COMPTE-RENDU DE NOTRE VOYAGE EN HAUTE
SAVOIE
du Mardi 17 au Vendredi
C’est
grâce à notre ami Georges Bernard et à sa connaissance de cette région, et du
CERN en particulier, que ce voyage a pu être organisé ; qu’il en soit ici
remercié.
20 personnes composaient le groupe :
Mmes Eliane
Etinzon, Nicole Puel, Roselyne Touroude
Mmes et MM. Mireille et Jean-Marc Dubray, Josiane
et Jacques Krebs, Françoise et Jacques Laîné, Anne-Marie et Jacques
Noé, Christiane et Jean-Louis Perrot, Jeanne et Claude Rogueda,
Francine et Auguste Tricca.
MM. Georges Bernard, Aimé Le
Liboux, Roger Rulence.
Jour 1 – Mardi 17 Mai
Visite d’Annecy par Eliane
Etinzon

Tôt, très tôt, trop tôt au
goût de certains, 15 d’entre nous se retrouvent à la gare de Lyon pour monter
dans le TGV en direction d’Annecy. Les 5 autres n’étant pas parisiens nous attendent
directement à l’hôtel, à quelques km d’Annecy, où nous arrivons en fin de
matinée après un voyage sans histoire.
Accueil TRES chaleureux
de l’ensemble du personnel dont nous apprécierons l’extrême gentillesse tout au
long des 4 jours.
Nous commençons par
un « apéro » sur la # terrasse, sous les platanes avant
de passer à table pour le 1er déjeuner ensemble. Tout à fait
somptueux et copieux ce repas !!! En fait le premier d’une longue série
qui verra défiler à peu près toutes les spécialités régionales.
A titre de témoignage, je
ne résiste pas à vous présenter l’omelette norvégienne géante "
qui nous fut servie pour
le dessert de ce premier jour.
Bien lestés (mais d’attaque) nous montons dans le
car pour aller visiter la ville d’Annecy. En route nous admirons les bords
du lac puis nous retrouvons notre guide, une petite dame sympathique et
enthousiaste qui nous plait bien.

La
ville d’Annecy :
compte un peu plus de
50.000 habitants.
Surnommée parfois
« la Rome
des Alpes » ou également, « la Venise des Alpes » en raison des
trois cours d'eau qui parcourent sa vieille ville, Annecy est une agglomération
prospère car un important centre touristique et industriel. En effet, outre les
possibilités de sports d’hiver, sports d’été, sports nautiques qu’elle offre
aux touristes, elle est également un centre renommé de parapente et de
deltaplane (col de
Le lac : Il mesure
C’est aujourd’hui le lac
le plus propre d’Europe. Au début des années 60, la pollution était telle qu’il
restait 10 ans maximum pour le sauver. Des travaux de grande envergure furent
donc entrepris pour le nettoyer. Et nous constatons effectivement combien ses
eaux sont pures et transparentes.
Un peu d’histoire :
Annecy possède une longue histoire depuis son origine comme
bourgade gallo-romaine. C’est en 1401
que la ville d’Annecy est acquise par le Comte de Savoie après avoir été dans
un premier temps résidence des Comtes de Genève. Une trentaine d’années
plus tard, la maison de Savoie crée un Apanage
(Partie
des
terres
royales
attribuées à un
prince)
qui regroupe les possessions savoyardes ; Annecy en devient la capitale.
Après l'adoption de
L'apanage, dit de Genevois-Nemours,
durera jusqu'en 1659.
C’est enfin en 1860
que
Avant
d’entrer dans la vieille ville nous
faisons une courte halte pour visiter deux églises :
Eglise Saint-Maurice construite au 15e siècle
pour les Dominicains, cette église d’un sobre gothique présente un cachet
régional marqué avec son toit retombant. La nef très large, est typique des
ordres voués à la prédication. Quelques tableaux étonnants à l’intérieur dont
un saisissant transi en trompe l’œil (transi = sculpture funéraire qui figure
un personnage couché, mais à la différence du gisant il le représente en putréfaction ou à l’état de squelette).
Église Saint-François de Sales, édifiée au 17è siècle
comme chapelle du premier monastère de
Puis, nous traversons le Thiou sur le joli pont à l’entrée de la vieille ville devant le palais de l’Isle (photo ci-dessus) quand notre attention est retenue par une scène dont nous, citadins, n’avons guère
l’habitude. Anecdote :
Monsieur Cygne voulait à tout prix arriver à ses
fins avec Mme Cygne qui elle, n’était pas d’humeur et le lui a clairement signifié.
Mais M. Cygne était déterminé à n’accepter aucun refus et malgré les véhémentes
protestations de Mme, se rua sur elle brutalement (il vaut mieux éviter le mot
« bestialement » n’est-ce pas ?) malgré les bruyants mais vains
efforts de celle-ci pour lui échapper.
Bref, parlons
clair : un viol !
A la suite de quoi M.
Cygne, enchanté de son succès se livra à une danse de satisfaction (ou de
séduction peut-être pour se faire pardonner !?) tournant sur lui-même, se
contorsionnant tant et plus, gonflant ses plumes et agitant sa tête et son cou en
tous sens, pendant que Mme, tête basse, prenait la poudre d’escampette.
Bien sûr nous étions tous
fascinés par la scène et plus personne n’écoutait les explications de notre
guide, laquelle proclama :
« Evidemment,
contre ÇA, je ne peux pas lutter,
je ne suis pas de taille !!! ».
A la suite de quoi les
choses rentrèrent dans l’ordre et nous pûmes à nouveau nous regrouper et nous
concentrer pour écouter l’histoire du Palais de l’Isle
Le Palais de
l'Isle, image
traditionnelle de la ville d’Annecy, a été construit du12e
au 16e siècle sur la petite
ile au milieu du Thiou dont il épouse le tracé en forme de fuseau. Aujourd’hui
restauré, il abrite le Centre
d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine de la ville d'Annecy mais
il a eu par le passé des fonctions très diverses. Palais du châtelain d'Annecy à
l’origine, il devint hôtel administratif quand le comte de Genève s’installa
dans la ville. Il a aussi été, tour à tour, caserne, siège de la judicature,
asile de vieillards, entrepôt, Hôtel des
Monnaies, et prison avant d'être classé monument historique en 1896, puis à
nouveau prison pendant la 2nde guerre mondiale.




