Compte-rendu de notre voyage EN
ECOSSE
du Merdredi 27au Samedi 30 Mai 2009
Le
groupe était composé de 17 personnes :
* Mmes Annick Dohy, Eliane Etinzon, Danièle Nigoul, Suzanne Thomas
* Mmes et MM. Jacques et Françoise Laîné, Gérard Louët et Françoise Crueize Jacques et Anne-Marie Noé, Jean-Louis et Christiane Perrot, Claude
et Jeanne Rogueda,
* MM. Philippe Dutheil, Roger Rulence,
Aimé Le Liboux
Ont bien voulu se charger de rédiger une partie de ce
compte-rendu :
Françoise
Laîné, Aimé Le Liboux, Gérard Louet et
sa compagne Françoise Crueize, Jean-Louis Perrot, Suzanne Thomas, et Eliane
Etinzon
Jour 1 – Mercredi 27 Mai par
Eliane Etinzon
Le Yacht
Britannia et la ville d’Edimbourg
Dix-sept courageux étaient au rendez-vous à l’aéroport
avant 6 H du matin pour s’envoler vers le Nord de
Nous montons dans le car et écoutons de la bouche de Katherine quelques informations d’ordre général dont voici, en vrac, un échantillonnage parfois non dénué
d’humour :
§ l’Ecosse compte 5 Millions d’habitants et 10
Millions de moutons.
§
Edimbourg,
§ 60 % des Ecossais ont voté POUR l’Europe
§
Marie Stuart
jouait déjà au golf avec des balles de cuir remplies de plumes
Nous
arrivons bientôt au Manoir
de Prestonfield pour un petit
déjeuner de bienvenue.

Dans le très beau parc nous nous amusons des vaches écossaises, brunes à grandes cornes et long poil et des paons, dont
l’un, en
notre honneur veut bien faire la roue.
Une vache
écossaise
A l’intérieur, décor prestigieux, meubles et
tableaux du XVIIIe siècle. Nous goûtons le shortbread, délicieux petit biscuit sablé de tradition locale. Produits
d’excellente qualité et service grand style font passer la portion plus que congrue !


Notre premier contact avec
l’Ecosse : le
Manoir de Prestonfield, extérieur et intérieur
Puis nous continuons notre route vers le port de Leith,
faubourg d’Edimbourg, pour visiter le
Yacht Royal Britannia. C’était celui
d’Elizabeth II, mais il a cessé de naviguer depuis 1997 pour devenir musée,
Le Yacht Britannia est le dernier d’une lignée royale remontant à
1660. Il a commencé sa carrière en 1953 et a parcouru 1 million de miles en 44
ans ; il est passé par 135 pays et a fait escale dans 600 ports. Repos
bien mérité, non ?
Le Yacht Britannia "
Impressionnante la visite !!! Après la
promenade sur le pont, outre les salons et salle à manger de réception, nous
passons devant les appartements de
Encore
quelques détails (pour autant que l’on puisse appeler cela des « détails »). En effet :
§ Le yacht comporte également
- Un
garage pour
- Une
péniche royale de
§ Dans ses diverses pièces de réception, le yacht
pouvait accueillir jusqu’à 250 invités.
§ 200 personnes étaient nécessaires pour le faire
fonctionner.
§ Il y avait suffisamment de place pour stocker des
provisions pour un mois.


