|
Le Bulletin CONTACT Avril 2003 n° 62 |
|
||
ALLOCUTION DE MONSIEUR PHILIPPE TOUYAROT Directeur Général de GTIE
(Larges extraits recueillis lors de notre Assemblée Générale du 23 janvier 2003.) |
Je suis très heureux de vous accueillir dans les locaux de notre siège et vous présente mes meilleurs vœux pour 2003, cette réunion est l'occasion pour moi de le faire. Donc je vais dire effectivement quelques mots sur la situation du Pôle mais je n'ai pas envie de faire trop long et je pense que votre capacité à retenir tous les messages qu'on pourrait évoquer sur le Groupe, est forcément limitée, pour moi aussi d'ailleurs!
Ce que je propose, c'est dire quelques mots et ensuite répondre aux questions que vous aurez envie de poser.
Alors pour dire quelques mots de GTIE Ile de France, puisqu'on a attaqué l'année 2002 dans la formation de vol : 1 Pôle en Ile de France qui regroupe tous les métiers électriques du Groupe, la bonne nouvelle aujourd'hui, et c'est quand même le nerf de la guerre, ce sont les résultats. Nous sommes en train de boucler nos résultats 2002. Globalement nos résultats vont être bons. Ils vont être dans la ligne, et c'est le plus important, des résultats que nous avions sortis en 2000 et 2001. Cela veut dire que maintenant nous avons une régularité de nos résultats.
Nous allons faire 400 millions d'euros de chiffre d'affaires. Peut-être un petit peu en réduction par rapport à 2001, environ 4 %. 2001 avait été en légère réduction par rapport à 2000 de 2 %, ce qui fait qu'en 2 ans nous avons perdu 6 %. Mais en 2000, nous avions fait plus 15 % par rapport à 1999. Donc nous sommes toujours dans une dynamique de croissance. Ceci dit le mot d'ordre est de privilégier les résultats, la qualité des affaires plutôt que le volume des affaires. Le message, ce n'est pas de faire du chiffre d'affaires, c'est de faire du bon chiffre d'affaires. Nous faisons un résultat d'exploitation qui est proche de 5 % qui est, et quelques uns parmi vous m'ont entendu le dire et le redire, notre référence; Dans notre profession ceci représente une belle performance. C'est bien. Ce qui est important, c'est de tenir dans le temps.
Sur le contexte des marchés, on a eu des marchés qui ont été très très durs en 2002, d'autres qui se sont tenus. Ce qui a été difficile, c'est le marché d'infrastructure des Télécoms, les réseaux de fibres optiques. Nous avons eu une forte croissance dans les années 90 et là, depuis 2 ans, nous avons un coup d'arrêt. Ceci dit, nous avons gardé un bon niveau d'activité, nous sommes présents chez tous ceux qui sont restés vivants parmi les opérateurs de télécoms, ce qui est un bon gage pour l'avenir.
Les marchés d'énergie à Haute Tension. Ils ont également continué leur réduction. En tout cas pour la partie Postes, Nous pensons que nous avons atteint un point bas en 2002. Nous sommes toujours présents et, en ce qui concerne le groupe GTIE dans son ensemble, le prestataire le plus important pour EDF. Cela fait partie de notre métier. Nous gardons nos positions et nous espérons retrouver, parce qu'il faudra bien renouveler ces postes, un niveau d'activité plus important dans l'avenir.
Il s'agit des marchés qui ont été les plus secoués.
Pour le reste, Nous avons attaqué l'année 2002 comme nous avons attaqué l'année 2003, dans un climat économique, politique qui est celui que vous constatez tous. On nous envoie des signaux d'investissement faibles. Nous faisons des études, nous faisons des projets, mais nous ne réalisons pas souvent le niveau de l'investissement que nous pouvions avoir il y a encore 3 ou 4 ans.
Donc, pour attaquer l'année 2002, où l'on ne voyait pas très bien les choses, il a fallu se battre au jour le jour pour ramasser tout ce qu'on pouvait prendre en fonds de commerce, en petites affaires, ...etc...
