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        SEPTEMBRE 2009   81

Sommaire

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Compte-rendu de notre voyage EN

 

ECOSSE

 

du Merdredi 27au Samedi 30 Mai 2009

 

Le groupe était composé de 17 personnes  :

 

* Mmes  Annick Dohy, Eliane Etinzon, Danièle Nigoul, Suzanne Thomas

* Mmes et MM. Jacques et Françoise Laîné, Gérard Louët et Françoise Crueize Jacques et Anne-Marie Noé, Jean-Louis et Christiane Perrot, Claude

    et Jeanne Rogueda,

* MM.    Philippe Dutheil, Roger Rulence, Aimé Le Liboux

 

Ont bien voulu se charger de rédiger une partie de ce compte-rendu :

Françoise Laîné,  Aimé Le Liboux, Gérard Louet et sa compagne Françoise Crueize,  Jean-Louis Perrot, Suzanne Thomas, et Eliane Etinzon

 

 

Jour 1 – Mercredi 27 Mai                                      par Eliane Etinzon

 

Le Yacht  Britannia et la ville d’Edimbourg

 

Dix-sept courageux étaient au rendez-vous à l’aéroport avant 6 H du matin pour s’envoler vers le Nord de la Grande Bretagne. Le temps d’un vol sans histoire, et nous voilà à Edimbourg où nous attend une charmante Katherine qui sera notre guide pendant ces quatre jours. Première surprise lorsque nous changeons nos Euros : si la monnaie écossaise est bien la même Livre Sterling que celle des Anglais, les billets eux sont différents, imprimés localement et non valables en dehors du Royaume Uni.

 

Nous montons dans le car et écoutons de la bouche de Katherine quelques informations d’ordre général dont voici, en vrac, un échantillonnage parfois non dénué

d’humour :

§       l’Ecosse compte 5 Millions d’habitants et 10 Millions de moutons.

§       Edimbourg, la Capitale n’a que 500.000 habitants, la plus grande ville étant Glasgow

§       60 % des Ecossais ont voté POUR l’Europe

§       Marie Stuart jouait déjà au golf avec des balles de cuir remplies de plumes

 

Nous arrivons bientôt au Manoir de Prestonfield pour un petit déjeuner de bienvenue.

 

Dans le très beau parc nous nous amusons des vaches écossaises, brunes à grandes cornes et long poil et des paons, dont

l’un, en notre honneur veut bien faire la roue.

 

 

Une vache écossaise

 

A l’intérieur, décor prestigieux, meubles et tableaux du XVIIIe siècle. Nous goûtons le shortbread, délicieux petit biscuit sablé de tradition locale. Produits d’excellente qualité et service grand style font passer la portion plus que congrue !

 

 

Notre premier contact avec  

l’Ecosse :  le Manoir de Prestonfield, extérieur et intérieur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis nous continuons notre route vers le port de Leith, faubourg d’Edimbourg, pour visiter le Yacht Royal Britannia. C’était celui d’Elizabeth II, mais il a cessé de naviguer depuis 1997 pour devenir musée, la Reine s’étant vu restreindre ses finances.

 

Le Yacht Britannia est le dernier d’une lignée royale remontant à 1660. Il a commencé sa carrière en 1953 et a parcouru 1 million de miles en 44 ans ; il est passé par 135 pays et a fait escale dans 600 ports. Repos bien mérité, non ?

 Le Yacht Britannia  "

Impressionnante la visite !!! Après la promenade sur le pont, outre les salons et salle à manger de réception, nous passons devant les appartements de la Reine, ceux du Duc d’Edimbourg, les chambres d’autres membres de la famille royale, les quartiers des officiers (luxe selon leur rang) et ceux des matelots (exigus et simplissimes, et c’est gentiment dit ! Shocking !!!). Nous voyons encore les cuisines (il y en a 3 : une pour la reine, une pour la famille royale, une pour les officiers - l’histoire ne dit pas si les simples matelots mangeaient eux aussi ! - , la vaste buanderie, la rutilante salle des machines, l’infirmerie-hôpital pour deux patients, avec son bloc opératoire et son cabinet dentaire. Et j’en oublie probablement …

 

Encore quelques détails  (pour autant que l’on puisse appeler cela des « détails »). En effet :

§       Le yacht comporte également 

-   Un garage pour la Land-Rover et un pour la Rolls Royce (à laquelle il fallait démonter les  pare-chocs pour la faire entrer) + piste démontable pour accéder à bord et en descendre. 

-  Une péniche royale de 12,50 m de long pour se rendre à terre ainsi que ses canots à moteur pour l’escorter

§       Dans ses diverses pièces de réception, le yacht pouvait accueillir jusqu’à 250 invités.

§       200 personnes étaient nécessaires pour le faire fonctionner.

§       Il y avait suffisamment de place pour stocker des provisions pour un mois.

 

 

  La salle à manger                              Le salon

 

Après cette visite nous nous rendons au centre

d’Edimbourg pour déjeuner dans un restaurant du « Grassmarket » (le marché aux herbes), l’une des places principales de la vieille ville.

 

En route nous faisons la connaissance d’Arthur. Mais qui est Arthur ?

C’est un lion. Un immense lion vert ; en réalité l’un des anciens volcans au pied desquels est construite la ville et qui, vu sous un certain angle, a tout à fait la forme de l’animal couché vu de trois quarts.

