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        AVRIL 2010   83

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  Sommaire

              

La réunion s’est poursuivie par un grès large échange de vues entre

Monsieur Claude RENAUT d’une part

 et les membres présents de notre association d’autre part.

Nous reproduisons ci-dessous les éléments les plus significatifs.

 

 

Le Tunnel de l’autoroute A86 ?

 Il y a 2 ans, on en avait largement parlé. C’était un problème, C’était très difficile. Aujourd’hui la première phase est ouverte, cela fonctionne bien. La suite c’est pour quand ? (Roger RULENCE)

Pour la deuxième phase, entre Rocquencourt et le Pont Colbert, l’ouverture du tunnel est prévue pour décembre 2010. Aujourd’hui 12.000 voitures passent par jour. C’est conforme aux prévisions.

 

L’arrivée de CEGELEC chez VINCI ÉNERGIES ?

C’est tout à fait récent. Vous pouvez déjà nous dire comment va s’articuler l’intégration d’un aussi gros morceau par rapport à VINCI ÉNERGIES, qui est plus gros certes, mais pas tout à fait comparable ? (Jean CAPOVILLA)

Officiellement même si le protocole d’accord a été définitivement signé ave QATARI DIAR, vous savez qu’on est en attente de l’accord anti-trust de BRUXELLES. Tant que l’accord anti-trust n’est pas signé nous ne pouvons communiquer sur les projets d’organisation future.

Dans un an, je pourrai vous le dire. Aujourd’hui c’est confidentiel.

En fonction de ce que vous venez de dire, si Bruxelles dit qu’il y a constitution de trust, comment VINCI réagit ?

On sait déjà ce qui va se passer sur ce problème-là. On ne croit pas beaucoup à cette hypothèse parce que même avec CEGELEC la position de VINCI ÉNERGIES au niveau européen, cela reste très faible, puisqu’en terme de pourcentage de part de marché européen, on sera de l’ordre de moins de 10 %, donc pas vraiment en position de trust. Cela si l’on regarde globalement. Maintenant certains métiers dans certaines régions, ce n’est pas cela. Ce qui se pratique au niveau des principes, c’est d’être obligé de revendre une activité en question. Donc aujourd’hui, tant qu’on n’a pas les instructions de BRUXELLES, on ne sait pas ce qui peut être touché.

Vous devez faire un lobbying d’une façon intense ?

Il y a une équipe complète qui ne s’occupe que de cela aujourd’hui. J’espère que tout va bien se passer, qu’il n’y aura pas de problème. CEGELEC le souhaite aussi.

Et vis-à-vis du personnel, il y a une action ? Il faut l’accord du personnel ?

Bien sûr, le personnel est très important. Les choses se passent bien. Pour la première fois depuis un certain nombre d’années, le groupe CEGELEC va retrouve un actionnaire industriel, pas un actionnaire financier. C’est plutôt bien vu par le personnel. L’activité de CEGELEC a un tronc commun mais elle est malgré tout un peu décalée par rapport à VINCI ÉNERGIES. Elle est très complémentaire. L’activité CEGELEC France est de 50 % au dessous de celle de VINCI ÉNERGIES. L’essentiel de CEGELEC, c’est l’international dans des pays où l’on n’est pas. Cela nous intéresse beaucoup dans le nucléaire. Quand vous savez qu’il va y avoir des projets de reconstruction de centrales nucléaires qui vont se faire, même si la France a perdu ABU-DHABI. Il y a beaucoup de projets en cours et CEGELEC est beaucoup plus présent que VINCI ÉNERGIES. Comme VINCI a une stratégie ambitieuse sur ce marché, il y aura forcément une synergie sur ce marché entre CEGELEC et VINCI ÉNERGIES.

 

 

Le MUSÉE DES CONFLUENCES À LYON ?

Ce n’est pas vous qui êtes directement concerné par ma question. Mais, en tant que LYONNAIS, nous sommes très préoccupés sur ce qui se passe sur ce qu’on appelle le MUSÉE DES CONFLUENCES. C’est une grosse affaire d’un certain coté mais qui pose des problèmes juridiques de l’autre. J’ai appris cette semaine que VINCI avait été retenu. Est-ce que vous pouvez confirmer cette opération qui fait plus de 100 millions d’euros ? (Jacques KREBS)

100 millions d’euros, c’est une très grosse affaire. C’est VINCI CONSTRUCTION qui a été retenu et VINCI ÉNERGIES n’y est pas.

L’équipe de chantier qui avait été retenue au départ pour faire l’opération a fait un arrêt de chantier. Il y a un procès entre le Conseil Régional, le Conseil Général et ces gens-là

Il y a eu un autre dossier d’appel d’offres qui a été lancé et VINCI a répondu à ce dossier. Aujourd’hui VINCI n’est pas concerné par la procédure juridique. Mais cela restera certainement un dossier compliqué.

 

Le développement durable ?

Vous en aviez parlé il y a 2 ans. Quels sont les progrès que vous avez faits dans ce domaine ? (Roger RULENCE)

On essaie de monter des opérations mais cela reste compliqué parce qu’autour du développement durable, il y a des discours médiatiques et il y a la réalité économique des affaires. Ce qui aujourd’hui marche bien, c’est tout ce qui est "EXPLOITATION AGRICOLE PHOTOVOLTAÏQUE". On a réalisé pas mal de projets à la RÉUNION, aux ANTILLES, en ITALIE. En France, c’est déjà plus difficile puisque le rendement n’est pas le même suivant qu’on est au nord ou au sud. Nous avons une structure qui travaille sur un concept de promotion de conception de centrale photovoltaïque, c’est à dire qu’on cherche des endroits, on achète des terrains, on essaie de trouver un opérateur avec lequel on monte l’opération financière pour développer des centrales photovoltaïques. Cela reste un business marginal puisque le prix d’achat du kW photovoltaïque est un prix d’achat qui est subventionné. Tous les pays d’Europe ont eu la même stratégie. Ils sont partis d’une subvention très haute. Au fil des années ils la réduisent. En Espagne elle a été réduite de 50 % avec effet rétroactif. En Italie, elle va être réduite de 30 % fin 2010. Sans ces subventions, les projets ne sont pas viables.

On a beaucoup d’études sur des projets significatifs d’économie d’énergie mais financièrement il y a peu de résultat.

 

Plus de question ?

Je vous remercie de m’avoir écouté et vous souhaite une bonne Assemblée.

Au revoir.

 

 

 

Texte enregistré et reproduit par Roger RULENCE