Nous avons réussi à résister, à traverser toute l'année 2002 dans un climat qui est resté tout le long de l'année le même, un climat d'attentisme. Nous nous sommes beaucoup adapté aussi en faisant beaucoup d'efforts. Je pense à l'Industriel, je pense à Graniou en infrastructure de télécoms, à Omexom dans les postes. S'adapter cela veut dire qu'on a réduit les effectifs aussi. Il a fallu organiser cela dans le bon ordre et trouver des moyens de solidarité pour reclasser un certain nombre de personnels mais nous avons quand même dû globalement faire partir 5 % du personnel en 2002. Cela s'est traduit par des actions pas faciles à faire, à faire dans le meilleur esprit possible en étant certains de nos choix et déterminés à les mener et cela s'est fait.
Ce qui a également marqué l'année 2002, c'est la poursuite de nos chantiers transversaux, le système d'information, je n'en parle pas mais nous sommes en train d'avancer dans la modernisation de nos systèmes. La Qualité, Monsieur Demey, qui a rejoint vos rangs, je ne sais pas s'il est là dans la salle, serait content (il est là !), il serait content de savoir que j'ai assisté à tous les budgets, sauf, je crois, à 2 ou 3 et il n'y a plus une entreprise qui n'a pas inscrit maintenant la démarche Qualité dans son plan et qui n'est pas en train de la réaliser, c'est bien. Je crois que nous sommes tous convaincus et Demey a été l'un des chantres de cette idée, qu'il s'agit d'un acte de modernité. C'est un acte de professionnalisme qu'il fallait que l'on fasse maintenant.
Également la Sécurité, je la cite maintenant, nous avons beaucoup travaillé les années précédentes. Nous avons beaucoup amélioré nos résultats jusqu'en 1999. En 2000 et 2001, avec la poussée de nos affaires, nos résultats, malgré nos actions, se sont un peu dégradés. En 2002, nous sommes repartis dans le bon sens. Très forte amélioration.. Ceci étant, nous savons que ce n'est jamais acquis et qu'il s'agit d'une course de fond.
Un dernier point pour 2002, qui a été un fait marquant pour tout le monde, a été la Journée de Rencontre du Pôle qu'on a faite le 4 juillet, je pense que quelques-uns uns d'entre vous en avaient entendu parler. Il ne s'agissait pas d'une rencontre «Cadres». J'avais choisi de la faire élargir à tout le personnel. Alors évidemment nous ne pouvions pas être 4.000, nous avons été 600 en faisant participer aussi bien des monteurs que des techniciens, que des effectifs administratifs, que des responsables d'affaires ...etc... . Et ce fut vraiment une très très belle journée. Cela a été un moment assez privilégié et cela a été le premier temps d'une démarche qu'on a appelé États Généraux Clients. Tous les collaborateurs de l'entreprise vont travailler sur : comment améliorer les relations dans l'Entreprise ?
Après cette année 2002 qui est déjà dans le rétroviseur, 2003 se situe dans un contexte de marché qui est toujours hésitant. Le paradoxe, c'est que quand nous faisons nos prévisions dans toutes les entreprises, quand nous les ajoutons, nous avons quasiment notre activité de 2003. Cela veut dire que notre organisation, la responsabilisation de nos équipes payent. La problématique pour nous n'est pas tant 2003 que de préparer 2004, tout particulièrement dans un métier qui s'est ralenti en 2002 et qui va encore se ralentir en 2003, c'est le Grand Tertiaire parisien d'immobilier de bureau. C'est clair que nous avons vécu fin des années 90 dans une accélération de ces programmes. Nous en avons bien profité mais cela se ralenti et cela va probablement encore se ralentir en 2003-2004. C'est maintenant qu'il faut regarnir le carnet de commandes pour passer sans encombre l'année 2004. Ce qu'il faut retenir c'est que entreprise par entreprise, l'accroche au marché génère des prévisions commerciales qui nous rendent relativement sereins.
