Compte-Rendu de notre
CROISIERE EN CROATIE
du Dimanche 18 Septembre au Dimanche
19 personnes ont
participé à cette croisière :
Mmes Claude Dupont,
Eliane Etinzon, Nicole Fabry (amie de M. Le Liboux), Janine Maltère,
Simone Maillard (sœur de M. Béchère), Suzanne Thomas, Annick Van
Houten (amie de Mme Etinzon)
Mmes et MM. André et Hélène Demey, Françoise et Jacques
Laîné, Roger et Jacqueline Monmouton, Christiane et Jean-Louis Perrot,
Roger Rulence et Jacqueline Mareix,
MM. René Béchère, Aimé Le Liboux, .
GENERALITES sur l’ex-Yougoslavie
:
Pour
ceux qui comme moi avant le départ n’auraient qu’une connaissance très
approximative de la géographie de
l’ex-Yougoslavie, il m’a semblé nécessaire de débuter ce compte-rendu en identifiant
les différents pays par lesquels nous sommes passés, et ce, à l’aide de la carte ci-contre.
Nous avons visité 5 pays - sans compter l’atterrissage en Italie - effectuant
des escales différentes à l’aller et au retour.
De
Trieste où l’avion nous a déposés nous avons été transférés en car au port de Koper
en SLOVENIE pour
prendre le bateau, puis notre 1ere escale fut Zadar en CROATIE
pays dans lequel nous avons également visité – et non des moindres –
les villes de Dubrovnik et Split. Une brève
incursion en BOSNIE
HERZEGOVINE nous conduisit à Mostar.
Au MONTENEGRO nous fîmes une superbe escale à Kotor
et eûmes l’occasion de pénétrer rapidement
en ALBANIE.
(
Nota :
le mot yougoslave signifie slave du sud.
Jour 1 – Dimanche 18
septembre
LE VOYAGE par Eliane
Etinzon
Ah,
mes amis, quel voyage !!! Il faut que je vous le raconte. Partis de chez
nous vers
-
-
Vers 14 H : On nous explique
que notre avion est cloué au sol en Grèce par des grèves.
-
Vers
-
Peu avant 17 H :
Enfin nous décollons.
-
Vers
-
-
Sur l’aéroport de Venise,
dans un premier temps pas d’informations. Nous restons d’abord plus d’une heure
au sol, porte de l’avion ouverte et passerelle de descente approchée sans rien
savoir. Mais l’humeur est excellente, on se déplace, on va voir les copains, on
bavarde, on plaisante, on sort sur la passerelle, histoire de rêver Venise à
travers les quelques lumières au loin.
-
Vers 20 H : bonne
nouvelle, la météo semble s’améliorer, on
attend un plein de carburant pour (peut-être) redécoller.
-
Dans l’aéroport, après récupération des bagages,
l’un de nos participants - dont je tairai le nom -s’approche de moi : « Eliane,
j’ai oublié mon appareil photo dans l’avion ! »
Vite je confie nos bagages à Roger et Jacqueline Monmouton qui n’étaient pas encore sortis dans le hall et nous remontons 4 à 4 l’escalier que nous venions de descendre. Mais dans l’avion, RIEN. On se dit que
l’appareil a été « récupéré » par un membre de l’équipe de nettoyage
et qu’on peut faire une croix dessus. Donc, nous décidons d’effectuer, à toutes
fins utiles, une déclaration de perte auprès d’un Monsieur qui s’en fichait
complètement et que nous dérangions dans la lecture de son journal.
Tous
les passagers étaient alors déjà sortis. Nous sortons à notre tour : le
hall est totalement désert. Personne ne nous attend.
Nous sortons de l’aérogare, rien. Rien ? Pas
tout à fait : tout là-bas, au fond du parking restait un autocar … un des
nôtres. Ce n’était pas celui de notre groupe mais il se dirigeait bien vers
notre bateau. Une heure plus tard et, après quelques formalités de douane, nous
atteignons le port de Koper en Slovénie et montons à bord.
Là, nous retrouvons le groupe qui s’inquiétait des 4 personnes manquantes et apprenons - bonne nouvelle - que la personne qui voyageait avec le propriétaire de l’appareil photo « perdu » s’était en fait chargée de
l’emporter.
Tout est bien qui finit bien !
A table donc pour un excellent dîner et dodo à presque 1 H du matin !

Notre bateau : l’Arion
Jour 2 – Lundi 19 septembre
Le
matin : Visite de ZADAR par
Eliane Etinzon
Excursion optionnelle à Plitvice en fin
de matinée
Après
un somptueux petit déjeuner et avant le départ pour la visite de la ville,
exercice de sécurité obligatoire pour tous. Tout le monde au bar avec les gilets de sauvetages trouvés dans nos
armoires pour explication des consignes de survie au cas où...
Exercice de sécurité obligatoire →
Zadar, (5e ville de Croatie) est située au
Nord de la Dalmatie. Elle compte plus de 72 000 habitants. La Capitale du
pays est Zagreb.
La ville est à quelques minutes à pieds du port.
Notre guide nous attend sur le quai. Suite aux violentes intempéries de la
veille le ciel est encore gris, mais il ne pleut pas.
Ancienne colonie
romaine, la ville passa successivement sous domination des Goths, puis en 538 sous
domination byzantine, puis hongroise, puis vénitienne au
XVe siècle, puis encore autrichienne au XVIIIe siècle avant de devenir
yougoslave. Ces dominations successives
sont typiques de toutes les villes, pays et régions que nous aurons l’occasion
de visiter. Les peuples slaves ont toujours été dominés !
Pendant la 2e
guerre mondiale la ville a énormément souffert des bombardements. Notre guide
nous explique que, si la ville fut très largement
détruite, les 25 églises furent
épargnées. Qui dira après ça que les miracles n’existent pas ?!!! Par contre le Guide Vert affirme que les
églises, et en particulier la cathédrale, ont été très amplement restaurées. Croyez ce que vous voulez !
Au lendemain de la guerre, Zadar fut rasée en presque totalité et reconstruite dans l’urgence, d’où la laideur des bâtiments des années 50 et début des années 60. Ça, c’est vrai un peu partout mais à Zadar c’est à
l’occasion des reconstructions que
l’on mit au jour les vestiges romains, notamment le forum.
La ville présente
aujourd’hui l’aspect d’une curieuse juxtaposition de ruines romaines, églises
romanes, églises gothiques ou renaissance et de bâtiments modernes forts laids
pour la plupart (genre architecture soviétique), plus agréables pour les plus
récents.
Nous longeons d’abord le
bord de mer et passons devant les orgues de la mer, étonnante
création de l’architecte Nikola Basic (prononcer Bachitch) achevées en
Avril 2005.
Au premier coup d’œil on
ne voit que des marches en marbre le long de la mer, noires et blanches
disposées comme les touches d’un piano. On peut s’y asseoir et regarder
tranquillement le paysage. En fait, en dessous se trouvent 35 tubes comparables
à ceux que l’on trouve dans les orgues d’églises. Les vagues qui viennent
s’échouer sur les marches font alors entrer de l’eau dans ces tubes et
produisent ainsi des sons divers, plutôt harmonieux. Les tuyaux de l'orgue sont
placés par série de 5, chacun d'une note différente, espacé de 1,5 m et les
orifices sortent tout le long de la jetée.
On a aimé !