La salle
à manger Le salon
Après cette visite nous nous rendons au centre
d’Edimbourg pour déjeuner dans un
restaurant du « Grassmarket » (le marché aux herbes), l’une des
places principales de la vieille ville.
En
route nous faisons la connaissance d’Arthur. Mais qui est Arthur ?
C’est
un lion. Un immense lion vert ; en réalité l’un des anciens volcans au
pied desquels est construite la ville et qui, vu sous un certain angle, a tout
à fait la forme de l’animal couché vu de trois quarts.
Après
déjeuner nous sillonnons les rues de la ville en direction du château. Pendant le trajet, Katherine nous explique
que, outre le Yacht, la ville compte encore
2 autres résidences royales : le Palais Royal (Holyrood Palace, résidence
de
Les
premières traces d’occupation du site remontent à 900 ans avant JC. Mais
Edimbourg ne commence à se développer qu’au XIème siècle.
Ce
n’est qu’au XVe siècle que Edimbourg devient la capitale de l’Ecosse, ravissant
ce titre à Perth. La ville connaît alors une période riche en péripéties
politiques. Rappelez-vous Marie Stuart et Elizabeth 1ère ! L’Acte d’Union avec l’Angleterre en 1707 réduit le poids politique de la capitale écossaise,
mais les arts et les lettres continuent de fleurir. Au XIXe siècle la population quadruple pour atteindre 400 000
habitants parmi lesquels on trouve quelques grands noms littéraires ou
scientifiques : Adam Smith,
Robert Burns, Robert Louis Stevenson, Graham Bell,
Charles Dickens, Walter Scott, même si certains n’y ont que très peu vécu.
La ville d’aujourd’hui comporte deux parties bien différenciées :
1. Le
Vieux Fumoir (en Français), soit la vieille ville autour du château d’Edimbourg. Elle compte de
nombreux bâtiments vestiges du « Manhattan du Moyen Age », c’est-à-dire
l’époque où les habitants d’Edimbourg construisirent de plus en plus haut
(jusqu’à 12 étages) pour faire face à la surpopulation de la ville intra-muros.
La
principale artère de la vieille ville part du château et descend jusqu’au Palais
Royal. Cet axe est connu sous le nom de Royal Mile. Il compte les bâtiments parmi les plus beaux et les plus anciens de
Edimbourg.
2. L’autre partie, l’Athènes du Nord, soit
la nouvelle ville née à la fin du XVIIIe siècle a été ainsi nommée en raison de
ses ambitions culturelles. Elle présente un ensemble d’architec-tures géorgiennes
harmonieux et très distingué unique en Europe.
Le Château d’Edimbourg :
Impressionnant monument médiéval construit à
L’entrée du château
d’Edimbourg
Au-dessus de l’entrée, la
devise « Nemo me impune lacessit » qui nous a été traduite par
« qui s’y frotte s’y
pique ».
Nous
franchissons le porche et gravissons le chemin menant vers les diverses constructions
qui composent le château et la cour au cœur de la forteresse. Après quelques
explications de Katherine, notre guide, nous visitons seuls, par petits groupes,
passant d’un bâtiment à l’autre et admirant en particulier au
passage :
§ Les « Honours of Scotland », c’est-à-dire les bijoux de la couronne et les Regalia ensemble d'objets symboliques de la royauté ). Chaque monarchie a ses propres regalia qui ont une histoire souvent légendaire. Elles sont conservées précieusement comme des trésors et se constituent par ajouts successifs.
§
Les
instruments du sacre
§
La pierre du
destin. Elle mérite qu’on
s’y arrête un instant car elle est encore aujourd’hui un sujet de grincements
de dents entre l’Ecosse et
La pierre du destin, aussi
connue comme la pierre de Scone, l’oreiller de Jacob ou la pierre
du couronnement est un bloc de grès sacré utilisé dans les rituels de
couronnement en Écosse. Traditionnellement, elle est supposée être la pierre
que Jacob
aurait utilisée comme oreiller et la légende veut qu’elle ait été utilisée
comme pierre du couronnement dès les premiers rois Écossais.
Mais à la fin du 13e siècle, elle fut prise par Édouard Ier d’Angleterre comme butin de guerre et emportée à l'abbaye de Westminster où elle fut placée sous le trône du couronnement sur lequel les souverains anglais s'asseyaient afin de symboliser leur domination tant sur l'Écosse que sur l'Angleterre. Elle y resta
jusqu’en 1950.
C’est alors que les troubles commencèrent. Le jour de Noël 1950 un groupe d'étudiants patriotes décida de récupérer la pierre de l'abbaye de Westminster, ce
qu’ils firent. Ils la cachèrent dans le Kent avant de la
ramener en Ecosse quelques semaines plus tard. Une grande recherche pour la
retrouver fut ordonnée par le gouvernement britannique, qui n’aboutit qu’un an
plus tard et la pierre fut discrètement ramenée à Westminster, ce qui dégrada
un peu plus les relations entre les deux communautés.
Ce n’est qu’en 1996
que le gouvernement britannique, cédant à la pression, décida de
rétrocéder la pierre du Destin à l'Écosse. Elle fut placée au château d'Édimbourg. Toutefois, les parties
parvinrent à un accord et la pierre continuera à être temporairement envoyée à
Westminster chaque fois qu’il y aura une cérémonie de couronnement.



Quelques vues du château d’Edimbourg sous un ciel de Côte d’Azur
et vues sur la ville à partir du château avec
(au fond sur la photo de gauche) le volcan « Arthur » mais pas sous
l’angle où il a l’air d’un lion couché.