 

Après déjeuner nous sillonnons les rues de la ville en direction du château.  Pendant le trajet, Katherine nous explique que, outre le Yacht,  la ville compte encore 2 autres résidences royales : le Palais Royal (Holyrood Palace, résidence de la Reine en Ecosse) et l’ancien Château que nous allons visiter sous peu. Elle nous parle aussi de l’histoire de la ville.

 

La Ville d’Edimbourg : Elle s’est développée sur la rive sud du Firth of Forth c’est-à-dire l’estuaire du Forth. Cauchemardesque à prononcer pour une Français, essayez ! Et n’oubliez pas de mettre votre langue entre vos dents pour les « th » !!! ). Elle est située entre deux collines volcaniques,  notre ami  Arthur au sud et Calton Hill au nord ; le tout constituant une position défensive naturelle.

Les premières traces d’occupation du site remontent à 900 ans avant JC. Mais Edimbourg ne commence à se développer qu’au XIème siècle.

Ce n’est qu’au XVe siècle que Edimbourg devient la capitale de l’Ecosse, ravissant ce titre à Perth. La ville connaît alors une période riche en péripéties politiques. Rappelez-vous Marie Stuart et Elizabeth 1ère ! L’Acte d’Union avec l’Angleterre en 1707 réduit le poids politique de la capitale écossaise, mais les arts et les lettres continuent de fleurir. Au XIXe siècle la population quadruple pour atteindre 400 000 habitants parmi lesquels on trouve quelques grands noms littéraires ou scientifiques : Adam Smith,  Robert Burns,  Robert Louis Stevenson, Graham Bell, Charles Dickens, Walter Scott, même si certains n’y ont que très peu vécu.

 

La ville d’aujourd’hui comporte deux parties bien différenciées :

1.   Le Vieux Fumoir (en Français), soit la vieille ville autour du château d’Edimbourg. Elle compte de nombreux bâtiments vestiges du « Manhattan du Moyen Age », c’est-à-dire l’époque où les habitants d’Edimbourg construisirent de plus en plus haut (jusqu’à 12 étages) pour faire face à la surpopulation de la ville intra-muros.

La principale artère de la vieille ville part du château et descend jusqu’au Palais Royal.  Cet axe est connu sous le nom de Royal Mile. Il compte les bâtiments parmi les plus beaux et les plus anciens de Edimbourg.

 

2.   L’autre partie, l’Athènes du Nord, soit la nouvelle ville née à la fin du XVIIIe siècle a été ainsi nommée en raison de ses ambitions culturelles. Elle présente un ensemble d’architec-tures géorgiennes harmonieux et très distingué unique en Europe.

 

Le Château d’Edimbourg :

 

Impressionnant monument médiéval construit à 135 mètres d’altitude, au sommet d’un ancien volcan éteint, le château était protégé sur 3 côtés par des falaises escarpées. L’accès ne se faisait que par une route abrupte. Situé aujourd’hui à l’extrémité de la principale avenue de la vieille ville le « Royal Mile », il domine la ville à laquelle il a donné son nom ; le mot Edimbourg provient en effet du nom du roi de Northumbria, Ewin, qui construisit une forteresse à l’emplacement du château au VIème siècle, et du mot anglo-saxon Burg qui signifie « forteresse ».

L’entrée du château d’Edimbourg

Au-dessus de l’entrée, la devise « Nemo me impune lacessit » qui nous a été traduite par « qui s’y frotte s’y pique ».

 

Nous franchissons le porche et gravissons le chemin menant vers les diverses constructions qui composent le château et la cour au cœur de la forteresse. Après quelques explications de Katherine, notre guide, nous visitons seuls, par petits groupes, passant d’un bâtiment à l’autre et admirant en particulier  au passage :

§            Les « Honours of Scotland », c’est-à-dire les bijoux de la couronne et les Regalia ensemble d'objets symboliques de la royauté ). Chaque monarchie a ses propres regalia qui ont une histoire souvent légendaire. Elles sont conservées précieusement comme des trésors et se constituent par ajouts successifs.

§            Les instruments du sacre

§            La pierre du destin. Elle mérite qu’on s’y arrête un instant car elle est encore aujourd’hui un sujet de grincements de dents entre l’Ecosse et la Couronne Britannique.

La pierre du destin, aussi connue comme la pierre de Scone, l’oreiller de Jacob ou la pierre du couronnement est un bloc de grès sacré utilisé dans les rituels de couronnement en Écosse. Traditionnellement, elle est supposée être la pierre que Jacob aurait utilisée comme oreiller et la légende veut qu’elle ait été utilisée comme pierre du couronnement dès les premiers rois Écossais.

Mais à la fin du 13e siècle, elle fut prise par Édouard Ier d’Angleterre comme butin de guerre et emportée à l'abbaye de Westminster où elle fut placée sous le trône du couronnement sur lequel les souverains anglais s'asseyaient afin de symboliser leur domination tant sur l'Écosse que sur l'Angleterre.  Elle y resta

jusqu’en 1950.