Au
centre-ville, citons avant tout la magnifique église Saint-Donat
qui à elle seule (cette opinion n’engage que moi) justifie la visite de la
ville. Eglise préromane à plan circulaire, l'une des plus impressionnantes églises à
plan central de l'Europe carolingienne elle fut commencée au
IXe siècle et se rapproche – pour ceux qui connaissent - d’Aix-la Chapelle ou Saint-Vital de Ravenne.
L’étonnante
église Saint-Donat de Zadar,
A gauche l’extérieur avec au
premier plan le forum romain et à droite
l’intérieur
Autre
monument à signaler : la cathédrale Sainte Anastasie érigée
au XIIe siècle, dans le style roman, sur les vestiges d'une église antérieure
du IXe siècle. Puis reconstruite tout au long du XIIe siècle et fut finalement achevée
en 1324.
Là,
nous sommes devant une architecture romane italienne, et plus particulièrement
toscane.
On
remarque particulièrement l’imposant portail central ainsi que – comme partout
en Croatie - le très italien campanile.


La cathédrale
Sainte Anastasie : Vue générale et
portail central
En
fin de matinée, ceux qui se sont inscrits à l’excursion optionnelle de Plitvice
nous quittent. Les autres -dont moi - flânent encore un peu dans la ville
lorsque se déclenche à nouveau une furieuse tempête. Pluie torrentielle et vent
violent. C’est avec bien du mal, en nous cramponnant à nos parapluies et luttant
contre la bourrasque que nous regagnons le bateau - ouf ! - pour un bon
déjeuner, avec une pensée attristée pour ceux qui sont partis à l’excursion … avec leur
pique-nique !
Le
vent se calmera vers 15 H et nous retournerons en ville pour découvrir d’autres
merveilles (parmi lesquelles un fabuleux musée d’Art Sacré) dont il serait trop
long de donner ici le détail.
Midi : excursion optionnelle à PLITVICE par Suzanne Thomas
Après
la visite guidée de Zadar, certains d’entre nous embarquent tout de suite, en
car cette fois, pour Plitvice, le parc national le plus grand de
Croatie. Non seulement le plus grand
mais aussi le plus ancien (crée en 1949), il est inscrit au patrimoine
mondial de l’UNESCO depuis 1979. Une visite prometteuse !
Mais
la pluie décide aussi d’être du voyage : 2h de route et des trombes d’eau
incessantes. Le pique-nique prévu se transforme en dégustation de sandwichs
dans le car. A l’arrivée, même temps !
Nous devons nous contenter de la projection d’un petit film à l’accueil
du parc. Quelques courageux (ou téméraires ? ou inconscients ???), un
peu mieux équipés, osent quand même
affronter les éléments et le sol très
glissant. Ils reviennent trempés jusqu’aux os mais ravis.
Nous
aurions dû voir un parc magnifique fait d’une succession de 16 lacs se
déversant les uns dans les autres par une série de cascades (dont une de
70m de haut) et situés dans une épaisse forêt. Le parc couvre une superficie
totale de 300 km2 tandis que les lacs s’étirent sur une distance de 8km.
Les guides touristiques nous promettaient même de voir des ours, des loups, des lynx et plein d’oiseaux rares. On n’a vu que la
pluie et la boue. Tant pis ! Nous reviendrons quand il fera beau !
Plitvice, quand on peut le voir, c’est ça !!!



Sur la route du retour,
du soleil ! Enfin ! Et même un superbe arc-en-ciel : beau
pied-de-nez aux vicissitudes de l’après-midi.
Commentaire
d’Aimé Le Liboux :
J’avais pris l’option Plitvice. Après plusieurs
heures sous une pluie battante, quelques rares visiteurs du groupe ont emprunté
le chemin escarpé pour voir les chutes d’eau. Comme j’étais déjà bien trempé,
j’ai quand même poursuivi la visite en me disant que je ne pouvais pas être
plus trempé !!!
Jour 3 – Mardi 20
septembre
Le
matin : MOSTAR, une brève incursion en Bosnie Herzégovine
par
Eliane Etinzon
Trésor
d’architecture ottomane médiévale, Mostar, capitale d’Herzégovine, fut l’une
des villes martyres du conflit des Balkans. En effet, lorsque nous y
arrivons après quelque 45 mn d’autocar, nous sommes tout d’abord frappés par
les marques de la guerre, bâtiments détruits et impacts de balles,
restaurations en cours. L'essentiel des monuments se concentre dans la Vieille
ville, et nous nous y rendons.
La ville historique de Mostar est une ancienne ville frontière ottomane qui s’est développée aux XVe et XVIe siècles, puis durant la période austro-hongroise des XIXe et XXe siècles. Ses caractéristiques architecturales (pré-ottomanes, ottomanes de l’Est, méditerranéennes et Europe occidentale), sont un exemple remarquable
d’occupation urbaine multiculturelle même si une
rive est principalement musulmane et l’autre essentiellement chrétienne. Mais
on peut dire que tous les cultes cohabitent plutôt bien d’après ce que nous
explique notre guide. On trouve des édifices religieux sur les deux rives, les
mosquées sont peu éloignées des églises orthodoxes et les basiliques
chrétiennes de la fin de l’antiquité sont toujours utilisées.

Notre première visite est pour la charmante Mosquée
! Koski Mehmed Pasha, créée en 1618.
Notre guide, un jeune musulman, en profite pour bien insister sur le fait que
leur islam est très pacifique et moderne , qu’ils ont le droit de boire de
l’alcool et que leur femmes ne sont pas voilées, ces obligations supposées ne
figurant nullement dans le Coran. Et il insiste une fois encore sur la
tolérance entre les diverses religions.

Autour de nous un dédale de petites rues bordées de
maisons turques anciennes et de boutiques … à touristes !
Exemple
d’architecture ottomane "
Puis nous nous enfonçons dans la vieille ville pour
arriver au Pont Stari Most qui signifie en bosnien « le
vieux pont » et a donné son nom à la ville.
Ce pont du qui relie les deux parties de la ville
de part et d’autre de la rivière Neretva fut construit au XVIe siècle. Il est constitué d'une seule arche en dos-d'âne de 27 m de portée, 4 m de
largeur et 30 m de longueur. Il domine la rivière d’une hauteur de 29 mètres.
Mais lors des conflits des années 1990 il fut totalement détruit (puis remplacé
par une passerelle provisoire) et celui que nous traversons vient d’être
reconstruit avec l’aide de l’Unesco, achevé il y a à peine 2 ans.