Après
cette journée bien remplie, nous regagnons notre car et nous dirigeons vers
notre l’hôtel, situé à Dunfermline, petite ville à une vingtaine de minutes
d’Edimbourg. En route nous traversons le « Firth of Forth », l’estuaire
du Forth et voyons au passage un curieux pont métallique du 19e
siècle que Gustave Eiffel était venu examiner alors qu’il travaillait à son
projet de Tour parisienne.
Pont métallique
du 19e siècle sur l’estuaire du Forth
"
Jour 2 – Jeudi 28 Mai par
Jean-Louis Perrot
Journée dans la région des Borders
La deuxième journée du séjour était programmée
dans la région des Borders, située au
sud d’EDIMBOURG et qui marque la frontière entre l’Angleterre
et l’Ecosse. Sous alternance de ciel gris et de belles éclaircies, nous avons
parcouru des territoires vallonnés avec prairies et massifs boisés, traversés
par des rivières très poissonneuses où l’on y pèche le saumon. Les Lowlands sont très riches avec la culture de l’avoine et les Highlands encore très sauvages comportent à leurs points hauts des stations de
ski. L’Ecosse, c’est plus de 200
montagnes de plus de
Cette région fascine les
amateurs d’histoire et de culture avec des grands noms comme Walter Scott et
Robert Burns, avec les abbayes de Jedburgh, Melrose, Kelso et Dryburgh qui sont
des évocations marquantes de la vie au moyen âge et des guerres d’indépendance.
Notre
première visite est pour
d’Ecosse.
L’abbaye fut fondée
en 1446 par Sir William St Clair
et elle a survécu aux turbulences du temps. Les tombeaux sont imposants et
remarquables ; l’on y découvre des portraits et des scènes qui n’existent
dans nulle autre chapelle du XVe siècle.
L’intérieur
est couvert de sculptures, colonnes avec torsades, chapiteaux représentant des
visages, voûtes décorées de sujets évoquant l’influence des Vikings, un travail
de la pierre d’une extrême finesse et avec un grand souci du détail. Scènes de
la nativité, anges jouant de la cornemuse, anges dans des positions
suggestives, squelettes, dragons, danses macabres, vertus cardinales gravées
sur les linteaux, autant de
représentations qui sont devenues une sorte de
Vue partielle de
$ Détail
d’une colonne torsadée

l’époque ainsi
qu’en témoigne le raffinement exceptionnel des sculptures. A noter que plus
récemment, le moment culminant du roman de Dan Brown, Da Vinci Code se déroule
dans la chapelle de Rosslyn.
Déjà
bien imbibés de l’histoire écossaise, nous poursuivons notre matinée par la
visite de Floors Castle.
Le
château de Floors "

Le château de Floors
fut construit pour William Adan en 1721
par le 1er Duc
de Roxburghe, agrandi et embelli de
1837 à 1847 ; c’est un panorama évolutif du passé d’une immense demeure
sur laquelle des générations successives ont laissé leur marque. Les
transformations apportées au toit par le 2eme Duc, les travaux de réaménagement
extérieur effectués par le 6eme Duc et les modifications intérieures ainsi que
la collection de meubles dues à la 8eme Duchesse sont les faits marquants de
cette évolution. Ces changements reflètent les goûts et les influences laissées
par les générations successives.
Le
caractère intime de l’antichambre offre un cadre parfait pour la tapisserie de
Bruxelles de la fin du 15 ème siècle qui dépeint le jour de Pentecôte. Le salon
fut réaménagé par la duchesse May en 1930, décoré et meublé plus récemment
encore pour lui donner une atmosphère moins formelle. Dans le salon de réception sont exposés
d’autres tapisseries de Bruxelles de la
fin du 17 ème siècle appelées les triomphes de Dieux. Des chaises de style
Louis XV sont recouvertes de tapisseries de Beauvais qui dépeignent des scènes
des fables de
Le
château de Floors est non seulement une demeure familiale mais aussi le pivot
des terres de Roxburghe, un domaine qui s’étend sur
Après
un somptueux déjeuner au manoir de Roxburghe, l’après-midi fut consacrée à la
découverte de l’abbaye
de Melrose, située dans une
bourgade pleine de charme avec ses maisons anciennes et ses salons de thé
ouatés. Son abbaye
cistercienne en pierre rose lui vaut une
animation touristique permanente.