C’est alors que les troubles commencèrent. Le jour de Noël 1950 un groupe d'étudiants patriotes décida de récupérer la pierre de l'abbaye de Westminster, ce

qu’ils firent. Ils la cachèrent dans le Kent avant de la ramener en Ecosse quelques semaines plus tard. Une grande recherche pour la retrouver fut ordonnée par le gouvernement britannique, qui n’aboutit qu’un an plus tard et la pierre fut discrètement ramenée à Westminster, ce qui dégrada un peu plus les relations entre les deux communautés.

Ce n’est qu’en 1996 que le gouvernement britannique, cédant à la pression, décida de rétrocéder la pierre du Destin à l'Écosse. Elle fut placée au château d'Édimbourg. Toutefois, les parties parvinrent à un accord et la pierre continuera à être temporairement envoyée à Westminster chaque fois qu’il y aura une cérémonie de couronnement.

 

Quelques vues du château      d’Edimbourg sous un ciel de Côte d’Azur

et vues sur la ville à partir du château avec (au fond sur la photo de gauche) le volcan « Arthur » mais pas sous         l’angle où il a l’air d’un lion couché.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après cette journée bien remplie, nous regagnons notre car et nous dirigeons vers notre l’hôtel, situé à Dunfermline, petite ville à une vingtaine de minutes d’Edimbourg. En route nous traversons le « Firth of Forth »,  l’estuaire du Forth et voyons au passage un curieux pont métallique du 19e siècle que Gustave Eiffel était venu examiner alors qu’il travaillait à son projet de Tour parisienne.

 

Pont métallique du 19e siècle sur l’estuaire du Forth     "

 

 

 

 

 

 

Jour 2 – Jeudi 28 Mai                                             par Jean-Louis Perrot

                                     

Journée dans la région des Borders           

 

La  deuxième journée du séjour était programmée dans la région des Borders, située au sud d’EDIMBOURG  et qui marque la frontière entre l’Angleterre et       l’Ecosse. Sous alternance de ciel gris et de belles éclaircies, nous avons parcouru des territoires vallonnés avec prairies et massifs boisés, traversés par des rivières très poissonneuses où l’on y pèche le saumon. Les Lowlands sont très riches avec la culture de l’avoine et les Highlands encore très sauvages comportent à leurs points hauts des stations de ski.  L’Ecosse, c’est plus de 200 montagnes de plus de 200 m d’altitude et l’hiver y est rude, parfois – 40° avec des vents de plus de 200 km /h.

Cette région fascine les amateurs d’histoire et de culture avec des grands noms comme Walter Scott et Robert Burns, avec les abbayes de Jedburgh, Melrose, Kelso et Dryburgh qui sont des évocations marquantes de la vie au moyen âge et des guerres d’indépendance.

 

Notre première visite est pour la  Rosslyn Chapel (oui, celle du « Da Vinci Code ») ; elle nous permet de découvrir l’un des endroits les plus mystérieux

d’Ecosse.

 

 

 

L’abbaye fut fondée en 1446 par Sir William St Clair et elle a survécu aux turbulences du temps. Les tombeaux sont imposants et remarquables ; l’on y découvre des portraits et des scènes qui n’existent dans nulle autre chapelle du XVe  siècle.

L’intérieur est couvert de sculptures, colonnes avec torsades, chapiteaux représentant des visages, voûtes décorées de sujets évoquant l’influence des Vikings, un travail de la pierre d’une extrême finesse et avec un grand souci du détail. Scènes de la nativité, anges jouant de la cornemuse, anges dans des positions suggestives, squelettes, dragons, danses macabres, vertus cardinales gravées sur les linteaux, autant de  représentations qui sont devenues une sorte de La Mecque pour les personnes passionnées par les mystères de la vie à cette époque.

                                                     Vue partielle de la Rosslyn Chapel "

 

 

$ Détail d’une colonne torsadée

 

 

 

 

 

La Rosslyn Chapel est en cours de restauration ; en fait ne subsiste aujourd’hui que le début de ce qui devait être une cathédrale jamais construite,  une crypte et le cœur de l’édifice chargée de  500 ans d’histoire de la famille St Clair  et de celle du sud de l’Ecosse. C’est un sanctuaire étonnant de beauté bâti par les meilleurs artisans de

l’époque ainsi qu’en témoigne le raffinement exceptionnel des sculptures. A noter que plus récemment, le moment culminant du roman de Dan Brown, Da Vinci Code se déroule dans la chapelle de Rosslyn.

 

 

 

 

 

 

 

Déjà bien imbibés de l’histoire écossaise, nous poursuivons notre matinée par la visite de Floors Castle.    

                 Le château de Floors  "

 

Le château de Floors fut construit pour  William Adan en 1721 par le 1er Duc de Roxburghe, agrandi et embelli de 1837 à 1847 ; c’est un panorama évolutif du passé d’une immense demeure sur laquelle des générations successives ont laissé leur marque. Les transformations apportées au toit par le 2eme Duc, les travaux de réaménagement extérieur effectués par le 6eme Duc et les modifications intérieures ainsi que la collection de meubles dues à la 8eme Duchesse sont les faits marquants de cette évolution. Ces changements reflètent les goûts et les influences laissées par les générations successives.