Deux vues du vieux pont Stari Most
Détruit à la fin de la guerre Reconstruit
très récemment


La ville, vue du pont
La ville, de
part et d’autre du pont
Nous effectuerons encore deux visites dans Mostar.
Une
maison turque traditionnelle, 
convertie en musée, où l’on découvre la petite
fontaine dans la cour puis les pièces et objets de la vie quotidienne, meubles,
vêtements et ustensiles de cuisine.

Puis la mosquée Karadjoz-bey, plus imposante que la première.
! Très jolie fontaine à ablutions dans la cour de la
mosquée Karadjoz-bey
Nous flânons encore individuellement dans les
ruelles étroites, en pente, souvent pavées de galets, effectuant quelques
petits achats de souvenirs dans les boutiques ou marchés.
Retour au bateau puis, exceptionnellement, quelques
heures de navigation de jour.
En
fin d’après-midi : KORCULA par Eliane Etinzon
Vers 18 Heures, nous arrivons au large de l’île
de Korcula ; le seul endroit où nous ne pourrons débarquer directement
à terre mais serons obligés de prendre une chaloupe.
Korcula,
c’est une ravissante cité fortifiée bien conservée, située sur une île de 47 km de long pour seulement 7
à 8 km de large. Fondée par les Grecs au IVe siècle av. J.‑C,
son histoire comme partout en Croatie n’est qu'une succession d'invasions. Les
murailles sont du XIIIe siècle mais l’ensemble de la vieille ville a pris sa
forme actuelle aux XVe et XVIe siècles alors
qu’elle venait de passer sous domination de la très prospère République de
Venise.
Nous y pénétrons par la tour carrée à laquelle
on accède par un majestueux
« escalier-pont » et remontons la rue principale jusqu’à la cathédrale
Saint-Marc construite au XVe siècle dans un style mi-gothique
mi-Renaissance. Arrêtons-nous un instant sur sa façade.
Le
portail central s’encadre de deux lions curieusement soutenus par Adam et Eve
en posture plutôt indécente. Il paraît que c’est sensé nous rappeler que nous
ne sommes que de pauvres êtres humains avec leurs besoins ! Le divin est à
l’intérieur de l’église !



Portail de la cathédrale Saint-Marc avec détails Adam et Eve
L’humain est à l’extérieur, le divin à l’intérieur!
Nous continuons
par les petites rues et nous arrêtons
devant la résidence de Marco Polo qui, nous dit notre guide, vécut ici
au 13e siècle. C’est une jolie maison médiévale mais historiquement, il est peu
probable qu’elle ait jamais accueilli le célèbre navigateur.
Après la fin de la visite
guidée, nous nous promenons encore un peu par petits groupes avant de regagner
la chaloupe qui nous ramènera au bateau.
Jour 4 – Mercredi 21
septembre
Le Montenegro
Tôt le matin, arrivée
dans les Bouches de Kotor. Nous sommes pour la plupart sur le pont avant dès 6
H du matin pour admirer le paysage, il vaut la peine. Puis le bateau sera
amarré au port de Kotor, que nous visiterons librement. Deux excursions
optionnelles sont proposées au choix : Budva ou Cetinje.
Les bouches de Kotor et la Ville de Kotor par René Béchère
De
très bonne heure notre bateau se
présente à l’entrée des « Bouches de Kotor ».
! Carte du Fjord dit "les bouches de Kotor"
C’est
une sorte de fjord long de 28 km (qui en fait n’en est pas un mais plutôt une
baie résultant de la remontée du niveau de la mer il y a plusieurs milliers
d’années inondant une profonde vallée sinueuse). Cette baie est caractérisée
par les montagnes aux pentes escarpées qui la bordent tout du long. Au pied et
même à mi-pente on aperçoit de petits villages.
A
mi-chemin nous doublons à tribord 2 petites îles avec chacune une
église : notre bateau les salue de 3 coups de sirène, les cloches auraient
dû répondre, mais non !
$

Tout
au fond des bouches » nous arrivons dans le port de KOTOR. Nous
accostons juste derrière un énorme bateau de croisières à plusieurs
étages ; notre sympathique « ARION « paraît bien petit à
côté !

Nous
pénétrons dans KOTOR par l’entrée principale, dite « entrée de la mer »,
percée dans les remparts qui entourent complètement la ville.
Nous
parcourons cette ville médiévale où quelques places sont reliées par un dédale
de rues particulièrement étroites et pas du tout en enfilade !
Plusieurs églises parmi les visitables :
o
la cathédrale romane (XIIème
siècle) St Tryphon, "
récemment rénovée
o
l’église St Nicholas de
rite orthodoxe, ce qui nous a permis d’apprécier la voix profonde et la
prestance de l’officiant.
o
l’église
St Luke (XIIème siècle) également de rite orientale mais plus petite. "
En
ville malgré le manque de recul nous avons remarqué plusieurs maisons
présentant des décorations architecturales intéressantes. Il faut savoir que la
ville a été très endommagée par un tremblement de terre en 1979 et qu’elle a été
restaurée sous l’égide de l’UNESCO.
Un peu d’histoire : KOTOR, comme toutes ces villes en Dalmatie,
n’a pas eu une vie de tout repos ; fondée par les Romains, elle passera à
Byzance, puis à Venise vers 1420 mais évitera les Ottomans.
Les
Français s’y installent de 1806 à 1813. Puis l’Autriche en prend possession au
XIXème siècle, ensuite elle fait partie
du royaume de Yougoslavie entre les 2 grandes guerres pour finir rattachée au Monténégro
du temps de Tito … et depuis !
Je
laisse maintenant le soin de décrire les très intéressants remparts à de
courageux amis qui ont grimpé jusqu’au sommet.

Complément
par André Demey
Vieille
ville médiévale, KOTOR, est dominée par une forteresse ceinturée par environ
4 km de remparts (nous n’avons pas mesuré …).
Partis
vers 9h30 nous avons gravi d’abord un chemin de croix vers une chapelle et
ensuite ce furent quelques centaines de marches longeant l’enceinte percée de meurtrières.
Vision très dégagée vers la vieille ville et le port où notre bateau (l’ARION)
était à peine visible au milieu des immenses bateaux, hauts de plusieurs dizaines de mètres. De plus … il
faisait BEAU ( eh , oui ! plus de pluie.)
Au bout de la 1.425ème marche (Non
comptées … mais c’est dans tous les guides) et 1 h plus tard, ouf ! la
forteresse.
Panorama à 180° sur la baie de Kotor, silence,
couleurs, soleil et peu de touristes , que demander de plus ?
Vue de la forteresse sur
la baie de Kotor

