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Joséphine de Beauharnais

                 laugh.gif  Visite de Rueil du Lundi 29 avril 2002

Napoléon 1er

Sommaire

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    Rendez-vous fut pris Place de L'Eglise à 11 heures. Puis tout le monde est entré dans l'église pour écouter un peu d'histoire conté par notre guide féminin, avant d'aller à travers la ville visiter le Bois Préau et le château de la Malmaison, en passant par d'autres lieux historiques maintenant occupés par des bureaux....

                                                                            

 

Rendez-vous à l'église de Rueil

 

Un sèchoir des anciennes blanchisseries de Rueil

A l'entrée du château

En route vers le château

retour après la visite

Une pause pour la pose..

                (clic sur image pour agrandir, et retour par le navigateur)

 

Mais laissons Jeanne Rogueda nous conter RUEIL...:

 

Après la visite de l’église St-Pierre et St-Paul (fin 16iéme siècle, achevée par Richelieu ) dans laquelle se trouvent les tombeaux de l’impératrice et de sa fille Hortense et le mausolée de son oncle gouverneur de la Martinique, nous déambulons dans les rues du centre-ville .

Le déjeuner pris à la taverne de maître Kanter se composera principalement d’une choucroute

L’après-midi nous visitons les parcs de Bois-Préaux et de Malmaison ,où l’on remarquera le magnifique cèdre de Marengo planté en Juin 1800, ainsi que ce dernier Château .

                                        LA VILLE .

    Rueil est la déformation de Ruel qui fait référence aux nombreux rus qui sillonnent la commune . En 1244 les moines de l’abbaye de Saint-Denis, propriétaire d’une partie de la Chatellerie de Ruel reçoivent en donation une grange appelée « Malia mansio » ( maison de malheur ) en souvenir des exactions normandes pendant lesquelles cette maison aurait servi de repaire aux pillards qui donnera au XIViéme siècle le nom de la Malmaison . Il faudra attendre 1920 pour que le Conseil Municipal accole les noms de Rueil et Malmaison .

Richelieu y acheta en 1633 une propriété (le château du Val) qui lui permettait de résider entre Saint-germain-en Laye (où grandit le futur Louis XIV ) et Paris où Louis XIII règne et dirige la France  . Dans son somptueux château, Richelieu travaille ; ainsi y seront signés le traité de RUEL, plaçant Colmar sous la protection du Roi de France, ou encore les Lettres Patentes créant l’Académie Française, enfin en1649 la Paix de Ruel mettra un terme à la Fronde …Malheureusement il ne reste rien de ce château, seul subsiste quelques vestiges égarés dans le parc de Sandoz et la maison du père Joseph (célèbre éminence grise du Cardinal et confesseur de Louis XIV) Boulevard Richelieu .

A la fin du XIXième siècle les bords de Seine deviennent un lieu de détente pour les Parisiens . C’est le temps des Impressionnistes , des guinguettes…et du train de 11 heures descendent Renoir, Manet, mais aussi Flaubert, Maupassant et les Rothschild .C’est de ce moment que datent les « Folies » (simple maison de campagne entourée d’un jardin) qui bordent la rue Le Coz : charmantes propriétés habitées de nos jours

Au début du XXième siècle Rueil comte 10.000 âmes (aujourd’hui 60.000). La culture maraîchère et la vigne en sont les principales richesses . les eaux et l’air de la ville réputés « sains », de nombreuses blanchisseries (première industrie du moment) s’y établissent dès le Second Empire . Quelques friches industrielles de ce type subsistent. Seront-elles restaurées ?

                                LA MALMAISON

…De succession en héritages le domaine échouera en 1771 entre les mains d’un riche banquier Jean-Jacques Le Couteulx du Molay . Défilent alors à Malmaison Mme Vigée Lebrun, Grimm ou Bernardin de Saint-Pierre .Vers 1780 les Le Couteulx agrandissent la maison en prolongeant la façade sur cour par deux courtes ailes et font retracer le jardin à l’anglaise . Inquiétés à la Révolution, il vendent le domaine (260 ha) à Joséphine Tascher de la Pagerie (Née en 1763) veuve du Général de Beauharnais qui a épousé civilement en 1796 le Général Napoléon Bonaparte (né en 1765)  Elle a pour cela empruntée 15.000F (or) au régisseur de la propriété ; c’est au retour d’Egypte que Bonaparte désintéressera…et le concierge …et le banquier ! Percier et Fontaine (architectes) restaurent la vieille batisse qui devient celle que nous visitons .

Joséphine pleine de grâce et d’élégance devient la reine de Malmaison où Bonaparte vient chaque fin de décade se délasser . La vie y est sans étiquette . En 1804 Malmaison devient Maison Impériale .

Napoléon travaille à Rueil à plusieurs des actes marquants de son règne : la cession de la Louisiane, l’institution de la légion d’honneur, différents articles du Code Civil, la préparation du Concordat .