La Vieille
Quelques vignettes des rues de la vieille ville

Le Château : surplombant la ville, il est l'ancienne
résidence des comtes de Genève et des ducs de Genevois-Nemours, branche cadette
de
Ainsi se termine la
visite de la ville. Nous aurions bien aimé flâné dans les jolies rues de la
vieille ville, nous assoir à la terrasse d’un café au bord d’un canal et
prendre le temps d’un petit rafraichissement. Mais, mais … le car nous attend
pour nous conduire à une ferme productrice de Reblochon !

La
ferme de
Et là, nous tombons sur
un drôle de numéro !
Le patron du lieu, homme d’un certain âge, amoureux
de son métier à l’ancienne est très compétent, très dynamique et très anti
modernisme.
Il nous explique avec
humour (je vous passerai le détail car ce fut long – un peu trop) l’importance
de la nourriture des vaches, la transhumance, les 4 mois d’alpage, la
fabrication du fromage matin et soir en alpage, l’affinage à la ferme pendant 4
semaines, la différence entre fromage fermier et industriel.
En
vrac, quelques détails intéressants :
-
les
carillons des vaches – du très petit à l’énorme - ne sont pas que du folklore,
les grosses cloches servent à la transhumance, les petites à rassembler les
vaches en alpage
-
le
départ des vaches en alpage se fait à la fraîcheur de la nuit car les vaches
ont le cœur fragile. Elles trouvent leur cadence de marche au rythme des
cloches.
-
on
fait différents fromages avec un même lait, c’est la température qui fait la
différence
-
le
Reblochon fut le 1er fromage à recevoir le label AOC
-
si
vous voulez reconnaitre un bon Emmental regardez les trous, ils doivent être
réguliers, dans le cas contraire il est tout juste bon à faire de la
« Vache qui rit ».
-
on
trait les vaches 10 mois sur 12 mais les chèvres seulement 7 mois sur 12.
Sur un plan plus général,
nous avons droit aux opinions personnelles du personnage lesquelles se résument
à ceci : tous les maux viennent soit de l’administration soit de
l’étranger.
Après une dégustation
fromages - vin - saucisson qui déboucha sur quelques achats, nous pûmes enfin
remonter dans le car. En route pour l’hôtel le chauffeur nous fit passer par le
côté du lac d’Annecy que nous n’avions pas encore vu. Toujours aussi
beau !
Un bon dîner suivi d’un
gros dodo furent bienvenus.
Jour 2 – Mercredi 18
Mai
Le matin : Visite du CERN par
Jean-Louis Perrot
La visite du Commissariat Européen pour
On est dans un centre de recherches nucléaires sans
combustible !... de quoi peut-il bien s’agir en quelques lignes et sans la
prétention d’être en capacité de décrire dans le détail et avec exactitude le
plus grand laboratoire de physique des particules du monde ?
Bienvenue dans ce milieu étrange où règnent les lois de la physique quantique. Au CERN, les particules apparaissent et disparaissent sans cesse, laissant imaginer les premiers instants de l’univers. Il y a13, 7 milliards d’années, l’univers a commencé par un coup d’éclat magistral, le Big Bang. Concentrée dans un espace infiniment petit, l’énergie s’est transformée en quantités égales de matière et
d’antimatière. Au CERN on
accélère des faisceaux de protons à une vitesse proche de la lumière; les
protons entrent en collision recréant ainsi les conditions qui prévalaient
juste après le Big Bang.
Quelques éléments d’histoire :
1949 - Conférence européenne de la culture de LAUSANNE.
Louis de Broglie fait
lire par Raoul Dautry un message appelant à une coopération scientifique entre
les pays européens.
-
Cinquième
conférence de l’UNESCO à FLORENCE.
La résolution proposée