La
descente, rapide, se fit par une variante nous faisant arriver à la cathédrale.
Deux
excursions optionnelles sont proposées (au choix) ce jour
1/
CETINIJE
par André Demey
Changement
de décor aujourd’hui, nous sommes au Monténégro.
13 /
14.000 km² - 80 % de montagne - 650.000 habitants
Monnaie :
l’Euro, bien que ne faisant par partie de l’Union Européenne.
La
capitale et principale ville du Monténégro : Podgorica qui, de 1946
à 1992, s'est appelée Titograd.
Cetinje
est située dans le sud du Monténégro, à 30 km à l'ouest de la capitale
administrative.
Cetinije,
ancienne capitale du pays, est fondée à la
fin du XVe siècle au centre du royaume médiéval. C'est dans la seconde moitié du XIXe siècle (surtout
après 1878 qu'elle acquiert son visage actuel).
Elle
perd ce statut lors de la réunion de la Serbie, la Croatie et la Slovénie,
Belgrade devenant l’unique Capitale.
But de la visite : le palais du roi Nicolas 1er
(le dernier monarque). "
Nicolas 1er, né le 7 octobre
1841 et mort au cap d'Antibes
le 2 mars
1921, est prince souverain
de 1860
à 1910
puis devient le premier roi du pays jusqu'à sa déchéance en 1918.
Opinion d’Aimé Le Liboux : J’ai été déçu de cette visite. Je pensais visiter le monastère
du XVème siècle comme cela avait été annoncé. En réalité nous n’avons pas pu le
visiter (travaux ou manque de temps, je ne me souviens plus). Il a fallu
rejoindre rapidement le car pour nous rendre à une ferme vinicole soit disant beaucoup
plus intéressante !!!
Nous nous sommes trouvés attablés pour déguster du vin rouge ou du
blanc que je n’ai pas bu ainsi qu’un énorme sandwich à base de pain fabriqué
maison. Pas terrible !
2/
BUDVA par Eliane
Etinzon

Après une demi-heure de car par une splendide route
de montagne avec vues plongeantes sur la mer, "
nous arrivons à la petite ville médiévale de Budva.
Vieille d'environ 2 500 ans, elle est l'une des plus anciennes localités
sur la côte de la mer Adriatique. On y trouve de très nombreuses
traces des Grecs et des Romains
et en particulier les vestiges de l'ancienne église de Justinien du 5e siècle.
Budva
compte aujourd'hui environ 10.000 habitants et est une station balnéaire
luxueuse, voire paradisiaque, dite "le Saint-Tropez du Monténégro"
qui nous fait une bien meilleure impression que ce que nous en attendions. Plages,
grands hôtels, bars, terrasses, palmiers et paysage comparable à celui de
la côte amalfitaine. On rêve d'y passer
une semaine !

Atteignant la cité médiévale, nous sommes tout
d'abord frappés par les imposantes murailles érigées par la république
de Venise pour se protéger des Ottomans.
! Budva, les murailles
Puis nous pénétrons dans
le dédale des charmantes petites rues de la vieille ville dont l'architecture
doit beaucoup aux Vénitiens qui dirigèrent la ville pendant près de 400 ans. Nous passons sur la Place des Eglises
où se trouvent les trois églises principales de la ville dont la plus ancienne
a été construite au VIIe siècle après J.C. Sur
cette place, les religions se côtoient. L'église catholique et romaine de
St Jean avec son clocher du 19ème jouxtant la vaste résidence épiscopale n'est
pas très éloignée de l'église orthodoxe de la Sainte Trinité, la seule que nous
visitons.


# Eglise orthodoxe de la Sainte Trinité
Vieille église du 7e siècle #
et
son tympan en mosaïque

Le chemin de retour nous offre un superbe panorama
sur la baie de Kotor. Arrêt photos.
1804.
Jour 5 – Jeudi 22
septembre
L’Albanie
Visite
libre de la ville de DÜRRES par Eliane Etinzon
Le 5ème jour de notre croisière nous a conduits en
Albanie avec une escale dans le port de Dürres. Nous étions tous curieux de découvrir
ce pays un peu mystérieux et si longtemps fermé au monde en raison de son
régime stalinien. La compagnie maritime avec laquelle nous voyageons est l’une
des rares à faire escale en Albanie, qui jusqu’en 1990, était un pays
complètement isolé et inaccessible.
Dürres, seconde ville du pays, est un grand
port de commerce, et aussi une station balnéaire où les Albanais aiment venir
se reposer.
Cette ville fut fondée en 627 avant JC sous le nom
de Dyrrachium ; elle a été occupée par les Romains puis est passée sous la
domination Byzantine lors du moyen âge. Venise contrôla le port entre le XIII
et le XVème siècle puis il fut rattaché à l’empire Ottoman. C’est véritablement
dans les années 1930 que Dürres a pris un réel essor sous le régime du roi Zog.
La ville ne nous fait pas trop mauvaise impression.
Quelques grandes avenues plutôt bien entretenues, une belle grande place
centrale ; mais immédiatement derrière, c'est la misère. Un même bâtiment
peut avoir une belle façade sur la place et être en ruine de l'autre côté.

! Et pas
besoin d’être ingénieur pour comprendre
que les installations électriques sont complètement anarchiques !
Nous
visitons l’imposante grande mosquée achevée depuis peu et passons devant
quelques vestiges romains de moindre intérêt pour qui a un tant soit peu
voyagé.
Mais
ils sont en cours de restauration. Le pays est au travail !
La nouvelle grande
mosquée "