Manoir de Roxburghe où nous avons déjeuné
Un salon bibliothèque Un aperçu du décor

L’abbaye
de Melrose (vue générale) "
C’est David 1e, roi d’Ecosse qui est à l’origine de ce monastère fondé en 1136 , pillé et détruit par les troupes d’Edouard II et de Richard II au XIV ème siècle. L’aile Est de l’abbaye a été achevée en 1146,
d’autres parties de l’édifice ayant été ajoutées dans les 50
années qui ont suivi. Reconstruite trois siècles plus tard, elle connue
rapidement de nouvelles agressions et c’est Walter Scott qui la sauva de
l’oubli. Elle est construite en forme de croix
de Saint-Jean ; les bâtiments du couvent sont à l’état de ruine et
réduits à leur fondation. Cependant une
partie datant de 1590 est toujours debout et est devenue un musée ouvert au
public. L’église abbatiale conserve de riches éléments décoratifs et
architecturaux de style gothique ; le lieu est réputé pour ses nombreux
détails décoratifs gravés dans la pierre, tels que des saints, des dragons, des
gargouilles. Sur l’un des escaliers de l’édifice est gravé une inscription de
John Morrow maître maçon « garde à l’esprit, la fin, ton salut »
qui est devenue la devise de la ville de Melrose. Enfin Alexandre II est
enterré dans ces lieux ; le monastère est célèbre pour y abriter le cœur
de roi d’Ecosse Robert le Bruce (1274-1329).
Soirée Ecossaise
Cette
journée chargée d’histoire et de décou-vertes architecturales s’est achevée par
une soirée festive dite « Scottish
Evening » à l’hôtel Prestonfield
House, un show dans les meilleures tradi-tions écossaises de musique, de danses
et de chansons.

Nous y avons goûté le fameux « Haggis » fait de panse de brebis et de viande d’abats. De
l’avis général, pas un mets délicieux mais tout à fait mangeable … si on a
faim.
Ce
fut une soirée très agréable, haute en couleur, animée, reflet de l’accueil
chaleureux des écossais, de leur qualité de vie et de leur culture qui rend le
pays si différent.
Au cours du spectacle, une parodie de « cérémonie du Haggis »
Quelques
images de notre soirée écossaise




Jour 3 – Vendredi 29 Mai
Le Matin : Saint-Andrews par Aimé Le Liboux
Départ de l’hôtel à 9h – Direction St Andrews
(située au Nord Est d’Edimbourg au bord de la mer).
La région visitée fait partie de la péninsule
délimitée par les rivières par Tay au
nord et Forth. au sud.
On passe par un village d’origine néerlandaise qui
a gardé son nom et n’a pas été remanié par les Celtes en langue gaélique comme
la plupart des autres villages car l’Ecosse commerçait beaucoup avec les Pays
Bas.
L’Ecosse a tout d’abord été convertie à la religion
catholique par St Columba qui venait d’Irlande et qui débarqua dans l’île
d’Iona.
Les moines de St Columba eurent beaucoup
d’influence dans tout le pays, cependant les Vikings arrivèrent à partir du
8ème siècle et s’installèrent dans les îles du nord ouest.
Les Pictes et les Celtes pourtant ennemis,
s’allièrent contre les Vikings. Les Orcades, les Shetlands ainsi que les
Hébrides vinrent au pouvoir de ces derniers. Une partie des moines se réfugia
en Irlande et les autres se rendirent à Scona pour se protéger.
Au palais royal de Falkland au cœur de la
péninsule, mourut le père de Marie Stuart.
Robert Bruce, restaurateur de la royauté écossaise,
avait une fille qui devint reine d’Ecosse et qui se maria avec le grand
Sénéchal Stuart, ce qui fit dire à tort au père de Marie Stuart , que le
royaume est arrivé avec une fille et terminera par une fille, la sienne.
On peut apercevoir une île avec une tour, c’est ce
qui reste d’un château. Marie Stuart y séjournait. Son mari complotait pour la
supprimer. Un jour un groupe fit irruption dans le Château et assassina le
secrétaire particulier de Marie Stuart (David Rizzio) de 56 coups de poignard
afin de faire peur à Marie Stuart.
Marie Stuart s’est mariée plus tard pour la
troisième fois. Ce troisième mari avait été d’ailleurs accusé d’avoir tué le
second mari de la reine.
Le parlement se méfiait de Marie Stuart. Elle se réfugia par la suite en Angleterre mais fut emprisonnée par Elisabeth qui la fit décapiter. Cependant après le règne
d’Elisabeth sans descendance, ce fut le
propre fils de Marie Stuart, Jacques VI
roi d’Ecosse qui devint roi d’Angleterre sous le nom de Jacques Ier. Le
nouveau roi ménagea protestants et catholiques mais pas son fils Charles Ier qui
voulait imposer la liturgie anglicane. Le pays bascula dans la rébellion. Bien
plus tard l’église Ecossaise fut reconnue comme distincte et indépendante de
celle d’Angleterre.
Les guerres de religion ont modifié la ville de St
Andrews qui a souffert de l’influence de la réforme, période pendant laquelle
il y eut beaucoup de destructions. La réforme presbytérienne dura environ un
dizaine d’années. La ville devint le lieu de couronnement pour les rois.
Il existe
actuellement 20 églises paroissiales à St Andrews.
La
cathédrale est située sur une
hauteur donc vue de loin mais elle fut partiellement détruite pendant la
réforme et il en fut de même pour le palais des évêques. Les ruines de la
cathédrale montrent combien elle était immense. Il subsiste notamment les
arches du 14ème siècle et on peut suivre l’évolution du roman au gothique. Dans
la rue du sud se trouve l’école St Léonard pour les jeunes filles.
Le
château construit aux XIIe et
XIVe siècle sur un promontoire rocheux qui surplombe la mer offre au visiteur,
outre ses ruines pittoresques, un
superbe panorama.


