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            Voyage en Alsace

             des 21 au 23 septembre 2004

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 Mardi, 21 Septembre 2004 – 11h43, le train venant de Paris-Est entre en gare de Strasbourg.

Quelques-uns, venus soit par un autre train soit en voiture, sont déjà sur le quai pour accueillir les Parisiens. Pour les accueillir sous un ciel largement dominé de bleu, et par Kessler pour servir non pas de guide mais pour guider les pas vers l’hôtel puis les rues de la ville.

L’hôtel Kyriad est à 50 mètres en face de la gare. L’établissement est très confortable, très bien tenu, impeccable de propreté, l’accueil est excellent.

Un brin de toilette, on se retrouve dans le hall et nous voilà partis le nez en l’air vers la Place Kléber, puis Gutenberg, puis la Cathédrale.

Les avenues sont très animées, les places bien fleuries, les immeubles cossus et la Cathédrale majestueuse. Le séjour s’annonce bien.

Le déjeuner est à la Brasserie des Dauphins, juste là, au coin de la rue en face de l’imposant Kammerzell tout de bois sombre revêtu. Le menu accompagné de demi-litres de bière est apprécié : tarte à l’oignon onctueuse, choucroute évidemment alsacienne, Coupe Strasbourg.

 

- 14 heures, une jeune femme se présente comme guide :

visite de la ville d’abord, de la Cathédrale ensuite.

L’histoire de Strasbourg débute en l’an 12 avant J.C. par un campement militaire romain.

L’Alsace avec sa position stratégique entre Ill et Rhin a été convoitée de tous temps.

Au Moyen-âge le commerce se développe intensément.

Alternativement sous influence française et germanique, puis européenne, l’architecture de cette ville montre richesse et diversité remarquables tant au centre médiéval qu’en périphérie : magnifiques façades à colombages, riches immeubles « Renaissance » en pierres de taille en granit, hôtels particuliers en grés rose avec jardins, bâtiments administratifs colossaux de style impérial allemand, constructions ultramodernes verre et acier, églises romanes ou ogivales, temples austères, synagogues élégantes se succèdent aux abords de la Cathédrale, puis Place Gutenberg, Place Kléber, Place Broglie, Quartier Impérial, Quartier des institutions européennes. Tout est admirablement arboré et fleuri. Des noms de rues traduits d’allemand en français sont souvent pittoresques et insolites.

Des noms dansent dans nos têtes : Marché aux herbes – Chambre de commerce – Marché aux chevaux – Ancien parlement – Palais impérial – Bibliothèque de 4 millions de volumes dont 2/3 en allemand – Opéra théâtre – Hôtel de ville – Hôtel du gouverneur militaire – Halle aux vins – Ancienne douane – Palais des Rohan.

Notre guide nous raconte ensuite la Cathédrale :

Son histoire : romane d’abord au 11ème, incendiée en 1176, reconstruite ogivale et de surface identique de 1180 à 1490, ses piliers à 16 colonnes, ses voûtes à 32 mètres, ses vitraux du 12ème, ses orgues de 1385, son horloge astronomique inventée par un artisan suisse en 1571,

sa flèche unique qui lui donne son identité, sa couleur grès rose sombre, ses statues intactes.

 

Enfin arrive la ballade en bateau-mouche sur la rivière Ill.

Qu’il fait bon assis, à admirer monuments, ponts couverts, quais, ancien port, fortifications Vauban, églises St Thomas et St Pierre, quartiers de la Petite France, colombages et balcons chargés de géraniums, vieilles maisons des pécheurs et des tanneurs, rues des catholiques des protestants et des juifs, palais futuristes, façades Renaissance, Kaiserplatz, vieux remparts…. Le tout « au fil de l’eau ».

 

La journée se termine au Caveau Gurtlerhoft au pied de la cathédrale.

Nous sommes heureux d’y retrouver Madame et Monsieur Yvan Olivier.

Yvan est content de revoir ses anciens collègues et amis parisiens.