! Nous sommes surpris également de voir les
femmes effectuant de gros travaux de jardinage ou de terrassement alors que les
messieurs semblent tous attablés dans les cafés !
Excursion optionnelle à TIRANA par Jean-Louis Perrot
Partons à la découverte de
l’Albanie et de sa capitale Tirana.
Notre guide a profité de la première heure de route pour nous présenter son pays relativement méconnu en Europe occidentale. Sa superficie est de 27.748 Km² avec une population d’environ 3,5 millions
d’habitants. C’est un pays
montagneux et d’ailleurs il se nomme "Shqipëria " en Albanais,
c'est-à-dire le pays des aigles. Sa position est stratégique en bordure de
l’Adriatique, à moins de 70 km de l’Italie sur la rive opposée.
Le
pays possède peu de richesses naturelles ; son industrie est
presque inexistante et son économie naissante repose essentiellement sur la
culture de la vigne et sur le tourisme dont l’organisation reste très
déficiente selon notre guide. L’enseignement médiocre est dispensé par un grand
nombre d’écoles privées avec des classes de 45 élèves et une scolarité
obligatoire jusqu’à 15 ans qui coute très chère. L’âge moyen des Albanais est
d’environ 27 ans ; ils sont en majorité musulmans (71%) avec un
Islam assez tolérant qui autorise le mariage entre religions.
La
langue officielle est l’Albanais, qui n’est ni une langue slave, ni une langue
latine mais un cas spécifique au sein des langues indo-européennes. Le Russe et
le Français sont les 2èmes langues enseignées et enseignées. Pour toutes ces
raisons, les Albanais se considèrent comme des descendants des Illyriens, un
peuple indo-européen qui s’est installé dans les Balkans avant l’arrivée des
slaves.
Si l’indépendance
ne date que de 1913, l’histoire albanaise est riche et durant la route vers Tirana notre guide nous
en a développé les principales étapes :
Pendant
la période romaine, l’Albanie qui fait la liaison entre Rome à Byzance est un
centre important pour le commerce. Sa population est christianisée dès le 1er
siècle. Partie de l’Empire Roman d’Orient, l’Albanie bénéficie d’une protection
naturelle du fait de son relief montagneux. Malgré cela, les Albanais subissent
les attaques des Goths au IVème siècle et des Huns au Vème siècle, des Slaves
au VIème et des Bulgares au VIème et au VIIème siècle et sont alternativement
sous domination des Normands (venus du sud de l’Italie) et des Byzantins au
XIème et au XIIème siècle. Dans la
première moitié du XIIIème siècle, les Albanais constituent un Etat indépendant
jusqu’au milieu du XIVème siècle, période où l’empire serbe de DUSAN s’étend
jusqu’au nord de l’Albanie actuelle.
Le milieu du XVème siècle est
marqué par l’avancée ottomane.
Mais celle-ci est retardée par la résistance de celui qui deviendra le héros
national albanais : Georges Kastriota, plus connu sous le nom de Skanderbeg.
Si Skanderbeg inflige de lourdes défaites aux troupes ottomanes, il ne les
empêche pas toutefois de dominer l’Albanie en 1479. La domination ottomane
engendre une certaine islamisation de la population afin de bénéficier d’un
statut privilégié au sein de l’empire. Aussi, nombreux ont été les Albanais qui
ont obtenu de hautes fonctions au sein de l’empire.
A la fin du XIXème siècle, le
sentiment national Albanais apparaît ; suite à la guerre russo-ottomane, les
puissances européennes envisagent de partager le territoire entre Serbes, Grecs
et Bulgares. La réaction Albanaise est la constitution de la « ligue de
Prizrin » qui est une ligue armée
revendiquant l’autonomie.
Après les guerres balkaniques de 1912 et de 1913, l’Albanie est reconnue comme principauté indépendante. Les frontières du pays sont fixées en 1918. Près de 40% de la population albanaise se situe à l’extérieur du pays : au Kosovo, au Monténégro, en Macédoine et en Grèce. Le pays connait alors une courte période démocratique avant d’être soumise au régime autocratique du Président Ahmed Bey Zogu qui se proclame ensuite roi des Albanais. Sous son régime s’opère une certaine modernisation du pays. En 1939, le pays est occupé par l’Italie, la couronne du royaume d’Albanie passe alors au roi d’Italie. La résistance albanaise
s’organise autour du parti communiste sous la direction
d’Enver Hoxha.
Après sa libération en novembre 1944, l’Albanie connait un gouvernement communiste stalinien. Le leader communiste Enver Hoxha devient Président de la république populaire proclamée le 11 janvier 1946 et
s’installe, de fait, en dictateur
du pays. L’Albanie est dès lors coupée du reste du monde jusqu’en 1990 avec
la chute du régime.
Aujourd’hui,
l’Albanie bénéficie d’importants investissements italiens ; elle fait
partie de l’OTAN depuis avril 2009 et espère intégrer à terme l’Union
européenne.

Avant
d’atteindre Tirana, nous faisons un arrêt à Kruja, petite ville
médiévale perchée sur une colline, pour visiter le musée Skanderbeg
érigé en 1982.
Le musée à la gloire de Skanderbeg
est situé dans un pseudo château féodal,
entièrement conçu dans les années 1980 a
été conçu par la fille et le gendre de l’intéressé. Il reconstitue l’épopée de Skanderbeg et de
la nation albanaise.
On y
voit objets et monnaies du 2ème et 3ème siècle, des cartes des Balkans de
l’époque, des fresques du siège de la citadelle de Kruja, de la vie du 15ème et
16ème siècle, des armes, des icones du 15ème, 16ème et du 17ème siècle. Le pays
fut le siège de nombreuses guerres non pas dans le bût d’occuper le pays mais
d’avoir un point de passage vers l’occident. Skanderbeg fut pour les Turcs
entre autres un fervent défenseur du christianisme. Le musée retrace son
parcours et son action par la vision de son cabinet de travail, par des
publications relatant la vie dans cette période très agitée du 15ème siècle.
Nous
visitons ensuite une maison du XVIIème siècle transformée en musée
ethnologique, maison de style ottoman avec en bas les pièces affectées aux
travaux artisanaux, et à l’étage les
pièces d’habitation. Un moulin, un alambic, une forge, de la poterie, un métier
à tisser sont autant de traces et de symboles d’une activité passée très
rurale. En haut, la maison permet de découvrir ce qu’étaient les lieux de
repas, la « pièce aux hommes »
surveillée par les femmes au travers de hublots, la véranda fermée de style ottoman
pour voir sans être vu, le sauna, la cuisine qui était la pièce la plus chaude
où l’on faisait à manger et où dormaient les personnes les plus âgées de la
famille et une exposition de vêtements de l’époque.
Revenons à la réalité de ce
qu’est l’Albanie de nos jours.
Selon notre guide, les jeunes n’y ont aucune perspective et la nostalgie du
communisme qui dirigeait tout est encore très présente. La transition vers
le capitalisme s’avère particulièrement difficile pour la population albanaise.
Aux gouvernements faibles et corrompus, au fort taux de chômage s’est ajoutée
une crise économique en 1997 consécutive à l’effondrement d’un système
frauduleux d’investissement pyramidal. Aucun travail n’est sûr, faute de
statuts garantissant l’emploi et les scandales sont permanents ; pour
preuve les articles de presse lus par le guide dans le journal du jour de notre
visite.
Arrivés
à Tirana la capitale, nous déjeunons dans un restaurant de style turc
pour découvrir la cuisine typique de ce pays avant de cheminer ensuite à pied
sur la place Skanderbeg, devant l’opéra, d’apercevoir la mosquée Ethem Bey
construite en 1789 et la tour de l’horloge érigée en 1830. Plusieurs bâtiments
administratifs construits dans les années 1930 donnent à cette petite capitale
d’un million d’habitants avec sa banlieue un cachet austère qui rappelle les
villes de l’Europe de l’Est et l’urbanisme stalinien.