Le caractère intime de l’antichambre offre un cadre parfait pour la tapisserie de Bruxelles de la fin du 15 ème siècle qui dépeint le jour de Pentecôte. Le salon fut réaménagé par la duchesse May en 1930, décoré et meublé plus récemment encore pour lui donner une atmosphère moins formelle.  Dans le salon de réception sont exposés d’autres  tapisseries de Bruxelles de la fin du 17 ème siècle appelées les triomphes de Dieux. Des chaises de style Louis XV sont recouvertes de tapisseries de Beauvais qui dépeignent des scènes des fables de La Fontaine. La salle des Broderies aménagée dans une tourelle du château contient une collection de peintures post- impressionnistes y compris deux tableaux d’Henri Matisse. Dans la prestigieuse salle de bal sont exposées un grand nombre de pièces de valeurs inestimables, dont des tapisseries des Gobelins du 17 ème siècle. Une salle aux oiseaux contient une collection de plus de 400 volatils empaillés et cela constitue un exemple rare de musée privé de la fin du 19 ème siècle.

 

Le château de Floors est non seulement une demeure familiale mais aussi le pivot des terres de Roxburghe, un domaine qui s’étend sur 22400 hectares dans un rayon de 30 km autour de Kelso. Composé de 50 fermes à bail, de 5 fermes occupées par leur propriétaire, de 2 landes, de 1500 ha de forêts, d’un terrain de golf, c’est aussi un lieu de pêche renommé du saumon.

 

Après un somptueux déjeuner au manoir de Roxburghe, l’après-midi fut consacrée à la découverte de l’abbaye de Melrose, située dans une bourgade pleine de charme avec ses maisons anciennes et ses salons de thé ouatés. Son abbaye cistercienne en pierre rose lui vaut une animation touristique permanente.

 

Manoir de Roxburghe où nous avons déjeuné 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Un salon bibliothèque           Un aperçu du décor 

   de notre déjeuner                 du Manoir

 

  L’abbaye de Melrose (vue générale)   "

C’est David 1e, roi d’Ecosse  qui est à l’origine de ce monastère fondé en 1136 , pillé et détruit par les troupes d’Edouard II et de Richard II au XIV ème siècle. L’aile Est de l’abbaye a été achevée en 1146,

d’autres parties de l’édifice ayant été ajoutées dans les 50 années qui ont suivi. Reconstruite trois siècles plus tard, elle connue rapidement de nouvelles agressions et c’est Walter Scott qui la sauva de l’oubli. Elle est construite en forme de croix  de Saint-Jean ; les bâtiments du couvent sont à l’état de ruine et réduits à leur fondation.  Cependant une partie datant de 1590 est toujours debout et est devenue un musée ouvert au public. L’église abbatiale conserve de riches éléments décoratifs et architecturaux de style gothique ; le lieu est réputé pour ses nombreux détails décoratifs gravés dans la pierre, tels que des saints, des dragons, des gargouilles. Sur l’un des escaliers de l’édifice est gravé une inscription de John Morrow maître maçon «  garde à l’esprit, la fin, ton salut » qui est devenue la devise de la ville de Melrose. Enfin Alexandre II est enterré dans ces lieux ; le monastère est célèbre pour y abriter le cœur de roi d’Ecosse Robert le Bruce (1274-1329).

 

Soirée Ecossaise

Cette journée chargée d’histoire et de décou-vertes architecturales s’est achevée par une soirée festive dite   « Scottish Evening » à l’hôtel Prestonfield House, un show dans les meilleures tradi-tions écossaises de musique, de danses et de chansons.

 

 

 

Nous y avons goûté le fameux « Haggis » fait de panse de brebis et de viande d’abats. De

l’avis général, pas un mets délicieux mais tout à fait mangeable … si on a faim.

Ce fut une soirée très agréable, haute en couleur, animée, reflet de l’accueil chaleureux des écossais, de leur qualité de vie et de leur culture qui rend le pays si différent. 

 

 

Au cours du spectacle, une parodie de « cérémonie du Haggis »   

Quelques images de notre soirée écossaise

 

 

 

 

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jour 3 – Vendredi 29 Mai

 

Le Matin :   Saint-Andrews                                                         par Aimé Le Liboux

 

Départ de l’hôtel à 9h – Direction St Andrews (située au Nord Est d’Edimbourg au bord de la mer).

La région visitée fait partie de la péninsule délimitée par les rivières par  Tay au nord et Forth. au sud.

On passe par un village d’origine néerlandaise qui a gardé son nom et n’a pas été remanié par les Celtes en langue gaélique comme la plupart des autres villages car l’Ecosse commerçait beaucoup avec les Pays Bas.

L’Ecosse a tout d’abord été convertie à la religion catholique par St Columba qui venait d’Irlande et qui débarqua dans l’île d’Iona.

Les moines de St Columba eurent beaucoup d’influence dans tout le pays, cependant les Vikings arrivèrent à partir du 8ème siècle et s’installèrent dans les îles du nord ouest.

 

Les Pictes et les Celtes pourtant ennemis, s’allièrent contre les Vikings. Les Orcades, les Shetlands ainsi que les Hébrides vinrent au pouvoir de ces derniers. Une partie des moines se réfugia en Irlande et les autres se rendirent à Scona pour se protéger.

 

Au palais royal de Falkland au cœur de la péninsule, mourut le père de Marie Stuart.

Robert Bruce, restaurateur de la royauté écossaise, avait une fille qui devint reine d’Ecosse et qui se maria avec le grand Sénéchal Stuart, ce qui fit dire à tort au père de Marie Stuart , que le royaume est arrivé avec une fille et terminera par une fille, la sienne.