par le prix Nobel Isidor Rabi, unanimement adoptée, autorise l’UNESCO à
assister et à encourager la création de laboratoires pour accroitre et enrichir
la coopération internationale.
1952 - Conférence inter gouvernementale de l’UNESCO
présidée par François de Rose.
- Première résolution adoptée pour la mise en place
à titre provisoire d’un Commissariat Européen pour
AMSTERDAM - Le
conseil provisoire choisit le site de Genève pour y le futur implanter le futur
laboratoire.
1953/1954 L’organisation
européenne voit le jour officiellement. Début des travaux. Signature de la
convention du CERN à PARIS, ratifiée progressivement par les états membres
qui aujourd’hui sont au nombre de 20.
1955 Début de la construction de machines et les premiers
résultats.
1957 Le premier accélérateur, le synchrocyclotron (SC)
démarre.
1959 le synchrotron à protons(PS) entre en opération.
1971 les
anneaux de stockage à intersections(ISR), premier collisionneur protons/ protons du monde démarrent.
1973 Découverte
des courants neutres, première confirmation de la théorie electrofaible.
1976 Le
super synchrotron à protons (SPS) entre en fonctionnement.
1989 Le grand collisionneur électron-positron (LEP)
démarre ; il confirme qu’il n’existe que 3 types de neutrinos.
1995 Premières
observations d’anti-hydrogène.
2004 le
CERN fête ses 50 ans.
2009 Le
grand collisionneur de Hadrons entre en
fonctionnement.
Lors de la visite du CERN une présentation en amphi
nous a permis de mieux connaître l’ampleur de cette gigantesque organisation et
son fonctionnement.
2200
permanents au statut international assurent sa gestion; ces personnes ne font pas de
recherches. Les chercheurs, environ 8000 personnes, viennent du monde
entier ; ceux-ci sont gérés et rémunérés par leur propre pays d’origine.
Au total ce sont 10000 personnes qui travaillent en permanence sur le site
d’une surface de trois hectares, avec ses restaurants, ses 3 hôtels, ses
commerces, une vraie ville en réalité.
Le budget du CERN est de l’ordre de 1,2 MD de
Francs Suisse, ce qui correspond au prix d’une tasse de café par contribuable
européen. Le CERN compte 20 Etats membres européen qui ont des devoirs et des
privilèges ; ils contribuent au budget et aux frais de fonctionnement de
ses programmes.
Les constituants de base de la matière sont de
minuscules particules, plus petites encore que les atomes - environ 10
Au CERN, les scientifiques collaborent pour étudier ces constituants de base de la matière et les forces qui les relient. Différentes forces agissent entre les particules ; la force forte, la force électromagnétique et la gravitation qui regroupent les particules dans des structures allant des atomes invisibles aux galaxies composées de millions d’étoiles. On fabrique même de l’anti matière qui
n’existe pas dans la
réalité ; on est là en pleins mystères qui ne sont familiers qu’à ces
élites de la science de l’infiniment petit.
Les physiciens explorent la matière à l’aide
d’accélérateurs de particules. Ces accélérateurs utilisent des champs
magnétiques pour accélérer les faisceaux de particules. Ces champs vont les
guider dans la machine puis vont les faire entrer en collision ou les projeter
sur des cibles afin de reproduire les conditions d’énergie intense des premiers
instants de l’univers.
Ces accélérateurs sont de forme circulaire ;
le synchrotron à protons (PS) fait
Ce tunnel de 4m de diamètre est équipé d’un tube
central entouré d’électroaimants hyperpuissants dans lequel on fait le vide
total- 10 -13 millibars- à - 271° soit le zéro absolu pour éliminer toute