Saint Andrews :
L’entrée du château
A signaler la faculté de théologie, l’église Ste trinité (16ème siècle) ruines de l’église des bénédictins. Une porte
d’entrée
importante au bout de la rue donnait l’accès à la ville de St Andrews.
A signaler également l’église du 12ème siècle (seule
subsiste la tour carrée). Il y eut un incendie au 14ème siècle (en 1378) –
devint gothique. Les murs du 15ème siècle, très belles ruines, pierres
tombales. Un petit musée (St Andrews Cathedral Museum) se trouve près de la
cathédrale, ruines avec pierres tombales, quelques croix celtes.
Il existe des maisons du 16ème siècle et 17ème
siècle.
L’université : A St Andrews fut bâtie la première université au moyen âge.
Cette université est restée prestigieuse puisqu’il est chic d’y faire des
études si on a échoué à Oxford ou à Cambridge.
L’université est fréquentée par environ 4000
étudiants. Les cours sont axés sur les anciennes civilisations, la littérature
ancienne, la géographie et l’histoire.
A la tour de St Salvador sont distribués les
honneurs et récompenses pour les étudiants méritants.
Le
golf a été pratiqué dès le
15e siècle, très populaire, il a débuté
sur le sable. Les bordures pauvres sont devenues terrains de golf d’où le terme
de « links » : les bordures ».
Au 18e siècle, 20 gentilshommes ont créé un club à St Andrews. La ville compte aujourd’hui 16.000 habitants, 7 golfs de 18 trous de haut niveau (4 dans la ville et 3 à l’extérieur). Il y a des clubs très prestigieux, la cotisation est très chère. Cependant tout le monde a le droit de jouer. Tous les soirs, il y a un tirage au sort mais
l’heureux élu doit payer quand même
En
parlant des golfs notamment le Old Course Club, les gentlemen sont seuls
autorisés à y jouer. D’ailleurs il a été
dit par certains que le mot golf venait de Gentlemen Only, Ladies Forbidden.
Un huitième golf a été créé ce qui fait donc plus de 27 dans le comté de Fife. On peut remarquer un pavillon avec un crochet qui était l’ancienne gare de chemin de fer. La ville est très encombrée de voitures les jours de championnat, c’est pourquoi le prix des locations d’appartement est très élevés. Les grands championnats
n’ont pas lieu le dimanche.
Il existe un musée du golf qui retrace l’histoire
du golf du 15ème siècle à nos jours. Les
dunes ont été stabilisées car les marées sont importantes. Des vedettes comme
Sean Connery ou Jacques Stuart peuvent être rencontrées sur le Old Course.
Les rivières de la ville sont très poissonneuses,
on y trouve truites et notamment des truites saumonées. Les terres sont riches,
on y cultive des céréales et des pommes de terre car le sol est bien drainé par
les rivières de Forth et de Tay.
La ville s’est également spécialisée dans l’élevage
des cerfs.
St Andrews est un centre du porridge (bouillie
d’avoine) car la culture d’avoine est importante dans la région. Mais également
la culture de l’orge est devenue importante pour obtenir du Whisky. L’élevage
est représenté par les vaches de race Aberdeen Angus ou vaches
noires.
L’Ecosse a une culture très bio, rien n’est
perdu : les résidus d’orge germés qui ont donné du maltose, sont donnés
aux animaux. Les fonds de cuve qui ont servi à la préparation du whisky, sont
utilisés par les agriculteurs pour fertiliser le sol. Les écossais ne sont pas
« radins », ils sont « économes ».
Dans cette région péninsulaire de Lower Largo
vivait Alexander Selkirk qui servit de modèle à l’écrivain Daniel Defoe pour
son roman sur les aventures de Robinson Crusoé.
Plus de 150 espèces d’oiseaux migrateurs se
trouvent dans la région. On y rencontre également des usines pour la
fabrication de pâte à papier. Les grandes dunes sont des réserves pour les
phoques et les oiseaux. Plusieurs films ont été tournés dans la région sablée.
On rencontre quelques chambres d’Hôtes « Bed
and Breakfast » vers le centre de la ville et des résidences pour
étudiants.
Les boutiques sont spécialisées dans les tricots et lainages. Il existe même des boutiques caritatives : la vente des articles permet de récupérer de l’argent pour les
œuvres de bienfaisance.
Il y a également l’office du tourisme, bâtiment
compact mais charmant.
L’Après-midi : le Château de
Glamis par Suzanne
Thomas
Après
un délicieux crumble à la rhubarbe dégusté chez un amateur de jazz et parmi de
célèbres guitares (celles de Keith Richards et de Jimmy Page !), nous
repartons vers le nord en direction de Dundee (ville des confitures) puis de
Glamis (prononcer Glam’s).
Construit au milieu d’un immense parc et résidence
royale depuis 1372, le château de Glamis est très marqué par la présence de
Vue générale du château de Glamis "
On
dit de ce château qu’il est le plus hanté d’Ecosse. Les légendes les
plus frappantes concernent « une dame grise », un page et deux
seigneurs :
-
-
Un jeune page, renommé pour son
espièglerie, devait souvent en guise de punition s’asseoir sur un siège de
pierre juste à l’entrée du salon de
qu’il n’a rien perdu de son espièglerie!
- Quant aux deux seigneurs, ils jouèrent aux cartes un samedi
soir tard dans la nuit. A minuit, ils refusèrent d’arrêter bien que ce fut
Dimanche (Sabbath Day !) hurlant « Si l’envie nous en prend, nous
jouerons jusqu’au jour du jugement Dernier ». Le Diable les prit au
mot et aujourd’hui, ils jouent encore ! On dit même que si vous collez l’oreille
aux murs de cette pièce à minuit un samedi soir, on peut souvent entendre les
deux seigneurs en train de sangloter tout en battant les cartes.
Salle à manger du château de Glamis "
Pour
compléter l’histoire de Glamis d’une connotation littéraire, Shakespeare aurait
choisi ce lieu pour l’atroce assassinat du roi Duncan par Macbeth dans la pièce
de théâtre du même nom.
Jour 4 – Samedi 30 Mai