 

On peut apercevoir une île avec une tour, c’est ce qui reste d’un château. Marie Stuart y séjournait. Son mari complotait pour la supprimer. Un jour un groupe fit irruption dans le Château et assassina le secrétaire particulier de Marie Stuart (David Rizzio) de 56 coups de poignard afin de faire peur à Marie Stuart.

 

Marie Stuart s’est mariée plus tard pour la troisième fois. Ce troisième mari avait été d’ailleurs accusé d’avoir tué le second mari de la reine.

 

Le parlement se méfiait de Marie Stuart. Elle se réfugia par la suite en Angleterre mais fut emprisonnée par Elisabeth qui la fit décapiter. Cependant après le règne

d’Elisabeth sans descendance, ce fut le propre fils de Marie Stuart, Jacques VI  roi d’Ecosse qui devint roi d’Angleterre sous le nom de Jacques Ier. Le nouveau roi ménagea protestants et catholiques mais pas son fils Charles Ier qui voulait imposer la liturgie anglicane. Le pays bascula dans la rébellion. Bien plus tard l’église Ecossaise fut reconnue comme distincte et indépendante de celle d’Angleterre.

        

Les guerres de religion ont modifié la ville de St Andrews qui a souffert de l’influence de la réforme, période pendant laquelle il y eut beaucoup de destructions. La réforme presbytérienne dura environ un dizaine d’années. La ville devint le lieu de couronnement pour les rois.

 

 Il existe actuellement 20 églises paroissiales à St Andrews.

        

La cathédrale est située sur une hauteur donc vue de loin mais elle fut partiellement détruite pendant la réforme et il en fut de même pour le palais des évêques. Les ruines de la cathédrale montrent combien elle était immense. Il subsiste notamment les arches du 14ème siècle et on peut suivre l’évolution du roman au gothique. Dans la rue du sud se trouve l’école St Léonard pour les jeunes filles.

 

Le château construit aux XIIe et XIVe siècle sur un promontoire rocheux qui surplombe la mer offre au visiteur, outre ses  ruines pittoresques, un superbe panorama. 

 

 

Saint Andrews : Les ruines de la Cathédrale 

L’entrée du château

 

 

A signaler  la faculté de théologie, l’église Ste trinité (16ème siècle) ruines de l’église des bénédictins. Une porte

d’entrée importante au bout de la rue donnait l’accès à la ville de St Andrews.

A signaler également l’église du 12ème siècle (seule subsiste la tour carrée). Il y eut un incendie au 14ème siècle (en 1378) – devint gothique. Les murs du 15ème siècle, très belles ruines, pierres tombales. Un petit musée (St Andrews Cathedral Museum) se trouve près de la cathédrale, ruines avec pierres tombales, quelques croix celtes. 

Il existe des maisons du 16ème siècle et 17ème siècle.

 

L’université : A St Andrews fut  bâtie la première université au moyen âge. Cette université est restée prestigieuse puisqu’il est chic d’y faire des études si on a échoué à Oxford ou à Cambridge.

L’université est fréquentée par environ 4000 étudiants. Les cours sont axés sur les anciennes civilisations, la littérature ancienne, la géographie et l’histoire.

A la tour de St Salvador sont distribués les honneurs et récompenses pour les étudiants méritants.

 

Le golf a été pratiqué dès le 15e siècle, très populaire, il  a débuté sur le sable. Les bordures pauvres sont devenues terrains de golf d’où le terme de « links » : les bordures ».

 

Au 18e siècle, 20 gentilshommes ont créé un club à St Andrews. La ville compte aujourd’hui 16.000 habitants, 7 golfs  de 18 trous de haut niveau (4 dans la ville et 3 à l’extérieur). Il y a des clubs très prestigieux, la cotisation est très chère. Cependant tout le monde a le droit de jouer. Tous les soirs, il y a un tirage au sort mais

l’heureux élu doit payer quand même 135 livres s’il veut jouer dans le prestigieux Old Course Club.

 

En parlant des golfs notamment le Old Course Club, les gentlemen sont seuls autorisés à y jouer. D’ailleurs il  a été dit par certains que le mot golf venait de Gentlemen Only, Ladies  Forbidden.

 

Un huitième golf a été créé ce qui fait donc plus de 27 dans le comté de Fife. On peut remarquer un pavillon avec un crochet qui était l’ancienne gare de chemin de fer. La ville est très encombrée de voitures les jours de championnat, c’est pourquoi le prix des locations d’appartement est très élevés. Les grands championnats

n’ont pas lieu le dimanche.

 

Il existe un musée du golf qui retrace l’histoire du golf du 15ème  siècle à nos jours. Les dunes ont été stabilisées car les marées sont importantes. Des vedettes comme Sean Connery ou Jacques Stuart peuvent être rencontrées sur le Old Course.

 

Les rivières de la ville sont très poissonneuses, on y trouve truites et notamment des truites saumonées. Les terres sont riches, on y cultive des céréales et des pommes de terre car le sol est bien drainé par les rivières de Forth et de Tay.

 

La ville s’est également spécialisée dans l’élevage des cerfs.