Tirane : la place
Skandenbeg avec la statue du héros national,
la mosquée Ethem Bey et
la tour de l’horloge
Notre
visite sera marquée l’après midi par la visite du musée national « MUSEU
HISTORIK KOMBËTAL » le plus important d’Albanie construit en même
temps que celui de Kruja. Toute l’histoire albanaise y est retracée
depuis le 7ème siècle avant JC jusqu’à la période de la deuxième guerre
mondiale. On survole en une heure près de 3000 ans d’histoire allant des Grecs
à la période du régime communiste. Des armes, des maquettes, des tableaux, des
icônes, des documents écrits sont là les témoins du passé d’un pays marqué par
toute l’histoire des diverses civilisations qui ont fait l’Europe
occidentale et par tous les faits de
guerre dans les Balkans, y compris ceux de la période, pas si éloignée, de l’éclatement
de la Yougoslavie qui a donné naissance à la Slovénie, la Croatie, la Serbie,
le Monténégro.
On
retiendra de cette journée qui fut certainement un point fort de la croisière
la découverte d’un pays de contrastes fortement marqué par son passé et à l’aune
de son développement, d’un pays où il y a moins de 60 ans les femmes étaient
vendues, d’un pays qui s’ouvre maintenant vers une Europe que les Albanais
peuvent visiter sans visa seulement depuis novembre 2010.
Ici
comme dans bien des cas, il faut laisser le temps au temps.
Jour 6– Vendredi 23
septembre
Retour en Croatie
DUBROVNIK « La
perle de l’Adriatique » par
Aimé Le Liboux
Départ
avec la navette à 9 h du bateau Arion en direction de la vieille ville. Le long
du parcours une vue superbe s’offre à
nous. "
A la
première halte, plusieurs cars sont garés au même endroit et il est difficile
de prendre des photos dans la foule de touristes.
La navette nous dépose
à la Porte Pilé (entrée de la vieille ville avec pont-levis et fossés pour franchir
les remparts).
!Porte de
la ville, pont-levis et remparts
Dubrovnik est
située dans la partie la plus au sud de la Croatie et se trouve entre deux pays
: la Bosnie-Herzégovine à 30 km et le Monténégro à 50 km. La population de la
ville si l’on compte sa proche banlieue, est de 45.000 habitants pour un
pays de 4.300.000 habitants.
Zagreb en est la capitale. Dubrovnik s’appelait autrefois Raguse.
En 1980 des travaux d’archéologie ont mis au jour des vestiges de la ville
datant d’avant JC mais difficile à dater précisément. Elle fut placée sous la
protection de Byzance puis de Venise de 1205 à 1358, puis du royaume de
Hongrie-Croatie jusqu‘en 1526 et finalement de l’empire ottoman jusqu’en 1806.
L’empire ottoman n’est pas intervenu dans la ville même, il n’y a pas eu
d’attaque de la ville car celle-ci leur
versait une rançon importante pour qu’on la laisse en paix. Heureusement la
ville était riche pour une bonne part à cause de son sel qu’elle exploitait.
Cette république a duré
jusqu’en 1806 date à laquelle la ville fut occupée par Napoléon jusqu’en 1813
et cédée à l’Autriche en 1815. Elle fit partie du royaume de Yougoslavie en
1920 à la fin de la première guerre mondiale. Après avoir été occupée par les
Italiens et les Allemands, elle fut rattachée à la république de Croatie. C’est
la ville la plus chère à cause de sa position (près de la mer). En été il y a
environ 2 millions de touristes mais très peu en hiver.
Au
large une île réputée Lokrum avec un fort royal construit par Napoléon
Ier en 1806 et un monastère du 11ème siècle fréquentée par des moines
bénédictins. Il y a 1185 îles au large de Dubrovnik dont 45 habitées. Le climat
est méditerranéen.
Notre
guide Anna-Maria « à prononcer avec beaucoup de R : Anna-MaRRRia (elle l‘a
dit elle-même) », a commenté la visite de la vieille ville avec beaucoup
de voix à cause de la marée humaine de visiteurs (trois énormes
bateaux-croisières ont déversé en mêmes temps leurs passagers - plus calme
l‘après-midi, ces bateaux sont repartis vers les 15-16 h).

Dans
la vieille ville se trouvent les remparts municipaux datant de l’époque
médiévale qui sont bien conservés. La vue panoramique a partir des chemins de
ronde est parait-il extraordinaire mais encore faut-il le mériter après avoir
gravi un nombre conséquent de marches. "
La foule qui s'y presse
décourage la plupart d'entre nous !
Les
remparts "
La
ville de Dubrovnik a beaucoup souffert pendant la guerre de 1991 à 1992, de
nombreux monuments ont été détruits.
L’armée yougoslave composée
essentiellement de Serbes et de Monténégrins a bombardé tous les jours puisque
l’armée croate n’existait pas. Depuis, la ville a été bien restaurée, il reste
cependant des impacts de balle. Le
périphérique a été reconstruit l’année dernière (2010) à partir de la sortie
droite.
La
rue Stradun entièrement pavée, est la rue principale de la vieille
ville. Elle mesure 300 m de long et se termine par la tour de l‘horloge. Il n‘y
a qu‘une seule sortie. Les remparts font 2 km de long.
La rue
Stradun … telle que nous ne l’avons PAS vue car lors de notre passage
elle était noire de monde. Nota : le sol est brillant, ce n’est pas la pluie,
c’est l’aspect naturel des dalles. "
Immédiatement sur la gauche, se trouve l’église St Sauveur .d’où part le chemin de ronde sur les remparts. Cette église fut construite entre 1520 et 1528. A
l’intérieur on peut
contempler un superbe tableau de l’Ascension peint en 1528 par Pietro Antonio
da Urbino.
Un ancien
monastère franciscain à côté de l’église St Sauveur a été construit à partir
de 1337 dans un style romano gothique. Le tremblement de terre de 1667 a
détruit une grande partie de l’édifice, il ne reste que le portail principal
sur le fronton duquel se trouve une pietà.
Le
cloitre du couvent montre une impressionnante collection de bijoux
(colliers, bagues en argent) et des peintures religieuses sur bois (par exemple
le portrait de St Sébastien) issues des ex-voto que les moines ont conservés.
Près de l’entrée du cloitre se trouve l’ancienne
pharmacie toujours en activité .Cette pharmacie existe depuis 1317. Une
importante collection de flacons ainsi que des mortiers qui servaient à réduire
en poudre les produits solides à usage médical. Dans les vitrines, des livres
de pharmacopée datant de 1552 ou de 1731, des boites de poids qui servaient à
peser les différents composants de médicaments.
Sur la place a été
créée en 1441 la fontaine d’Onofrio à seize faces d’où émerge une
canalisation de plus de 10 km de long qui fut construite en 1444.

La fontaine d’Onofrio – Vue générale et détail
Un petit marché dans la
vieille ville (figues sèches, alcool avec plante, raisin avec grains allongés,
représentation de Dubrovnik sur du papier imbibé de cire d’abeille... ) L’eau
de vie est distillée à partir du raisin. Il est dit que l’eau de vie croate,
une fois absorbée permet ensuite de parler couramment le croate.
Sur
la place principale, l’église St Blaise du nom d’un évêque qui n’était
pas croate mais arménien.
Au milieu de la place
une statue d’un chevalier armé le paladin Roland (notre Roland français
qui périt à Roncevaux) qui fut réalisée en 1438. Cela semble bizarre mais il
parait que Roland représente la liberté
et donc la république de Dubrovnik. Il parait qu’il y avait ainsi 48
statues de Roland érigées dans les villes indépendantes au moyen âge. Le côté
pratique de cette statue c’est que son avant-bras était l’unité de mesure pour
les commerçants de la ville, unité reproduite en contrebas sur le socle. La
mesure de coudée était de 51.2 cm
! Statue de Roland de Roncevaux

