jardins entourés de portiques, ses thermes et même
sa piscine de 60 m de long.
Nous avons visité à Pompéi la très riche Villa des Mystères, mais celle-ci est d’une autre ampleur. Nous comprenons maintenant la différence qui sépare la villa patricienne de la villa impériale !
Plus extraordinaire encore, est la richesse décorative des pièces de réception avec leurs peintures murales réalisées du 1err siècle avant J.C. au 1er siècle après J.C. : foisonnement des motifs, vivacité des couleurs, maîtrise parfaite de la technique de la fresque, trompe-l’œil à la mode de l’époque, influences orientales, chaque pièce fait l’admiration de nos compagnons de voyage.
Tellement admiratifs que, le temps que le car démarre, notre « compteur » de service (comprenez Jean-Louis Perrot qui a accepté la lourde charge de s’assurer que l’effectif était au complet à chaque départ de car) constate l’absence de 2 retardataires. Il faut vite revenir au point de départ où, heureusement nous les récupérons sains et saufs.
Après-midi : Visite du centre historique de Naples par André Demey
Rude journée que celle du 12 Mai ! Démarrage sur les chapeaux de roues par la visite de la Villa de Poppée (décrite ci-dessus) où nous avons failli « oublier » un couple. Demi-tour pour retourner les récupérer puis direction Naples.
Poursuite de la journée par la visite de la cathédrale de San Gennaro (fin XIIIe / XIVe siècle) construite pour Charles 1er d’Anjou, dans laquelle il est possible d’admirer quelques vestiges de l’art gothique tel que nous le connaissons (rare en Italie). Elle se distingue par des lignes pures et une façade blanche comportant de nombreuses sculptures, mais surtout par une chapelle où se trouve une ampoule qui contiendrait du sang de San Gennaro qui se liquéfierait deux fois par an, ce qui donne lieu à des pèlerinages très importants. A remarquer, une statue équestre tout en argent montrant un ecclésiastique transportant cette ampoule.
! Façade de la cathédrale de San Gennaro
Mélange de tous les styles, médieval – baroque – napolitain …, cette cathédrale est complétée par une basilique (Santa Restitua)
d’origine paléochrétienne qui fut modifiée à l’époque angevine.
La visite de la crypte, tout en marbre blanc (devait recevoir les bustes des cardinaux) compléta cette visite.
A signaler :
Nous poursuivons notre périple pédestre vers la SPACCANAPOLI (artère bordée d’églises : franciscaine, dominicaine, jésuite … ) ainsi que de nombreuses boutiques, certaines singulières car exclusivement réservées aux … crèches et aux santons (l’origine en serait les statuettes votives en terre cuite qui étaient déposées dans la terre autour des temples et/ou autels consacrés aux dieux)
Il est permis d’admirer également quelques obélisques érigées pour commémorer certains évènements (ex. : l’épidémie de peste de 1656 qui fit 200.000 victimes).
Arrivons à Santa Chiara, église flanquée de deux couvents (sœurs clarisses et franciscaines). Cette église fut offerte en cadeau de noces à son épouse Maria de Majorque par Robert d’Anjou (Robert le Sage).
Homme très cultivé, entouré par de nombreux artistes, il contribua fortement au développement des arts ; Il fit appel notamment à des compagnons français spécialistes du gothique.
Comme toutes les églises, celle-ci passa du gothique au baroque. Mais fortement bombardée en 1943, elle fut rendue à son état originel lors de sa restauration après guerre.
A signaler :
Cette visite n’aurait pas été complète si nous n’avions pas visité le cloître des clarisses. Ayant fait vœu de solitude, leur vie fur « relayée » avec le monde du dehors par des piliers et bancs entièrement décorés en majoliques (carreaux de faïence peints) représentant des scènes de la vie du « dehors » au quotidien, ce dispositif ayant été complété au XVIIIe siècle par des fresques murales tout autour du déambulatoire.
Eglise Santa Chiara : le cloître en majoliques
Pedibus jambus ereintus , nous avons enfin eu droit à un déjeuner au restaurant Rosatti près du Palais Royal puis, en attendant que la voie soit dégagée pour le car (la police bloquait en effet les rues en raison d’une manifestation devant le Castel Nuovo concernant le problème des ordures ) à un petit café au Gambrinus, le plus célèbre café de Naples et l’un des établissements les plus anciens.
Enfin, morceau de roi, nous visitons le musée archéologique où se trouvent rassemblées les plus belles mosaïques trouvées à Pompéi. Que dire devant autant de beautés artistiques ? Le chien, la panthère, le combat de coqs, les personnages mythologiques, les portraits (couple, visage de femme), la bataille où Alexandre le Grand défait l’armée de Darius III, les animaux - réalistes, exotiques ou fantastiques - et cela que pour la décoration des sols ! Car les murs n’étaient pas oubliés non plus : décors de verdure (toujours en mosaïque) exceptionnel.
# Trois exemples de mosaïques du Musée archéologique de Naples dont, #
au centre, la célèbre tête d’Alexandre
Bien sûr il ne faut pas oublier le cabinet « secret » où sont réunies toutes les œuvres à caractère coquin dont beaucoup décoraient les « lupanars » de Pompei. Celles-ci furent cachées aux yeux du plus grand nombre (pas pour tout le monde) afin de ne pas choquer la morale de l’époque.
Une sculpture et une fresque présentées dans le Cabinet Secret
du Musée archéologique de Naples.
Au-delà du sujet, admirez quand même la maître des artistes
Oublier l’exposition de tous les instruments destinés à la cuisine serait navrant ; mais la surprise est au niveau des travaux en verre : pots à onguents, fioles, vases (de couleur bleue ou verte pour certains) et enfin les vitrages (eh oui !) pour les fenêtres, sont là pour témoigner d’un art maîtrisé et déjà très vulgarisé.