St Andrews est un centre du porridge (bouillie d’avoine) car la culture d’avoine est importante dans la région. Mais également la culture de l’orge est devenue importante pour obtenir du Whisky. L’élevage est représenté par les vaches de race Aberdeen Angus  ou vaches noires.

 

L’Ecosse a une culture très bio, rien n’est perdu : les résidus d’orge germés qui ont donné du maltose, sont donnés aux animaux. Les fonds de cuve qui ont servi à la préparation du whisky, sont utilisés par les agriculteurs pour fertiliser le sol. Les écossais ne sont pas « radins », ils sont « économes ».

 

Dans cette région péninsulaire de Lower Largo vivait Alexander Selkirk qui servit de modèle à l’écrivain Daniel Defoe pour son roman sur les aventures de Robinson Crusoé.

 

Plus de 150 espèces d’oiseaux migrateurs se trouvent dans la région. On y rencontre également des usines pour la fabrication de pâte à papier. Les grandes dunes sont des réserves pour les phoques et les oiseaux. Plusieurs films ont été tournés dans la région sablée.

 

On rencontre quelques chambres d’Hôtes «  Bed and Breakfast » vers le centre de la ville et des résidences pour étudiants.

 

Les boutiques sont spécialisées dans les tricots et lainages. Il existe même des boutiques caritatives : la vente des articles permet de récupérer de l’argent pour les

œuvres de bienfaisance.

Il y a également l’office du tourisme, bâtiment compact mais charmant.           

 

 

 

L’Après-midi  : le Château de Glamis                                par   Suzanne Thomas

 

Après un délicieux crumble à la rhubarbe dégusté chez un amateur de jazz et parmi de célèbres guitares (celles de Keith Richards et de Jimmy Page !), nous repartons vers le nord en direction de Dundee (ville des confitures) puis de Glamis (prononcer Glam’s).

 

Construit au milieu d’un immense parc et résidence royale depuis 1372, le château de Glamis est très marqué par la présence de la Reine Mère Elisabeth (épouse du roi Georges VI) qui y passât une grande partie de son enfance. Et ce fut à Glamis, en 1930, qu’elle donna naissance à sa fille cadette, la princesse Margaret, premier bébé royal de descendance directe au trône à naître en Ecosse depuis plus de 300 ans.

 

 

Vue générale du château de Glamis "

 

On dit de ce château qu’il est le plus hanté d’Ecosse. Les légendes les plus frappantes concernent  « une dame grise », un page et deux seigneurs :

- La Dame Grise, Janet Douglas, épouse du 6° Lord Glamis, fût, à la mort de son mari, accusée à tort de sorcellerie par le Roi (qui voulait s’emparer du château !) et brulée vive. Depuis, son esprit revient hanter la chapelle où un siège lui est réservé et où elle prie en silence pour la paix éternelle.

- Un jeune page, renommé pour son espièglerie, devait souvent en guise de punition s’asseoir sur un siège de pierre juste à l’entrée du salon de la Reine Mère. Un soir, alors que c’était la nuit la plus froide de l’hiver, tout le monde partit se coucher, oubliant de congédier le jeune garçon. Pour une fois, il obéit à l’ordre qui lui avait été donné et resta assis sur la pierre. Tragiquement, il mourut de froid et on le retrouva le lendemain matin, toujours assis à la même place. Aujourd’hui, son fantôme qui demande toujours vengeance, a pris l’habitude de mettre son pied en travers pour faire tomber tout imprudent à son entrée dans la pièce : il est clair

  qu’il n’a rien perdu de son espièglerie!

 

- Quant aux deux seigneurs, ils jouèrent aux cartes un samedi soir tard dans la nuit. A minuit, ils refusèrent d’arrêter bien que ce fut Dimanche (Sabbath Day !) hurlant « Si l’envie nous en prend, nous jouerons jusqu’au jour du jugement Dernier ». Le Diable les prit au mot et aujourd’hui, ils jouent encore ! On dit même que si vous collez l’oreille aux murs de cette pièce à minuit un samedi soir, on peut souvent entendre les deux seigneurs en train de sangloter tout en battant les cartes.

 

Salle à manger du château de Glamis "

 

Pour compléter l’histoire de Glamis d’une connotation littéraire, Shakespeare aurait choisi ce lieu pour l’atroce assassinat du roi Duncan par Macbeth dans la pièce de théâtre du même nom.

 

 

 

 

 

Jour 4 – Samedi 30 Mai

 

La DISTILLERIE   GLENTURRET           par Gérard Louet et Françoise Crueize

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Traditionnelle photo de famille

(avec Katherine, notre guide et Bill notre chauffeur)

 

Après la traditionnelle photo de groupe et un dernier regard au Pitbauchlie House (notre hôtel de Dunfermline) qui nous a accueillis pendant trois nuits, nous prenons la route à 9h.15 dans la direction des Highlands pour notre visite de la distillerie Glenturret.

 

Après un court trajet, nous atteignons les collines du Conté de Perth, cœur de l’Ecosse, région verdoyante, giboyeuse,  de rivières à  saumons et offrant de magnifiques  randonnées. Nous passons sur le Rumbling bridge qui enjambe les gorges de la Glendevon, bordées de petites auberges.

