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Confédération Française des Retraités

                     

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ÉDITORIAL DE MONSIEUR ALBERT MORIN

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PRESIDENT DE L'UFR

                                                                                

 

Monsieur,

Vous auriez entendu dire que, grâce à leur rassemblement, les retraités sont désormais représentés et vous avouez ne pas comprendre que simultanément quelques responsables d'associations envisagent de créer un parti des retraités. Vous ne citez pas vos sources d'informations mais leur accordez suffisamment de crédit pour condamner sans ménagement et surtout sans preuve ces orgueilleux assoiffés de pouvoir ou de notoriété.

En ce qui concerne la représentation des retraités, contrairement à ce que vous affirmez, elle n'a toujours pas été accordée mais nous continuons à agir pour l'obtenir car elle seule nous permettra d'exercer pleinement notre rôle et d'assumer nos responsabilités. Dans ce but nous avons réalisé un important rassemblement de 2.000.000 de retraités, qui est une étape de plus vers la réalisation de nos objectifs. Aujourd'hui nous sommes toujours laissés pour compte par un monde politique dépourvu de courage ou frappé de cécité et de surdité. Par ailleurs les partenaires sociaux nous considèrent à tort comme des concurrents et refusent d'admettre l'évolution de notre société dont pourtant personne n'arrêtera le cours.

Nous avons, Jusqu'à ce Jour, mis en œuvre tous les moyens «pacifiques» pour nous faire entendre, sans résultat. Lors de notre dernière campagne nous avons interpellé tous les candidats à l'occasion des dernières échéances électorales pour leur rappeler que les retraités sont des électeurs qui exigent d'être reconnus et représentés, pour donner leur point de vue de citoyens à part entière.

Si nous voulons participer aux décisions qui nous concernent il nous faut, avec discernement mais détermination, donner plus de vigueur à notre combat. Nous pouvons atteindre cet objectif; avec le soutien de nos adhérents tout peut être envisagé. S'il y a un jour escalade, c'est qu'en fait elle nous aura été imposée. Nous serons en effet contraints de mettre en œuvre, dans la stricte légalité, des pratiques habituellement utilisées par des qroupes de pression plus communément appelés lobbies. Si cette évolution devait aller au-delà, ce que nous ne souhaitons pas, la responsabilité en incomberait exclusivement à ceux qui ont choisi de nous ignorer et de nous traiter comrne des citoyens de seconde zone. Nous n'en sommes pas à mettre en place un parti politique, mais rien ne nous interdit d'en étudier l'éventualité. Doit-on accepter indéfiniment qu'un quart (un tiers dans peu de temps) de la population de notre pays, soit considéré comme un sous produit de la société ?

Je termine cette réponse en vous assurant que les responsables, de nos associations, fédérations et confédérations sont des gens sérieux dont les décisions importantes sont mûrement réfléchies et mises en œuvre seulement après consultation démocratique

Vous remerciant de l'intérêt que vous nous manifestez nous vous prions de croire, Monsieur, à notre parfaite considération.

Albert MORIN.