Divers instruments sont également exposés : dentisterie, chirurgie etc…
Et, j’allais oublié : un superbe vase-camé nous attendait dans sa vitrine.
Bien sûr d’autres choses nous ont aussi captivés, tels des panneaux peints (genre trumeaux) avec des scènes de bataille en mer. Ou bien encore la … maquette de Pompéi.
Et pour les moins fatigués il restait à voir – en sautant quelques siècles - la collection Farnèse présentant des sculptures de différentes natures, fresques guerrières, femme au repos – alanguie, esclave non gigantesque, visages de patriciens etc…
Il serait fastidieux, pour le narrateur comme pour le lecteur, d’en rajouter. Ce sera donc tout pour ce jour ô combien riche parmi tous ceux de ce voyage.
Jour 6 – Mardi 13 Mai
CAPRI et ANACAPRI par Françoise Laîné
Départ de l'hôtel dès 7h30 pour le port de SORRENTE, afin de prendre le bateau de 8h30 pour une traversée d'environ 25 mn. Nous nous rapprochons très vite de cette île s'étalant langoureusement sur cette mer toujours bleue.
Elle compte sur ses 10 km, deux communes, CAPRI en bas et ANACAPRI en haut.
Les Grecs l'appelèrent Khapros, l'île du sanglier ; par déformation, les Romains l'appellent Caprae, l'île de la chèvre. Tibère en fait sa dernière résidence impériale ; et c'est seulement le XIXème siècle qui en fait une destination touristique.
Marina Grande est le lieu d'abordage de l'île, situé dans sa partie nord. Les maisons bariolées, de couleurs pastel, sont disposées en arrière de la plage et jusqu'à la partie nord du Mont Solaro.
! Arrivée à Marina Grande
Du débarcadère, nous reprenons un autre bateau pour le magnifique tour de l'île, qui permet
de découvrir l'enchantement de la côte rocheuse, haute, inaccessible et déchirée où se cachent
de merveilleuses petites anses et grottes naturelles d'une beauté indescriptible.
La mer y est très profonde ; en l'absence de sable, les couleurs de l'eau sont uniques, avec
des tonalités de bleu, de vert et jusqu'au turquoise, à l'azur et même au bleu roi. Des profondeurs s'élèvent un grand nombre de rochers : les Faraglioni, d’une beauté unique
Les trois rochers dits « les Faraglioni » " (104m, 80m et 109m). (Nous ne les avons malheureusement pas vus sous le soleil mais ils étaient magnifiques tout de même)
#$ Tout le monde en bateau pour le tour de l’ile de Capri #$
On s'approche aussi des grottes dites bleue, verte, blanche, grottes provoquées par l'érosion de la mer (nous traversons d'ailleurs l'une d'elles). Nous admirons également la végétation colorée, le pin est omniprésent, le chêne vert, les massifs de genêts. Les mouettes sont très nombreuses dans la partie sud de Capri.
De retour à Marina Grande, seuls les minibus locaux permettent d'accéder à Anacapri, le village du sommet, par une route étroite, très escarpée et sinueuse avec vue surplombante.
Beaucoup d'animation sur la petite place, dans ses jolies petites rues aux maisons blanches perdues dans la végétation. Nous empruntons l'une d'elles, très commerçante, et visitons la Villa San Michele, construite sur les vestiges romains de la villa de Tibère par Axel Munthe, médecin et écrivain suédois (1857-1949) qui vécut plus de cinquante ans sur l'île. Elégante, originale, la Villa conserve du mobilier XVIIIème siècle, des œuvres d'art et des antiquités romaines. Elle est entourée d'un jardin d'une beauté rare. Nous poursuivons jusqu'au Sphinx, symbole de Capri et par la chapelle San Michele.
San Michele, maison de l’écrivain Axel Munthe dont l’histoire et la construction sont racontées dans son livre « le livre de San Michele.
! Ci-contre, la pergola
! Au bout de la Pergola, le Sphinx domine le panorama.
← Nous quittons alors Anacapri pour le déjeuner, fort apprécié,
en terrasse, au restaurant Capri Moon.
L'après-midi, retrouvons le cœur du village de Capri avec ses maisons à terrasses, et la très célèbre PIAZZETTA, pôle d'attraction de la vie touristique. Gagnons les jardins d'Auguste, d'où nous admirons, du belvédère, la vue magnifique sur les Faraglioni, Marina Piccola et, au loin, la Chartreuse de San Giocomo. Ce jardin, sillonné d'allées et escaliers, représente l'ensemble des fleurs de l'île ; il fut un cadeau de la famille KRUPP en 1908.
Les jardins d’Auguste "
! L’une des vues du Belvedère
Il est alors temps de reprendre le bateau pour revenir à SORRENTE, ville animée, et rejoindre l'hôtel où la soirée de Gala se terminera par un spectacle (chants et danses) de Tarentelle.
Une journée INOUBLIABLE ; la dernière de notre séjour qui se termina à l’hôtel par un joyeux dîner spectacle de Tarentelle, danse à laquelle quelques-uns
d’entre nous s’essayèrent!
Soirée Tarentelle à l’hôtel,
le dernier soir
Jour 7 – Mercredi 14 Mai 2008
Les meilleures choses ont une fin. Après le petit déjeuner, nous montons une dernière fois dans l’autocar pour nous diriger, cette fois, vers l’aéroport.
Fin d’un voyage au programme un peu chargé mais excellent, enrichissant et sympathique !