résistance électrique. C’est en quelque sorte une grosse bouteille thermos de
Quatre détecteurs positionnés sur le tracé du LHC enregistrent ce qui se passe lorsque les particules entrent en collision, des collisions qui produisent une foule de particules nouvelles. On sait que
l’énergie se transforme en matière comme l’indique l’équation d’EINSTEIN E=mc2
où E est l’énergie, m la masse et c la vitesse de la lumière.
La machine est prévue pour 20 à 25 années de recherches
et étant aujourd’hui en phase de
réglage, elle fonctionne à 50 % de sa puissance énergétique maximum. Derrière
cette hallucinante machine de par son gigantisme et la magie qu’elle dégage,
émerge tout un ensemble de défis qui font progresser la connaissance et qui
génèrent 400 brevets par an avec des retombées énormes dans des domaines comme
l’informatique ou l’imagerie médicale.
Par exemple, le LHC n’enregistre que 2000 des 10
millions de collisions de protons qui se produisent par seconde.la quantité
d’informations provenant de cette sélection est suffisante pour remplir 300 CD
par heure. Les données sont analysées et exploitées à l’aide de plus de 100
centres de calculs répartis dans le monde entier. Un nouveau système global de
traitement appelé
Nous avons pu visiter ensuite le hall de montage du
LHC. Pour recréer les conditions proches du Big Bang, on fait tourner les
particules à l’intérieur de modules qui
sur les
Le CERN est le 12ème meilleur client d’EDF en
consommant 40 000 Francs Suisse d’énergie électrique par jour.
L’alimentation électrique du centre dont les besoins s’élèvent à 235 MW/h est
assurée par une ligne de 400 000 V venant de la centrale de GENISSIAT.
L’heure d’expérience se monte à 150 000 Francs Suisse à la charge des
chercheurs et des pays pour le compte desquels les expériences sont réalisées.
La visite d’un second hall nous permet d’approcher
la partie détection du LHC. Le localiseur de vertex mesure avec la précision du
centième de millimètre la distance entre le point de collision et le point de
désintégration des quarks. Des détecteurs dits Tchérenkov mesurent les cônes de
lumière émis par les particules qui les traversent. Les détecteurs de traces
enregistrent les points de passage des particules chargées. Enfin les
calorimètres déterminent l’énergie des particules. Des aimants agissent sur les
trajectoires des particules chargées ; la vitesse de ces particules est
proche de celle de la lumière soit 300 000kms / seconde. Ainsi ces particules
dans le vide et à – 271° 3 font 11245 fois le tour de l’anneau de
Même si l’on a pas tout compris, on a tous ressenti
de cette visite une occasion exceptionnelle d’avoir pu approcher une
organisation qui s’est bâtie une solide réputation en recherche fondamentale et
devant laquelle on se sent bien petit face à ce sanctuaire de la connaissance
fondamentale. Le CERN est un lieu de rencontres foisonnant de débats, de
réflexions et de discussions qui a la capacité de réunir les hommes dans un but
commun. C’est un outil de rapprochement des peuples pour la paix - neutralité,
exigences, constante objectivité - mais aussi pour le progrès de l’humanité.
Selon la volonté de ses fondateurs, le CERN consolide cette paix dans l’esprit
des hommes à travers l’éducation, la science, la culture et la communication.
Le groupe a remercié Georges BERNARD qui a été à
l’origine de cette visite du CERN, ayant participé durant de nombreuses années
avec les équipes placées sous sa direction à la construction de cet équipement
d’exception.