Joséphine y installe un jardin botanique, une roseraie (sans rivale en Europe) . Elle est incapable de résister à un caprice …, de plus elle est généreuse, l’argent lui brûle les doigts, elle accumule les dettes . Son mari paye toujours pour « la dernière fois » ! « Incomparable Joséphine » disait-il, incomparable par son charme, par ses battements de cœur, par sa féminité (ses milliers de robes, de bas, de chaussures), par sa jalousie , ses roueries, ses mensonges aussi . N’ayant pas donné d’enfant à Napoléon, ce dernier se résout au divorce (14.12.1809), laissant à Joséphine la propriété du domaine et ses collections, elle y rendra le dernier soupir le 29.5.1814 et c’est le fils de son premier mariage Eugène de Beauharnais qui héritera des 2.000ha de terre, du château, etc…L’épouse de ce dernier le vendra en 1828….C’est le petit fils de Joséphine , le futur Napoléon III qui le rachètera  en 1861 pour en faire un musée

En 1870, lors du siège de Paris, Rueil est situé sur la ligne de front . On dénombrera 4.000 tués . En 1877 un marchand de biens lotit le parc petit à petit . En 1896 Daniel Iffla dit « Osiris » acquiert les 6ha subsistants et le château . Il en restaure les intérieurs et offre le tout à l’Etat en 1904, à charge pour ce dernier d'y installer un musée napoléonien, inauguré en 1906 .Au fil des années des acquisitions ont enrichi le site.

 

Jeanne ROGUEDA

                                                

                                                                      Extrait du guide de visite:

 

Ce nom étrange de Malmaison trouve vraisemblablement son origine dans le souvenir des invasions normandes du IXème siècle lorsque, depuis leur repaire de Rueil, des bandes vikings dévastaient tous les environs. L'histoire locale en a retenu les noms de Malport (mauvais port), de Maurepas (mauvais repaire) et de cette Mala domus (mauvaise maison), mentionnée pour la première fois en à 1244. Le nom de « la Malmaison » apparaît dès le XIVème siècle et reste en usage jusqu'à l'époque napoléonienne, au moment où il devient le «Palais impérial de Malmaison », en éludant l'article. C'est ce dernier terme qui prévaut désormais aujourd'hui.

De 1390 à 1763, la terre reste dans la descendance de Guillaume Goudet, sergent d'armes de Charles VI, passant d'abord à une famille de bouchers parisiens, puis par alliance à des parlementaires dont l'un, Christophe Perrot (1573-1641) conseiller au Parlement de Paris, entreprend vers 1610-l620 la reconstruction de l'antique manoir féodal. Il n'a que le temps d'achever le corps central et le pavillon de la salle du conseil, laissant le soin au mari de sa petite-fille, Jacques-Honoré Barentin (1628--1689) de terminer le château en 1686-1687, en construisant le pavillon du salon doré, puis les deux ailes abritant le salon de musique et la bibliothèque. En 1771, la seigneurerie passe à l'un des plus riches banquiers du royaume, Jean-Jacques Le Couteulx du Molay dont l'épouse tient un salon littéraire. Défilent alors à Malmaison, l'abbé Delille, Mme Vigée Lebrun, Grimm ou Bernardin de Saint-Pierre. Vers 1780 les Le Couteulx agrandissent la maison en prolongeant la façade sur cour par deux courtes ailes, puis font retracer le jardin à l'anglaise. Inquiétés à la Révolution, ils décident de vendre le domaine et trouvent le 21 avril 1799 un acquéreur en la personne de Joséphine Bonaparte qui, répondant au désir de son mari, cherchait une terre aux environs de Paris. Sans le sou, Bonaparte ayant laissé prudemment la gestion de sa fortune à son frère Joseph, elle doit emprunter 15 000 F au régisseur des Le Couteulx afin de régler le premier acompte; de retour d'Égypte, Bonaparte solde l'achat, devenant ainsi le véritable propriétaire du domaine. Joséphine fait aussitôt appel aux jeunes architectes Percier et Fontaine qui restaurent la vieille bâtisse

dans le goût néo-classique et commencent l'aménage-ment des jardins. Ce sont les jours heureux de Malmaison où le Premier Consul et son entourage, tous âgés d'une trentaine d'années, se livrent à toutes sortes de jeux sur les pelouses ou donnent la comédie dans la petite salle de théâtre. En 1800, 1801 et 1802, le petit château partage avec les Tuileries le siège du gouvernement de la France, Bonaparte n'hésitant pas à y réunir ses ministres pour de longs conseils d'où est sortie l'oeuvre civile du Consulat. Après l'installation du Premier Consul à Saint-Cloud à l'automne l802, Joséphine s'approprie Malmaison, faisant bâtir des serres pour les plantes exotiques qu'elle souhaite acclimater en France, des fabriques pour les animaux rares qu'elle introduit tels des kangourous ou des cygnes noirs, ou encore une grande galerie pour abriter ses collections de peintures, de vases grecs ou de sculptures. Mais l'Impératrice n'a pu donner d'héritier à Napoléon et ce dernier se résout au divorce tout en laissant à Joséphine la propriété du domaine ainsi que toutes ses collections. C'est dans ce véritable château-musée qu'elle rend le dernier soupir le 29 mai 1814. Son fils le prince Eugène, né de son premier mariage avec le vicomte Alexandre de Beauharnais, hérite de la propriété que sa veuve s'empresse de vendre en 1828 au banquier suédois Sonas Hagerman. Après une période de vingt ans (1842-1861), où Malmaison sert de résidence à la reine Marie-Christine d'Espagne, alors exilée en France, le domaine est acheté en 1861 par le petit-fils de Joséphine, l'empereur Napoléon III, qui y installe un premier musée contraint de fermer dès 1870 au moment de la déclaration de guerre avec la Prusse. L'Etat Français, après en avoir fait une caserne, vend Malmaison en 1877 à un marchand de biens qui lotit le parc petit à petit. C'est seulement en 1896 que Daniel Iffla, dit Osiris, acquiert les six hectares subsistants autour du château, fait restaurer les intérieurs, puis offre l'ensemble à l'État en 1904, à charge d'y ouvrir un musée napoléonien inauguré en 1906.

Fin de l'extrait                        Retour Accueil