La
tour de l’horloge est l’un des principaux symboles de la vieille
ville de Dubrovnik. Haute de 35 m, elle fut construite en 1444. Elle fut
détruite car elle menaçait de s’écrouler puis reconstruite à l’identique en
1928. Les heures de la grande horloge sont indiquées par deux soldats de bronze.
Place principale avec sa loggia à
l’italienne et tour de l’horloge "
Le palais Sponza situé sur la place centrale de la cité au bout du Stradun, construit entre 1516 et 1522, fut d’abord le siège des douanes puis entrepôt, hôtel des monnaies et enfin actuellement siège du musée des bateaux. Il abrite aussi le mécanisme originel de l’horloge de la tour ainsi que les vraies statues de bronze de
l’horloge (celles de la tour sont des copies).
Visite
du palais du Recteur
Le
Recteur est une sorte de doge élu pour un mois
Pourquoi un mois?
Il ne pouvait ainsi dilapider
le trésor de la ville. Il n’avait donc
pas de pouvoir ; c’était plutôt un poste honorifique. Il vivait au premier
étage du palais. La visite des pièces en enfilade a montré plusieurs pièces de
réceptions et son bureau où se trouvaient toutes les clefs de la ville.
Le
mobilier baroque est de style rococo. Au plafond un lustre vénitien car pendant
la période 1205 - 1358 la ville était sous domination vénitienne. On peut
observer 3 tableaux d’aristocrates, assez curieux pour une république. Une
salle de musique avec un mobilier style Louis XVI. Une horloge laissée par le
duc de Raguse (maréchal Marmont).
Le
Palais du Recteur : Vue extérieure "

! Le Palais
du Recteur : cour intérieure
La
cathédrale de l’Assomption de la vierge du 18ème siècle
avec du marbre violet. Un autel récent a remplacé l’ancien, détruit par un
tremblement de terre. Un chemin de croix superbe et moderne. A l’origine la
cathédrale fut construite dans un style roman entre le XIIème et le XIVème
siècles. Détruite par le séisme de 1667, elle fut reconstruite en 1671 et
achevée en 1713. L’édifice actuel, baroque, est construit en forme de croix.
Elle contient un superbe tableau de Titien représentant l’Assomption.
Sur l’autel se trouvent trois
reliquaires de Saint Blaise : le crâne, un bras et une jambe du Saint patron
recouverts d’argent et d’or.
Enfin la soirée s’est
terminée par un très beau spectacle privé animé par un groupe de chanteurs
appelé « Klapa Subrenum Live »
dans le théâtre classique de la vieille ville. Tout d’abord des chants sans
accompagnement puis à l’aide d’instruments à corde. Soirée nous a également
permis de découvrir Dubrovnik illuminée.
Jour 7 – Samedi 24
septembre
La
ville de SPLIT (mot qui
signifie VIE) par Eliane Etinzon
Lorsque l’Empereur Romain Dioclétien (244 - 311 de notre ère),
maitre du monde antique depuis 284 bien que né dans une famille modeste, décide
en 305 de se faire construire un
palais pour s’y retirer le reste de ses jours, il choisit un site située au
fond d’une baie bien abritée au cœur de la Dalmatie, proche de sa ville natale.
C’est la future Split.

C’est sous un superbe soleil que nous quittons notre bateau pour retrouver notre guide, native de Split et amoureuse de sa ville. Nous longeons
d’abord le port
de plaisance où sont amarrés de somptueux yachts puis arrivons sur la promenade de bord de mer (photo ci-contre).
! Sur cette
promenade, les murs de droite
au-dessus des terrasses de cafés sont ceux du Palais de Dioclétien.

Ce Palais est le cœur de la cité antique, et même
la cité elle-même. Nous nous arrêtons devant un panneau montrant la reconstitution du Palais Impérial. "
Il s’agit de l'un des plus vastes édifices de l'Antiquité tardive et l’un des mieux conservés.
Le Palais est classé par
l’Unesco au Patrimoine Mondial de
l’Humanité.
Aujourd’hui
il fait partie intégrante de la ville de Split. Ses dimensions sont plus
qu'impressionnantes : 215 m de
long, 181 m de large, 220 bâtiments, 16 tours défensives, le tout pour
une superficie de 31 000 m² !
Notre guide en rajoute un peu et elle nous parle de 300 m de long, mais j’ai eu
beau chercher, tous les documents se limitent à 215 m, ce qui déjà très
imposant.
On
dit « le Palais » mais plus qu’un Palais, c’est une ville dont un
quart environ est occupé par les appartements de l’Empereur.
Le
Palais est organisé, comme les villes romaines, selon un plan en croix avec ses deux axes perpendiculaires, le Cardo et le
Decumanus.
Nous entrons par la Porte
de Bronze, située au sud, en bord de mer, l’une des quatre portes d’accès.
Elle mène à une longue galerie (malheureusement encombrée de trop nombreuses
boutiques de souvenirs), bordée par les Caves de Dioclétien. Ces salles
souterraines, les mieux conservées des appartements de l’Empereur ont été
consolidées au Moyen Age et permettaient de soutenir les salles situées au-dessus
dont il ne reste rien. On pense que ces soubassements, très impressionnants par
l’harmonie des voûtes et l’incroyable épaisseur des murs, reflètent la
configuration des appartements impériaux au-dessus.
Soubassements du Palais #
Ils ont été restaurés en
2009. D’autres restaurations sont en cours.
Puis nous passons au Péristyle, place bordée de colonnes sur
trois côtés, qui a gardé son caractère romain malgré quelques ajouts
successifs.
! Le
Péristyle
Il borde la Cathédrale, monument hybride, entre
conception romaine et ornementations chrétiennes.
Il s’agit en effet du Mausolée de l’Empereur Dioclétien.
Octogonal à l’extérieur, il conserve son entourage de 24 colonnes romaines et
une collection de sarcophages paléochrétiens. C’est au7e siècle qu’il fut transformé en
Eglise.

Au 13e
siècle fut ajouté le campanile de style roman italien.
Vue extérieure du Mausolée /
Cathédrale avec ses colonnes romaines et
son campanile "
Au 17e siècle,
comme l’église devenait trop petite, on l’agrandit vers l’Est en construisant
un chœur rectangulaire baroque et l’église devint la Cathédrale Saint-Domnius (1er évêque local et saint-patron de la
ville).
L'intérieur de la Cathédrale est tout à fait
somptueux. Il est orné de colonnes qui furent rapportées d'Egypte à la demande
de Dioclétien.
! L'impressionnante
coupole date aussi de l'époque romaine. A sa base, on peut voir des
portraits de l'empereur et de son épouse, Prisca.