L’après-midi : Le village médiéval d’Yvoire par Eliane Etinzon
Après un déjeuner au restaurant self-service du
CERN, la traversée rapide en autocar du centre-ville de Genève (et son célèbre
jet d’eau) pour passer sur l’autre rive du lac et un petit temps de route, nous
arrivons à Yvoire, pour une visite libre.
Ce village de 750 habitants au bord du Lac Léman,
surnommé "la perle du Léman" est classé parmi les Plus
Beaux Villages de France et au premier rang des villages fleuris. En 2002, il a
reçu la médaille d'argent du Concours européen du fleurissement.
Petit village de pêcheurs et de bateliers au début
des années 1900, Yvoire était déjà une seigneurie lorsqu’Amédée V le Grand,
Comte de Savoie, décida d’en faire une forteresse imprenable au début du 14 e
siècle.
De ces fortifications subsistent les murs d’un grand donjon rectangulaire qui
domine le lac Léman mais, aujourd’hui habité, ce lieu n'est pas ouvert au
public. D’autres précieux témoignages du passé médiéval d’Yvoire ont été
conservés : des remparts, des portes, des fossés et des maisons.
Quelques
photos ci-dessous :


Parmi les monuments remarquables, il faut encore citer
l’église Saint Pancrace, qui date probablement du XIe siècle. Son rutilant
clocher actuel, construit au milieu du 19e siècle, est
caractéristique de l’architecture religieuse savoyarde de cette époque. Initialement
couvert de fer étamé, la municipalité envisagea sa restauration pour lutter
contre la rouille, et en 1989, il fut recouvert d’acier inoxydable qui
étincelle au soleil. Il porte un coq et une boule couverts de feuilles d’or.
Actuellement en travaux nous n’avons malheureusement pas pu visiter
l’intérieur.

Citons encore pour finir, Le Jardin des Cinq
Sens - et son labyrinthe - qui a reçu le label « Jardin Remarquable ».
Il est situé au cœur du village, à la place de l'ancien potager du château et a
été restauré selon l'art des jardins clos du Moyen Age.