Paysage typique de la région  "

Nous poursuivons notre route et apercevons le site de Gleneagles, domaine dans lequel  un grand hôtel fût construit lors de la prolongation de la ligne des chemins de fer Glasgow-Perth, dans les années 1920. Ce haut lieu accueille les réunions des membres du Commonwealth  et fût le cadre du Sommet du G8 en juillet 2005.

Gleneagles tient aussi sa célébrité des trois célèbres golfs qu’il abrite : le King’s golf course, ouvert en 1919, le Queen’s golf course et les PGA Centenary créé par Jack Nicklaus désigné le "golfeur du XXe siècle".

Puis, nous passons aux abords du château de Drummond dont les jardins, parmi les plus beaux d’Europe, ont servi de cadre naturel au film relatant l’épopée de Rob Roy, célèbre héros écossais.

Nous traversons ensuite la petite localité de Crieff, deuxième ville de la région du Conté de Perth,  où naquirent l'acteur Ewan McGregor et le chimiste Thomas Thomson et arrivons à la Distillerie Glenturret, située au bord du Loch Turret.  Toujours détenue par la même famille depuis sa création en 1775, c’est la plus ancienne distillerie des Highlands.

 

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Entrée de la distillerie Glenturret et, dans la cour, la statue géante du volatile

qui évoque son whisky le plus célèbre « The Famous Grouse »,

 

Nous y sommes accueillis par Mandy qui sera notre guide pour une visite complète des lieux et nous dévoilera les secrets de l’élaboration du whisky.

Les ingrédients nécessaires à la fabrication du whisky

L'orge : L'orge est à la base de tout le processus. De la qualité de l'orge dépendra dans une large mesure la qualité du produit final.

 

L'eau : L'eau est également l'un des ingrédients les plus importants de la fabrication du whisky. De la qualité et de la pureté de l'eau dépend en grande partie la qualité du whisky. L'eau dans les Highlands se charge souvent de tourbe, ce qui lui donne une couleur brunâtre. Les substances dérivées de la tourbe sont acheminées par l'eau, et contribuent bien souvent à l'originalité du goût des divers whiskies écossais.

 

Mais l'eau n'est certainement pas le seul facteur déterminant du goût d'un whisky de malt. Le procédé de fabrication joue bien entendu un très grand rôle dans le goût d'un whisky. L'eau est utilisée dans le processus de distillation à divers stades. Elle est d'abord utilisée dans la phase de brassage où elle est mélangée au malt broyé pour obtenir le moût. Ensuite, l'eau est également utilisée pour refroidir l'alcool dans l'alambic et enfin elle est utilisée pour réduire l'alcool lors de la mise en bouteilles.

La levure : La levure (de culture ou un mélange de cette dernière avec de la levure de brasserie) va démarrer la fermentation.


Le rôle de la levure est primordial. Le choix de la levure est un secret jalousement gardé dans les distilleries.

 

Les étapes de la fabrication du whisky

L'élaboration d'un whisky prend au minimum trois ans. En effet, un alcool de malt qui n'a pas séjourné un minimum de trois ans dans un fût de chêne n'a pas droit à l'appellation "whisky".
Pour avoir droit à l'appellation "Scotch", ces whiskies doivent passer ces trois ans minimum sur le territoire écossais.


En général, les whiskies qu'on trouve sur le marché sous forme de single malt ont vieilli pendant un minimum de huit à dix ans.

 

 

086.JPGLe maltage  : Le malt est le résultat de l'opération de maltage.

 

L'orge est mouillée et étendue sur l’aire de maltage pour lui permettre de germer. Durant cette opération, une succession de réactions chimiques naturelles se font, transformant les amidons contenus dans l'orge en sucre. Le sucre se transformera plus tard en alcool.

 

Tableau résumant les différentes " étapes de la fabrication du whisky

 

 

Tout l'art du maltage réside dans la détermination du bon moment pour arrêter le processus de germination. L'opération de maltage dure environ dix jours. Durant tout le temps que dure le maltage, l'orge doit régulièrement être retournée, afin d'assurer une température et une humidité constantes et de pouvoir ainsi contrôler la germination des graines. L'arrêt de la germination est provoqué par le séchage des graines au dessus d'un four (kiln). Ce four est bien souvent alimenté par de la tourbe. C'est la fumée de tourbe du kiln qui donne le goût fumé de certains whiskies.

 

A noter que la Distillerie Glenturret reçoit directement de l’orge maltée.


Le broyage : Une fois séché, le malt est broyé en sorte de farine grossière qui servira aux opérations qui suivront. Cette farine s'appelle le grist.Pour le broyage du malt, opération qui se passe dans la distillerie elle-même, un moulin à grain est utilisé.

Le brassage : Le grist sera alors mélangé à de l'eau chaude dans la cuve de brassage. On utilise généralement un volume de grist pour quatre volumes d'eau. Trois eaux successives entre 63 et 95° sont nécessaires à cette opération.

 

La cuve de brassage comporte un double fond finement perforé qui doit permettre au moût (liquide sucré résultant de l'opération de brassage) de s'écouler, tout en retenant les gros morceaux qui seront recyclés afin de produire de l'alimentation pour le bétail. Pour faciliter le processus, une cuve de brassage est équipée de pales tournantes.