Traditionnelle photo de famille
(avec Katherine, notre guide et Bill notre chauffeur)
Après
la traditionnelle photo de groupe et un dernier regard au Pitbauchlie House (notre
hôtel de Dunfermline) qui nous a accueillis pendant trois nuits, nous prenons
la route à 9h.15 dans la direction des Highlands pour notre visite de la
distillerie Glenturret.

Après un court trajet, nous atteignons les collines du
Conté de Perth, cœur de l’Ecosse, région verdoyante, giboyeuse, de rivières à
saumons et offrant de magnifiques
randonnées. Nous passons sur le Rumbling bridge qui enjambe les gorges
de
Paysage typique de la région "
Nous poursuivons notre route et apercevons le site de
Gleneagles, domaine dans lequel un grand
hôtel fût construit lors de la prolongation de la ligne des chemins de fer
Glasgow-Perth, dans les années 1920. Ce haut lieu accueille les réunions des
membres du Commonwealth et fût le cadre
du Sommet du G8 en juillet 2005.
Gleneagles tient aussi sa célébrité des trois célèbres
golfs qu’il abrite : le King’s golf course, ouvert en 1919, le Queen’s
golf course et les PGA Centenary créé par Jack Nicklaus désigné le
"golfeur du XXe siècle".
Puis, nous passons aux abords du château de Drummond
dont les jardins, parmi les plus beaux d’Europe, ont servi de cadre naturel au
film relatant l’épopée de Rob Roy, célèbre héros écossais.
Nous traversons ensuite la petite localité de Crieff,
deuxième ville de la région du Conté de Perth,
où naquirent l'acteur Ewan McGregor et le chimiste Thomas Thomson et
arrivons à