Ce jour-là, 18 juin, Françoise Laîné fêtait un anniversaire important. Nous lui fîmes une petite mini fête surprise au dîner et Jacques offrit le champagne à tout le monde.
Jour 3 – Jeudi 19 Mai
Le Lac du Bourget et l’Abbaye de
Hautecombe
par Jeanne Rogueda
Pour atteindre cet édifice nous prenons le bateau qui nous permettra d’apprécier les rives escarpées, tapissées de forêts du LAC DU BOURGET. Le temps couvert assombrit la surface de ce miroir
d’eau, dans
lequel les montagnes environnantes se mirent.
Au bout d’une vingtaine de minutes de trajet, nous
découvrons à main gauche la majestueuse silhouette de l’Abbaye, construite sur
un éperon rocheux par des moines cisterciens.
C’est vers 1101 que les premiers moines établissent
un prieuré sur le versant oriental du lac, non loin du bourg de Cessens, à
-
de
l’eau : source de vie, réserve de poissons, irrigation
-
de
la forêts : source d’énergie (coupes de bois), chasse au gibier.
De plus le climat tempéré de cette vallée
permettait les cultures vivrières nécessaires à leur communauté.
En 1137 les moines quittent
d’Hauterives, leur second Abbé, un terrain sur lequel ils édifièrent
un bâtiment, tout en conservant le nom de HAUTECOMBE. Ce transfert permis une
extension de leur activité. Ils contrôlaient la route de
Au préalable, en juin 1135, cette abbaye s’affilia
à l’Abbaye de CLAIRVAUX, dont l’Abbé Saint Bernard, au charisme fascinateur, la
combla de bienfaits. De plus, la vie ascétique des moines blancs, leur travail
acharné, leur spiritualité rayonnante, suscitèrent l’admiration et la
protection de riches familles nobles qui les dotèrent largement.
C’est au XIIème siècle que l’Abbaye devint la
nécropole des princes de Savoie ; Ces inhumations durent encore de nos
jours :Marie-Josée, épouse du roi ImbertoII y reposent,
l’une depuis 2002, le second depuis 1983.
Le rayonnement spirituel et matériel de cette
communauté perdure pendant deux siècles
et c’est au XVème que la gloire commence à se flétrir. Le système de
« la commende » - gestion confiée à des non-religieux qui
s’approprient les bénéfices des biens confiés par les pères-abbés – ruine la
communauté. La décadence s’installe. En 1792 (
C’est le style néo-gothique flamboyant ou
« troubadour », choisi par le roi, et qui se caractérise par une
surcharge de sculptures, de peintures et d’ajouts en tous genres. Il conduit à
un pastiche de l’antique : colonnes torsadées, chapelles flanquées de
pleureuses, etc…, chaque chapelle étant occupée par un cénotaphe. Chassés par
A. de Clermont d’Hauterives construisit avec ses
moines la première église cistercienne et Henry de Massy à la fin du XIIème édifia la magnifique GRANGE—BATELIERE, de
pierres blondes, en bordure du lac. Elle servait à la conservation et à la
transformation des grains en farine utiles à la communauté. Par la simplicité
de ses lignes et son adaptation à son but, c’est un pur exemple de bâtiment
répondant à l’esprit cistercien.
Vue de
prise
à travers de la vitre da bateau
Après cette visite, nous reprenons le bateau en
empruntant le canal de Savière qui rejoint le Rhône, et débarquons à Chanaz.
L’autocar nous conduira à un moulin à huile (de noix et de noisettes) où nous
assisterons à une démonstration de
pressage. Nous goûterons le résultat de
cette opération. Nous sillonnerons une route agréable de Chautagne qui nous
conduira au Domaine Vignesens à Ruffieux où nous dégusterons cinq vins de ce
vignoble confidentiel.
Une Journée
agréable s’achève sous le soleil. Nos yeux et nos papilles ont été gâtés. Que
du bonheur, on en redemande !
Jour 4 – Vendredi 20
Mai
Chamonix et
Départ de l’hôtel à
Nous prenons donc la route de Chamonix, 15
personnes dans le car et 3 voitures « suiveuses » pour ceux qui
avaient choisi de venir en voiture. Une des voitures nous a suivi jusqu’à
destination pendant que les deux autres sont laissées au parking à l’entrée de
l’Autoroute A 410, que leurs propriétaires récupèreront au retour.
Pendant la traversée d’Annecy nous avons admiré les belles demeures et les beaux jardins avec des plantations de tomates fixées sur un support en tire-bouchon ou plutôt en queue de cochon, d’après
l’avis de
quelques spécialistes du groupe.
Enfin notre chauffeur-guide a pris la parole pour
nous décrire les sommets montagneux que nous pouvions apercevoir dans le
lointain ou alors la description des villes situées le long du parcours ;
par exemple, le massif du Môle qui domine Bonneville, située au confluent du
Borne et de l’Arve, cité où se trouvent des maisons du XVIème siècle.
La curiosité de l’endroit est la colonne
commémorative érigée à l’entrée du pont sur l’Arve en l’honneur de Charles
Félix de Sardaigne qui sous
Après avoir dépassé les Bossons, nous entrons dans
Chamonix après

Ce train, électrique depuis 1960, était tracté
depuis 1909 par une locomotive à vapeur.
A la terrasse
du village de Montenvers, nous avons découvert une vue panoramique
extraordinaire sur
Au-dessus de
La Mer de Glace


1/ au début du 20è siècle 2/ telle que nous l’avons vue
En
attendant l’heure du repas au restaurant d’altitude, nous nous sommes promenés
et avons visité de très belles collections dans la galerie des cristaux (où il
faisait très sombre) notamment un monocristal de quartz fumé de

Le
musée de la faune alpine est une exposition d’animaux naturalisés :
marmottes, sangliers, oiseaux comme les corbeaux et chouettes de la région.
Au
restaurant nous étions un peu serrés en raison de la présence d’un groupe de
« Schtroumpfs » (car tous en polos bleu-ciel, en réalité des
visiteurs de
Le
déjeuner était assez copieux : filet de poisson (ressemblant à du sandre)
avec du riz et un dessert au chocolat.
Nous
avons ensuite repris le train pour redescendre de la montagne. Pendant le
trajet, certains ont pu observer un faon qui regardait passer le train.
A
l’Arrivée, le car nous attendait pour un retour sans problème à la gare
d’Annecy. Puis, après 4 jours de beau temps, un violent orage a éclaté pendant
notre retour en TGV.
______
Fin de ce beau voyage