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   Confédération Française des Retraités

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               CONTACT de décembre 2002   61         page 8

Sommaire

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              EVOLUTION DES RETRAITES ET ALLOCATIONS   

           

             Les retraités, préretraités et assimilés s'organisent et agissent pour

OBTENIR leur juste PLACE DANS LA NATION

            GARANTIR la progression équitable de leur RESSOURCES

                    ASSURER leur PROTECTION et celle de leurs ayants droit

 

 2.04 - Le pouvoir d'achat des retraites du secteur privé

 

 I - Retraite de base (CNAV)

 

En mai 1997, Lionel Jospin avait pris par écrit l'engagement de revaloriser les pensions sur les salaires. Il n'en a rien fait. En mars-avril 2001 il se contente de parler d'un "maintien du niveau", ce qui ne veut rien dire...

 

Dans la réponse-type des députés socialistes, il est fait état d' un « galn de pouvoir d'achat par rapport à l'inflation de 1998 à 2001 de 1,3 % pour les retraités imposables, soit la moitié des retraités, et de 1,8 % pour les non imposables, soit l'autre moitié ». Une deuxième mouture de cette réponse portait ce gain de 1,4 % à 1,9 %.

 

Pendant cette période, l'indice moyen des pensions brutes et nettes est passé de 100 en 98 A 101,19 en 99, 101,75 à en 2000 et 103,85 en 01. Soit une revalorisation totale de 3,85 % Chaque retraité peut vérifier ce résultat en comparant les montants annuels perçus en 1998 et 2001...

Pendant ce temps-là, l'indice des prix (hors tabac) passait à 100,48 en 99, 102,08 en 2000 et 103,69 en 200l...

 

Le gain réel de pouvoir d'achat en trois ans n'a donc guère été que de 0,14 %. Ce gui est loin de compenser l'importante perte subie auparavant, notamment depuis 1990, les gouvernements successifs n'ayant rien fait pour améliorer cette situation. Et cela même, si après la perte enregistrée en 2000 (1,58 % pour les prix contre 0,56 % pour les pensions), il y a une remontée en 2001 (1,58 % pour les prix contre 2,06 % pour les pensions) à la suite de la revalorisation de 2,20 % à partir de la pension perçue en février, la différence résultant d'un « effet de report » négatif d'une année sur l'autre...

 

Pour l'année 2002, la revalorisation de 2,20 % aboutira à porter l'indice moyen des pensions à 106,14, soit une augmentation globale de 2,205 % (avec un très léger effet de report positif). La variation du pouvoir d'achat ne pourra être déterminée que lorsque sera connue l'évolution des prix

 

II - Retraite complémentaire ARRCO

 

Entre 1998 et 2001, l'indice moyen des pensions (brutes et nettes) est passé de 100 à 100,97 en 99, 101,80 en 2000 et 103,45 en 2001. Par comparaison avec l'indice des prix ci-avant (103,69), il y a donc une perte de 0,24 %.

Pour 2002, la valeur du point a été revalorisé de 1,60 % à compter du 1er avril, ce qui aboutira a un indice moyen sur l'année de 105,18, soit une augmentation globale de 1,68 % compte tenu d'un effet de report positif par rapport à 2000.

III - Retraite complémentaire AGIRC

 

Entre 1998 et 2001, l'indice moyen des pensions (brutes et nettes) est passé de 100 à 101,40 en 99 ainsi qu'en 2000 gel) et 102,12 en 2001 Par comparaison avec l'indice des prix ci-avant (103,69), il y a donc une perte de 1,57 point, ce qui correspond à moins 1,54 %.

 

Pour 2002, la valeur du point a été revalorisée de 1,60 % à compter du 1er avril, ce qui aboutira à un indice moyen sur l'année de 103,93, soit une augmentation globale de 1,77 % compte tenu d'un effet de report positif par rapport à 2000.

 

IV - L'évolution du pouvoir d'achat depuis 1990

 

Pendant cette période, les prix sont passés en moyenne de 100 à 119,07

 

Pour la CNAV, et sur la base 100 en 1990, les pensions brutes étaient en 2001 à 121,16 (un gain de 1,76 %) et les pensions nettes à 114,56 (une perte de 3 79 %)

 

Pour l'ARRC0, les pensions brutes étaient en 2001 à 118,79 (moins 0,24 %) et les pensions nettes à 112,34 (moins 5,65 %)

 

Pour l'AGIRC, les pensions brutes étaient en 2001 à 115,28 (moins 3,18 %) et les pensions nettes à 109,03 (moins 8,43 %)

 

                                                                                                 o o o

 

Qu'est-ce que l'effet de report ?

 

Un retraité perçoit au cours du premier trimestre de l'année n une pension de 100 par mois, qui sera revalorisée de 1 % pour les trois trimestres suivants. Il aura donc perçu à la fin de l'année: (100 x3) + (101 x 9) = 1209

 

S'il n'y a pas de revalorisation au cours de l'année il, il percevra 12 X 101 = 1212. L'effet de report sera de 1212 -1209 - 3.

 

Si au cours de celle même année n1, il y a une revalorisation de 2 % au 1er avril, sa pension mensuelle sera alors portée de 101 à 103,02. A la fin de l'année il aura perçu (3 x 101) + (9 x 103,2) = 1230,18.

 

Il est évident que cet effet de report ne joue que si la revalorisation n'intervient qu'en cours d'année. Ce n'est pratiquement plus le cas à la CNAV où on le constatait lorsqu'il y avait une revalorisation en juillet en plus de celle de janvier. Le paiement à terme échu (janvier règlé en février) peut cependant entraîner un report réduit.

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M.S. - 07.04.2002