Entrée de la distillerie Glenturret et,
dans la cour, la statue géante du volatile
qui évoque son whisky le plus célèbre
« The Famous Grouse »,
Nous y sommes accueillis par Mandy qui sera notre
guide pour une visite complète des lieux et nous dévoilera les secrets de l’élaboration
du whisky.
Les ingrédients nécessaires à la fabrication du
whisky
L'orge : L'orge est à la base
de tout le processus. De la qualité de l'orge dépendra dans une large mesure la
qualité du produit final.
L'eau : L'eau est également
l'un des ingrédients les plus importants de la fabrication du whisky. De la
qualité et de la pureté de l'eau dépend en grande partie la qualité du whisky.
L'eau dans les Highlands se charge souvent de tourbe, ce qui lui donne une
couleur brunâtre. Les substances dérivées de la tourbe sont acheminées par
l'eau, et contribuent bien souvent à l'originalité du goût des divers whiskies
écossais.
Mais l'eau n'est certainement pas le seul
facteur déterminant du goût d'un whisky de malt. Le procédé de fabrication joue
bien entendu un très grand rôle dans le goût d'un whisky. L'eau est utilisée
dans le processus de distillation à divers stades. Elle est d'abord utilisée
dans la phase de brassage où elle est mélangée au malt broyé pour obtenir le
moût. Ensuite, l'eau est également utilisée pour refroidir l'alcool dans
l'alambic et enfin elle est utilisée pour réduire l'alcool lors de la mise en
bouteilles.
La levure : La levure (de
culture ou un mélange de cette dernière avec de la levure de brasserie) va
démarrer la fermentation.
Le rôle de la levure est primordial. Le choix de la levure est un secret
jalousement gardé dans les distilleries.
Les étapes de la fabrication du whisky
L'élaboration
d'un whisky prend au minimum trois ans. En effet, un alcool de malt qui n'a pas
séjourné un minimum de trois ans dans un fût de chêne n'a pas droit à
l'appellation "whisky".
Pour avoir droit à l'appellation "Scotch", ces whiskies doivent
passer ces trois ans minimum sur le territoire écossais.
En général, les whiskies qu'on trouve sur le marché sous forme de single malt
ont vieilli pendant un minimum de huit à dix ans.
Le maltage : Le malt est
le résultat de l'opération de maltage.
L'orge est mouillée et étendue sur l’aire de maltage pour lui permettre de germer. Durant cette opération, une succession de réactions chimiques naturelles se font, transformant les amidons contenus dans l'orge en sucre. Le sucre se transformera plus tard en alcool.
Tableau
résumant les différentes " étapes de la fabrication
du whisky
Tout
l'art du maltage réside dans la détermination du bon moment pour arrêter le
processus de germination. L'opération de maltage dure environ dix jours. Durant
tout le temps que dure le maltage, l'orge doit régulièrement être retournée,
afin d'assurer une température et une humidité constantes et de pouvoir ainsi
contrôler la germination des graines. L'arrêt de la germination est provoqué
par le séchage des graines au dessus d'un four (kiln). Ce four est bien souvent
alimenté par de la tourbe. C'est la fumée de tourbe du kiln qui donne le goût fumé
de certains whiskies.
A
noter que
Le broyage : Une fois
séché, le malt est broyé en sorte de farine grossière qui servira aux
opérations qui suivront. Cette farine s'appelle le grist.Pour le broyage du
malt, opération qui se passe dans la distillerie elle-même, un moulin à grain
est utilisé.
Le brassage : Le grist sera
alors mélangé à de l'eau chaude dans la cuve de brassage. On utilise
généralement un volume de grist pour quatre volumes d'eau. Trois eaux
successives entre 63 et 95° sont nécessaires à cette opération.
La cuve de brassage comporte un double fond finement perforé qui doit permettre au moût (liquide sucré résultant de l'opération de brassage) de s'écouler, tout en retenant les gros morceaux qui seront recyclés afin de produire de l'alimentation pour le bétail. Pour faciliter le processus, une cuve de brassage est équipée de pales tournantes.
Le premier brassage qui dure environ une heure va permettre au malt de convertir l'amidon en sucres fermentescibles. Le mélange de l'eau et du grist donne une pâte similaire au porridge, plat traditionnel écossais. Le jus sucré ainsi obtenu s'appelle le "moût". Les résidus de céréales sont brassés trois à quatre fois, afin de recueillir un maximum de moût.