 

Le premier brassage qui dure environ une heure va permettre au malt de convertir l'amidon en sucres fermentescibles. Le mélange de l'eau et du grist donne une pâte similaire au porridge, plat traditionnel écossais. Le jus sucré ainsi obtenu s'appelle le "moût". Les résidus de céréales sont brassés trois à quatre fois, afin de recueillir un maximum de moût.

 

La fermentation : Pour permettre la fermentation du moût, il faut ajouter de la levure.

 

L'action de la levure sur le sucre du moût va produire de l'alcool et du gaz carbonique. Le moût va bouillonner, pouvant même dans certains cas aller jusqu'à déclencher de fortes vibrations du washback lui-même, malgré sa taille imposante. Les washbacks traditionnels sont généralement en bois de pin d'Oregon ou en mélèze d'Écosse.

 

L'action de la levure sur le brassin va faire fermenter celui-ci. Le résultat en sera une sorte de bière (appelée wash) à environ 8% d'alcool. Jusqu'ici, le procédé de fabrication du whisky ressemble étrangement à celui de la bière.

 

C'est à partir de ce stade que les procédés vont se différencier. Si le brassin destiné à produire la bière est parfumé en général au houblon, celui destiné à la fabrication du whisky reste tel quel, et va être distillé.

 

La distillation : La distillation consiste en la séparation de l'alcool et de l'eau contenus dans le wash. Le wash est pompé jusqu’à l’alambic et chauffé à 95°, température supérieure au point d’ébullition de l’alcool, mais inférieure à celui de l’eau. Les vapeurs d’alcool remontent jusqu’au col de l’alambic, refroidissent et se transforment à nouveau en liquide. Le brouillis résultant appelé "law wines" passe ensuite dans un second alambic, le "spirit still", et y est distillé une seconde fois.

 

L’alambic      "

 

 

Les distillateurs se servent d’hydromètres et de thermomètres pour contrôler l’alcool. Seul  le cœur (heart) ou middle cut de la seconde distillation a la qualité et le taux d’alcool appropriés pour devenir du whisky.

 

Le vieillissement : Le taux d’alcool du cœur de la distillation est réduit à 64% en y ajoutant de l’eau. Ce liquide est ensuite versé dans des fûts de chêne ayant précédemment contenu du bourbon américain ou du xérès. La loi exige que ces fûts restent entreposés pendant trois ans et un jour avant que le distillat n’ait droit à

l’appellation "Scotch Whisky".

 

Le mélange ou blending : Pour créer un mélange ou blend, on assemble du whisky de grains et plusieurs whiskies de malt, tel "The Famous Grouse" qui est créé à partir de whisky de grains et de plusieurs whiskies de malt dont le Macallan (plus fruité) et le Highland Park (plus tourbé).

 

 

Lors du trajet en car, notre guide, Catherine, nous avait parlé du phénomène de la "part des anges" et nous en avait expliqué le principe :

 

L'avantage du chêne pour faire arriver un alcool à maturité est le fait qu'il est poreux. Ainsi, il laisse entrer l'air ambiant (d'où le goût salé des whiskies ayant vieilli à proximité de la mer), mais il laisse aussi s'évaporer le whisky qu'il contient. On compte qu'il s'évapore ainsi entre 1 et 2% du contenu du tonneau par an. C'est ce qu'on appelle "la part des anges" (Angels share). Ce pourcentage est cependant théorique, parce que ce phénomène pourrait avoir comme conséquence que de très vieux whiskies (trente ans et plus) perdraient leur droit à l'appellation de whisky. En effet, si on sait qu'un whisky titre environ 70% au sortir de l'alambic, il est facile de calculer sa teneur en alcool au bout de trente ans. Si on considère une perte d'alcool de 1% par an, ce whisky ne titrerait plus que 40%, or en-dessous de ce taux d'alcool, un whisky n'a plus le droit de porter ce nom.

 

A la fin de la visite, nous sommes invités à une dégustation de whiskies et à tenter d’en reconnaître les arômes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On goûte et manifestement on apprécie !!!


Nous nous sommes ensuite arrêtés à boutique de la distillerie afin de nous acheter quelques "bons" souvenirs.

 

Après quoi, nous avons rejoint le restaurant "the Grouse House" pour le dernier repas de notre séjour.

 

  

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 En quittant le restaurant, et avant de reprendre le car qui devait nous ramener à l’aéroport d’Edimbourg, nous avons pu saluer la statue de "Towser", le chat qui vécut 24 ans dans la distillerie et y chassa 28 899 souris !

 

Nous avons aussi procédé à un déballage de valises comme un campement de Romanichels afin de caser dans les valises les bouteilles de Whisky acquises et prohibées dans l’avion en bagages à main.

 

   

 

 Statue du chat « Towser »  qui  vécut 24 ans à la distillerie

  

 

 

     

 

 

Déballage des valises pour y caser les bouteilles acquises à la distillerie avant de monter dans l’avion     "

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi se termine notre voyage en Ecosse qui s’est déroulé sous le soleil et dans d’excellentes conditions  grâce au professionnalisme  et à la gentillesse de Catherine, notre guide, et de Billy, notre chauffeur.

 

 

 

quelques photos souvenir sympas :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre Président était gêné par son lacet défait !!! Noblesse oblige !   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

Il en fallait bien un pour finir !!!

Un vrai, croisé dans les rues de Saint-Andrews,

qui portait le costume traditionnel pour un mariage !