COMPTE-RENDU DE
du samedi 13 juin 2009 à
lourmarin
par André
Demey
Mmes Crueize, Etinzon, Mareix,
Puel
MM. et Mmes Barchietto, Castelli-Pochon, Demey,
Déo, Dumas, Krebs, Le Mouel
MM. Bernard, Colonges,
Louet, Rulence, Sarre
(N.B. :
Louis Laporte et son épouse ont du se décommander à la toute dernière minute,
ce sera bon pour la prochaine fois.)
Par une journée radieuse, sous une "tempête de ciel bleu", ce
rassemblement amical s'est déroulé dans la bonne humeur et ponctuellement (bravo
à ceux qui se levèrent tôt pour partir à 6h30).
Guidés
par Samuel, sympathique guide, nous avons tout d'abord visité le château de
Lourmarin.
Situé
dans le Luberon, il commandait le passage entre le Sud et le Nord du massif
pour la route du sel. Ce passage, appelé Combe de Lourmarin (ou Combe des
brigands, lesquels "taxaient" les convois de sel) permettait
d'accéder à APT.

Premier
château Renaissance de Provence, logis campagnard à ses débuts, il s'articule
en deux corps de bâtiment étroitement imbriqués, le "Château Vieux"
et le "Château Neuf" reliés par un superbe escalier a vis contenu
dans une haute tour carrée (donjon).
Il
doit son existence à la famille d'AGOULT. Edifié à partir de 1480, il fut
complété en 1525 par une tour à bossage pourvue de canonnières par Louise
d'Agoult et son fils.
Après
bien des vicissitudes entre le 17ème et le 19ème siècle,
au cours desquels aucun changement notoire ne fut apporté à la construction, il
commence à tomber en ruines et échappe, en 1921, à une complète destruction,
grâce à un mécène, Robert Laurent-Vibert (héritier de
Légué
en 1925 à l'Académie des Sciences, Sites et Belles Lettres d'Aix en Provence,
il devient par le biais de
Le
philosophe Jean GRENIER qui fit découvrir Lourmarin à son élève Albert CAMUS
figure dans la liste des pensionnaires de la fondation.
Avant
de passer à la visite proprement dite, il faut signaler que le village fut
décimé par la peste et soumis à plusieurs pillages (14ème siècle),
et qu'il resta pratiquement inhabité pendant un siècle avant l'arrivée de
familles vaudoises (originaires du Piémont) qui, attirées par des contrats
avantageux participèrent au redéploiement démographique et économique de la
région avant d'être décimées dans les années 1540 (pour cause de protestantisme,
mais ceci est une autre histoire).
N.B.
à signaler que l'on retrouve en Afrique du Sud une carte avec l'origine des émigrants
et les villages de cette région y figurent en bonne place.
La
visite commença comme il se doit par le rez de chaussée, en l'occurrence par la
cuisine. Cette pièce (immense), construite par Louise d'Agoult,
serait le point d'appui entre la partie médiévale et renaissance du Château :
un mobilier provençal et des faïences participent à la mise en valeur du lieu.
Empruntant l'escalier à vis (bordé en partie haute d'une fresque aux
nombreux détails et de sculptures dans les angles), on accède à la sallestre (pièce
d'apparat du château) dont le sol est revêtu par des carreaux récupérés au
cours de la restauration (ils ont environ 500 ans).
Cette
salle servait aux réceptions seigneuriales ainsi qu'aux bals. A signaler une
cheminée monumentale ornée de sculptures d'amérindiens (en référence aux
voyages de C. Colomb, Jacques Cartier…).
En
continuité, se trouve un petit salon, également pourvu d'une cheminée (en
gypse), ornée d'amérindiens et d'une plaque de fond représentant le massacre
des Vaudois.
Sur
le palier, un coup d'œil "rapide" permet de contempler une chambre
superbement meublée où l'on peut voir un "radassié" (du provençal
"radasso", paresser). Conçue pour la détente, c'est une vaste
banquette, paillée, généralement prévue pour trois personnes.
Passons
à l'étage supérieur où se trouve la salle de musique qui rassemblant des
instruments recueillis au cours des voyages (piano, un clavecin, instruments à
cordes indiens) et une table marqueterie en étoile à 12 branches (12 mois de
l'année) qui servait à calculer l'impôt par le seigneur (le 28/9, jour des
vendanges). En continuité une bibliothèque et sur le palier, comme précédemment
une autre chambre tout aussi fastueuse que la précédente. 
Cette
visite serait incomplète, si nous ne passions pas admirer les galeries
desservant les étages (une en pierre, l'autre en bois) surplombant une cour
intérieure, ce qui fut fait.
Sortie,
par les terrasses, permettant un point de vue sur le village, les alentours et
de faire la photo de groupe.
Après
l'effort, le réconfort dit-on, ce fut le cas. Après un petit trajet
pedibus-jambus, le groupe alla se restaurer dans une charmante auberge
"L'OUSTALET", à l'ombre des platanes, face au Château : accueil et
restauration nous permirent de nous préparer pour l'après-midi.
La
proximité des lieux, nous a permis de connaître avec l'office du Tourisme un
peu mieux le village. Au cours de notre cheminement (quelques lâcheurs nous ont
quittés à ce moment…) nous avons visité :
Le temple
protestant, édifié en 1806/1816 : c'est l'un des plus anciens temples conservés
de la région, d'une architecture dépouillée, ce temple est toujours utilisé par
les fidèles et sert également à des représentations musicales. A signaler un
beau plafond à caissons.
La fontaine, aux
trois têtes (symbolisant : le Rhône,
L'hôtel de GIRARD
(17ème siècle), inventeur vers 1810 de la machine à filer le lin,
mais qui ne reçut jamais le prix de 1 million de francs proposé par Napoléon 1er.
Ruiné, il émigra en Pologne pour créer des filatures.
Une autre fontaine
située au centre du village, hélas masquée par la terrasse d'un estaminet (qui
nous accueillit en fin de visite pour nous rafraichir).
L'église St André
(12ème/13ème siècle), construite par étape, recèle
notamment une chapelle voutée sur croisée d'ogives à liernes et à tiercerons
!!! (voir dico).
Cette
journée, toute ensoleillée, se terminera par une visite … au cimetière, où se
trouvent les tombes :
de Albert CAMUS
(et de son épouse, dans une tombe séparée) qui acheta une maison à Lourmarin en
1958 (décède en 1960).
Henri BOSCO,
écrivain, décédé en 1976
Raoul DAUTRY,
homme politique, ministre de
Le
moment de la séparation arriva et tout le monde (j'espère), se réserve déjà
pour l'année prochaine.
Qui
vivra, verra.

Amicalement.
André
DEMEY.