Le chœur renferme de magnifiques stalles de bois "
sur lesquelles nous nous asseyons pour écouter
les explications. Elles sont ornées d'un foisonnement de personnages, d'animaux
et de motifs floraux.
Nous poursuivons notre
visite, toujours à l’intérieur du Palais/ville passant par temples, murailles, sculptures, ruelles.
Trop riche pour tout
relater !
Citons tout de même au passage le temple
de Jupiter érigé par Dioclétien afin d’assoir son pouvoir en tant que
descendant du Dieu. Sa La voute à
caissons est particulièrement remarquable. Le temple fut transformé en baptistère
à la fin du 9e siècle. Il contient des fonds baptismaux anciens et
une statue en bronze de Saint-Jean Baptiste.
Temple de
Jupiter transformé
A l’entrée, un sphinx
rapporté d’Egypte rappelle l’étendue et la puissance de l’Empire.
Puis nous sortons du Palais et donc de la ville antique et médiévale
pour passer dans la ville Renaissance où abondent places et palais de style
italien ainsi que d’autres édifices allant du 17e au 19e siècle.
C’est la fin de notre
visite guidée. Nous nous répartissons par petits groupes, soit pour rejoindre
l’excursion proposée ce jour aux Gorges de la Cetina soit pour continuer seuls la visite.
Je
fais partie de ces derniers et nous partons à la découverte des secteurs plus
récents de la ville. Nous retournons un peu dans le palais, pour le plaisir d’y
flâner, et nous promenons aussi par les quartiers commerçants plus récents et
en particulier les très pittoresques marchés divers. Nous faisons une
pause-café sur la grande place de la
République qui, avec ses arcades, rappelle tout à fait la place Saint-Marc
à Venise !
Place de la République "

Puis retour bateau et départ.
! Nous
restons sur le pont pour un superbe dernier
coup
d’œil sur la ville.
Split aura
vraiment été pour moi la visite inoubliable
de ce
voyage !
Excursion optionnelle aux GORGES de la
CETINA
La Cetina est une
rivière du centre de la Dalmatie . C’est aussi le nom d’un village.
La rivière est utilisée à plusieurs endroits pour
produire de l’énergie hydroélectrique et son eau est embouteillée en tant qu’Eau de Cetina.
A partir d’un belvédère on domine les chutes, au
fond des gorges creusées dans les falaises calcaires.
Un paradis pour le canyoning ! Mais nous
n’en faisions pas !!!
Jour 8 – Dimanche 25
septembre
Visite libre de la ville de KOPER
En ce dernier matin, nous avons quitté la Croatie et terminons le séjour en Slovénie par le port de Koper, dans la baie de Trieste. Certains décident de découvrir par eux-mêmes cette ville. D’autres ont préféré
s’inscrire à l’excursion de Piran.
La ville de Koper, avec une population de plus de 50 000 habitants, est une des plus importantes communes urbaines de la Slovénie, dont la capitale est Lublijana. Son histoire, avec dominations successives depuis
l’antiquité, est similaire aux villes, régions pays que nous avons
visités les jours précédents.
L'intérêt principal de
la ville est son centre historique qui comporte des palais de style gothique
vénitien ou baroque, des églises, une cathédrale du XVIIIème siècle et des rues
bordées de maisons médiévales.

Excursion optionnelle à PIRAN (ou
PIRANO en italien) par
Françoise Laîné
Le bateau est amarré
au port de Koper tôt ; c’est la fin de la croisière – bagages dans le
couloir et cabines libérées dès 7 heures du matin. Nous ne quitterons cependant
L’ARION qu’après le repas de midi servi en buffet.
Aussi, la visite optionnelle
de PIRAN est la bienvenue pour occuper cette matinée. Le car, dès 9 h nous y
conduit en une vingtaine de minutes (après un rapide passage à la douane et
changement de car) ; nous longeons la côte et traversons vignes et oliviers
avant de dominer PIRAN.
Cette commune est située en Istrie Slovène, au nord de la Croatie,
son littoral ne mesurant que 43 km. Son nom grec signifie « le feu »
et s’explique par le phare qui signalait alors le port de KOPER.
Comme Koper, c’est une ville
bilingue, parlant à la fois le Slovène et l’Italien. Elle se caractérise par
ses 24 églises dont 3 sont encore en fonction. Après les Grecs, les Romains s’y
installent, ensuite domination de la République de Venise pendant 5 siècles,
puis de l’Autriche. Après la 2è Guerre
Mondiale, PIRAN est rattachée à la République Yougoslave.
De nos jours, le golfe de
PIRAN est toujours la cause d’un conflit entre Slovénie et Croatie, la Croatie
revendiquant cette partie côtière.

Cette jolie cité est posée
sur une presqu’île escarpée et
dominée par les remparts de son ancien château. En longeant le port, nous
arrivons très vite sur la Piazza Tartini, circulaire et ornée en son centre de
la statue du violoniste et compositeur Giuseppe
TARTINI, né à PIRAN (1692-1740). Cette place est ornée de demeures
anciennes dont l’une, frappée du lion de St Marc, abrite l’Hôtel de Ville).

Nous découvrons alors
librement cette petite ville et montons jusqu’à la Cathédrale St Georges
(patron de la cité), de style Renaissance, avec un clocher vénitien et un
baptistère en rotonde. De là, vue imprenable sur la « Riviera
Slovène ».
A travers ruelles et bord de
mer magnifiquement restaurés, donnant un aspect général vénitien, nous
retrouvons lentement le port ; prenons quelques instants pour admirer une
petite sirène sculptée dans le rocher.
Ces dernières heures douces
et ensoleillées ont été réellement savourées avec le plus grand bonheur.
Piazza
Tartini et vue sur la cathédrale "
Retour à bord pour le déjeuner, puis autocar jusqu’à
Trieste et vol Trieste Paris.
Arrivée 18 H 30 sans problème cette fois.
LA VIE A BORD
Elle fut plus qu’agréable. Pour une majorité
d’entre nous c’était une première croisière.
Repas somptueux : buffets de petits
déjeuners et déjeuners pris au choix dans la salle de restaurant ou sur le
pont, dîners servis à table au restaurant. Nourriture de choix, avec en
apothéose, le dîner du Commandant le dernier soir (homard et tutti quanti …).

Pour qui aurait souhaité
rester sur la bateau, ce qui bien évidemment n’était le cas de personne chez
nous, il y avait toujours une occupation
possible : film, conférence, piscine (dont nous avons un peu profité aux
heures chaudes), salle de jeux, bar à toute heure, boutique, salons, programmes
de soirée, possibilité d’accès à un ordinateur. Et on aurait pu manger toute la
journée car en plus des 3 repas étaient servis un goûter comprenant un large
choix de pâtisseries et un encore un buffet-souper vers 23 H !








Et nous terminons avec les traditionnelles PHOTOS DE
GROUPE :

C'était
le dernier soir à bord ; celui du dîner du Commandant.
Nous nous
étions tous un peu habillés pour l’occasion.

Amusons-nous un peu !
Nous, les femmes, trouvions
"nos hommes" très beaux.
Donc
photo des Messieurs ":

! Les Messieurs
ne voulant pas être en reste demandèrent alors une photo des Dames

Il
nous est apparu ensuite que les "vrais" Saunier Duval
n'étaient pas en majorité.
D'où cette dernière photo !
A bientôt pour un