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LES BORDS DE LA MARNE
lundi 10 juin 2002
CROISIÈRE D'UNE JOURNÉE «AU PAYS DES GUINGUETTES»
de Paris à Bry-sur-Marne et retour Paris en bateau

Rappelons que la Marne, longue de 525 km, prend sa source au plateau de Langres (Haute-Marne). Elle traverse 5 départements (Haute-Marne, Marne, Aisne, Seine et Val-de-Marne); elle se jette dans la Seine entre Charenton et Alfortville. Large de 70 m environ et profonde de 4,50 m en moyenne, la Marne est navigable à partir d'Épernay.
Départ du port de plaisance «Paris Arsenal», nous sortons du bassin par l'écluse de la Bastille avec un joli point de vue sur Notre-Dame.
Nous découvrons les quartiers de l'Est Parisien = Bercy, la grande Bibliothèque de France, en forme de livres et arrivons, après avoir passé le pont du périphérique, au niveau des premières communes du Val-de-Marne : Charenton-le-Pont en rive droite et Alfortville sur la rive gauche, avec «Chinagora», nouveau centre chinois. C'est à cet endroit que la Marne se jette dans la Seine, là se termine le paysage urbain.
Tranquillement le bateau remonte la Marne.
Un fleuve, ça se remonte, c'est une quête amoureuse, avec au bout la Source ...
Nous longeons Maisons-Alfort, siège de l'école vétérinaire et apercevons le clocher de l'église Sainte Agnès, construite en 1933, sur un terrain donné par la société «Suze» à proximité de sa fabrique, église classée monument historique.
Puis nous atteignons l'écluse de Saint Maurice =
Saint Maurice, pays natal de Delacroix, tristement célèbre par son hôpital psychiatrique dit «Maison de santé», où séjournèrent le Marquis de Sade, Eugène Hugo, Verlaine .... !
Nous passons le long de l'île du «Moulin brûlé» et son célèbre bal, l'ancienne île aux corbeaux, avant de passer l'écluse de Saint-Maur et de s'engager sous la voûte de Joinville, longue de 600 m.
Après avoir dépassé le port de plaisance de Joinville-le-pont (ainsi dénommé par Louis-Philippe en l'honneur de son fils, le Prince de Joinville qui avait ramené les cendres de Napoléon), nous longeons l'île Fanac, petite île où l'on ne peut accéder que par un escalier à partir du pont de Joinville. On se baignait à sa pointe du temps des guinguettes.
Madeleine Sologne y avait sa maison.
Nous voici arrivés au «pays des guinguettes» et des clubs d'aviron (les clubs d'aviron y avaient été relégués par Napoléon III, qui redoutait un attentat et que la présence de tous ces jeunes ne lui disait rien qui vaille !). Quand aux guinguettes, elles tiraient leur nom d'un petit vin blanc aigrelet (le guinguet) qu'on y buvait.
Rappelons =
à Joinville-le-Pont :
à Nogent-sur-Marne :
Nogent avec la promenade Tino Rossi, longeant l'île de Beauté. Le port, avec une partie de l'ancienne passerelle des Arts.
On arrive ensuite à l'île aux loups (qui tirerait son nom de la guerre de 1870. Pendant le siège de Paris, les Prussiens durant la trêve, venaient chasser les loups.)
L'île d'Amour (accessible seulement en barque),
puis Le Perreux (rive droite) et Champigny-sur-Marne (rive gauche).
C'est entre les ponts de Champigny et de Chennevières-sur-Marne, face à l'île de Pisse-Vinaigre, que se trouvait «le Moulin Vert» où se retrouvait la Bande à Bonnot.
La Marne fait une boucle, avant d'arriver à Bry-sur-Marne, où le bateau accoste.
Après un délicieux déjeuner dans une auberge le long de la Marne, nous redescendons vers Paris dans une ambiance «Musette», découvrant de superbes demeures et des paysages protégés.
En passant sous le viaduc d'Austerlitz, on nous rappelle qu'il a été construit entre 1904 et 1905. Il enjambe la Seine avec une superbe arche de 140 m de long.
Nous arrivons à notre point de départ.
Tout le monde descend !
Micheline AZEMA