Tous les prévisionnistes le disent, nous le sentons aussi chez beaucoup de clients, nous allons avoir un premier semestre 2003 dans la continuité complète de 2002. Ce serait quand même un peu étonnant que les investissements industriels ne repartent pas un peu plus clairement dans le deuxième semestre 2003 et si c'était le cas, cela serait une bonne nouvelle qui nous donnerait un peu d'aisance pour 2003 et surtout pour 2004. Dans ce contexte là, ce qu'on se dit tous, les chefs d'entreprise, les directeurs et toutes les équipes, il faut garder notre cap, avoir des entreprises bien positionnées, avec des offres claires pour les clients, claires pour les équipes, le plus possible de valeur ajoutée en terme de service, différenciatrices des concurrents ...etc...
Les chantiers et je terminerai presque par-là, en 2003 nous avons deux chantiers : un chantier d'organisation au niveau des Pôles puisqu'en 2002 nous étions dans l'ancienne configuration avec 5 pôles en France dont le pôle Ile de France. En 2003 et à partir de 1er janvier, nous avons décidé de découper les pôles en plus petit. Pourquoi ? Il n'y a pas de raison de na pas s'intéresser aux Pôles comme on s'intéresse au périmètre d'une entreprise ou au périmètre d'une direction. Nous avons décidé de nous y intéresser parce que nous trouvions les pôles trop importants. Par exemple, en province, un pôle comme le Pôle Nord et Est allait de la Mer du Nord jusqu'en Alsace, piloté à partir d'Arras. Cela devenait un peu compliqué, un peu large. Pareil pour le Pôle Sud qui allait de l'Atlantique à la Méditerranée en passant par l'Auvergne et toute la région Rhône-Alpes. Avec des trous dans la raquette, des régions où nous avions un tissu d'entreprises qui s'était un peu affaibli dans le temps, nous avons décidé de couper notre organisation en plus petit pour se raccrocher dans les bassins régionaux d'une façon un peu plus volontariste. Cela nous a amenés en Province à passer de 4 pôles à 9. Nous avons fait des équipes plus restreintes avec un management direct entre: le patron du P le, les directeurs et bien sûr toutes les entreprises, nous avons donc uniquement ces 3 étages. En Ile de France, le problème de région se pose de manière différente. Nous avons décidé de s'organiser, non pas par région, (on n'allait pas avoir le quart Nord, le quart Sud, ... etc, avec tous les métiers dans chaque quart.) mais par métier, comme nous l'étions dans l'ancienne GTIE. Le Pôle Ile de France, a donc 4 Pôles de métier : 1 Pôle Tertiaire Travaux, 1 Pôle Tertiaire Maintenance, 1 Pôle Industriel avec les infrastructures d'énergie pour les collectivités locales, 1 Pôle Télécoms qui rassemble toutes les activités d'infrastructure radio-téléphoniques, les activités téléphonie, réseaux informatiques ...etc...
La dernière chose que je voulais dire c'est que 2003, est aussi pour nous un moment où nous allons accélérer notre croissance externe, notre dynamique d'acquisition. Nous avons fait deux ou trois acquisition en 2003, nous avons notamment racheté une entreprise qui fait de la Sécurité Informatique et une petite entreprise industrielle qui travaille dans l'Agroalimentaire. Le moment est devenu un bon moment pour faire quelques acquisitions complémentaires, les prix sont redevenus un peu plus normaux, et nous sommes en situation de pouvoir absorber. C'est donc un objectif assez fort pour l'année 2003 que de faire de la croissance externe. Une chose que je n'ai encore dite, c'est que, dans le cadre de cette réorganisation Ile de France, nous avons enfin profité pour rapprocher des activités électriques les activités dites thermiques (climatisation notamment) puisque tout ce qui était climatisation était dans le Pôle Thermique, cela nous venait de Vinci. Nous pouvons ainsi peser, chez nos Clients, beaucoup plus fort sur beaucoup plus de métiers.
Voilà ce que j'avais envie de dire, j'ai peut-être été déjà un peu long. Je vous redis bonne année 2003.
|
|
clic=agrandir |
|
|