La fermentation : Pour permettre la fermentation du moût, il faut ajouter de la
levure.
L'action de la levure sur le sucre du moût va produire de l'alcool et du gaz carbonique. Le moût va bouillonner, pouvant même dans certains cas aller jusqu'à déclencher de fortes vibrations du washback lui-même, malgré sa taille imposante. Les washbacks traditionnels sont généralement en bois de pin d'Oregon ou en mélèze d'Écosse.
L'action de la levure sur le brassin va faire fermenter celui-ci. Le résultat en sera une sorte de bière (appelée wash) à environ 8% d'alcool. Jusqu'ici, le procédé de fabrication du whisky ressemble étrangement à celui de la bière.
C'est à partir de ce stade que les procédés vont se différencier. Si le brassin destiné à produire la bière est parfumé en général au houblon, celui destiné à la fabrication du whisky reste tel quel, et va être distillé.
La
distillation : La
distillation consiste en la séparation de l'alcool et de l'eau contenus dans le
wash. Le wash est pompé jusqu’à l’alambic et chauffé à 95°, température
supérieure au point d’ébullition de l’alcool, mais inférieure à celui de l’eau.
Les vapeurs d’alcool remontent jusqu’au col de l’alambic, refroidissent et se
transforment à nouveau en liquide. Le brouillis résultant appelé "law
wines" passe ensuite dans un second alambic, le "spirit still",
et y est distillé une seconde fois.
L’alambic "
Les
distillateurs se servent d’hydromètres et de thermomètres pour contrôler
l’alcool. Seul le cœur (heart) ou middle
cut de la seconde distillation a la qualité et le taux d’alcool appropriés pour
devenir du whisky.
Le vieillissement : Le taux d’alcool du cœur de la distillation est réduit à 64% en y ajoutant de l’eau. Ce liquide est ensuite versé dans des fûts de chêne ayant précédemment contenu du bourbon américain ou du xérès. La loi exige que ces fûts restent entreposés pendant trois ans et un jour avant que le distillat n’ait droit à
l’appellation
"Scotch Whisky".
Le mélange ou blending :
Pour créer un mélange ou blend,
on assemble du whisky de grains et plusieurs whiskies de malt, tel "The
Famous Grouse" qui est créé à partir de whisky de grains et de plusieurs
whiskies de malt dont le Macallan (plus fruité) et le Highland Park (plus
tourbé).
Lors
du trajet en car, notre guide, Catherine, nous avait parlé du phénomène de la
"part des anges" et nous en avait expliqué le principe :
L'avantage
du chêne pour faire arriver un alcool à maturité est le fait qu'il est poreux.
Ainsi, il laisse entrer l'air ambiant (d'où le goût salé des whiskies ayant
vieilli à proximité de la mer), mais il laisse aussi s'évaporer le whisky qu'il
contient. On compte qu'il s'évapore ainsi entre 1 et 2% du contenu du tonneau
par an. C'est ce qu'on appelle "la part des anges" (Angels share). Ce
pourcentage est cependant théorique, parce que ce phénomène pourrait avoir
comme conséquence que de très vieux whiskies (trente ans et plus) perdraient
leur droit à l'appellation de whisky. En effet, si on sait qu'un whisky titre
environ 70% au sortir de l'alambic, il est facile de calculer sa teneur en
alcool au bout de trente ans. Si on considère une perte d'alcool de 1% par an,
ce whisky ne titrerait plus que 40%, or en-dessous de ce taux d'alcool, un
whisky n'a plus le droit de porter ce nom.
A
la fin de la visite, nous sommes invités à une dégustation de whiskies et à
tenter d’en


On goûte et manifestement on apprécie !!!
Nous
nous sommes ensuite arrêtés à boutique de la distillerie afin de nous acheter quelques
"bons" souvenirs.
Après
quoi, nous avons rejoint le restaurant "the Grouse House" pour le
dernier repas de notre séjour.
Nous
avons aussi procédé à un déballage de valises comme un campement de
Romanichels afin de caser dans les valises les bouteilles de Whisky
acquises et prohibées dans l’avion en bagages à main.

Déballage des valises pour y caser les bouteilles acquises à la
distillerie avant de monter dans l’avion
"
Ainsi se termine notre voyage en Ecosse qui s’est déroulé sous le
soleil et dans d’excellentes conditions
grâce au professionnalisme et à
la gentillesse de Catherine, notre guide, et de Billy, notre chauffeur.
quelques photos souvenir
sympas :

Notre Président était gêné par son lacet défait !!! Noblesse oblige !



Il en
fallait bien un pour finir !!!
Un vrai, croisé dans les rues de Saint-Andrews,
qui portait le costume traditionnel pour un mariage !