La table est bonne et la soirée très conviviale. Muscat puis Riesling accompagnent à merveille salade gourmande au saumon frais, succulent baeckoffe aux 3 viandes dans une énorme terrine vernissée, munster au cumin, poire pochée au muscat d’Alsace et glace vanille.

 

Mercredi, 22 Septembre – 8 heures, un autocar de la Société Eurobus nous embarque pour une promenade dans les vignobles et les contreforts des Vosges.

 Tout au long de la matinée et de la route, nous n’entendons que des « Oh »  admiratifs pour les jolis villages et les paysages verdoyants, les maisons dégoulinantes de fleurs rouges roses bleues et blanches, les lignes impeccables de pieds de vignes encore chargés de raisins s’étendant jusqu’à l’horizon en escaladant les collines, les silhouettes de vieux châteaux forts baignés par les rayons de soleil au milieu des forêts de sapins.

 Nous avons vu défiler ainsi Goxwiller, Barr, Andlau, Eichoffen, Dambach

 A Itterswiller village consacré « le plus fleuri » d’Alsace avec en prime un superbe panorama sur l’enfilade de coteaux, nous ne pouvions que demander un arrêt photo.

 A Scherwiller, le chauffeur nous a fait trouver les toits de maisons surmontés d’un petit cœur en bois dont la signification est : un cœur de fille à prendre ; mais, jeune fille ou vieille fille ? Depuis combien de temps ces icônes sont-elles en place ? Bizarre qu’il y en ait autant dans ce petit village ! Nous en avons vus une bonne dizaine. Puis amusant, au lieu d’un cœur sur l’un des toits : une bouteille ! C’est un cœur de garçon restant à prendre. Ce ne doit pas être celui d’un riche vigneron !

 

A Chatenois on s’arrête pour admirer et photographier un temple au toit en tuiles vernissées.

Kintzheim – Orschwiller – Saint Hippolyte – Thanenkirch et l’on attaque la montée vers le château de Haut-Koenigsbourg.

 

Il est 11 heures, une jeune femme nous guide le long de murailles imposantes dans les enfilades de cours sombres, de salles somptueuses, d’escaliers raides et étroits, de combles ventés et froids (10°). Ses explications et ses anecdotes sont passionnantes. En prime elle a beaucoup d’humour. Dans ce contexte une heure et demie est vite passée.

 

Le car nous descend à Saint Hippolyte. Roger Rulence veut absolument voir la Maison Bléger et ses panneaux photographiques de Miss France. Mais le car ne peut pas passer dans la ruelle, trop étroite, le menu de chez Münsch est alléchant et tout le monde a faim. Tant pis pour notre président. Il se console avec une salade alsacienne au gruyère et jambon, un coq au Riesling agrémenté de spaetzele, et une succulente tarte maison. A la sortie du restaurant tout le monde est en forme.

 

Cela mérite bien une photo de groupe. Roger est devant l’entrée à l’extérieur, nous sommes à l’intérieur sur les escaliers d’honneur. Mais problème : quand Roger veut appuyer sur le bouton de prise de vue, la porte, automatique, se ferme ! 4 ou 5 fois. Lorsque enfin il réussit, tout le monde est hilare.

 

Nous arrivons à Colmar à l’hôtel Rapp. Les valises sont vite déposées, un guide nous attend au syndicat d’initiative pour une visite de la vieille ville et du Musée Unterlinden.

Ici également le guide est très professionnel. Il ne manque pas de nous faire remarquer des détails d’architecture, de peintures, d’attirer notre attention sur de jolies enseignes en fer forgé et de nous donner des explications empreintes de beaucoup d’humour.

La ville est très belle, il y a du soleil sur les façades typiquement alsaciennes et toujours très fleuries, nous sommes tous ravis….. mais contents de nous asseoir enfin au restaurant Rapp. Le dîner est composé de Salade Marcaire au Munster frais, jarret de veau braisé aux herbes, ananas au Kirsch.

  

Jeudi, 23 Septembre - 8 heures, l’autocar de la Société Eurobus nous embarque pour une nouvelle promenade sur les coteaux du vignoble alsacien.

 

Premier arrêt à Riquewihr -  Petite déception lors de la descente du car à 9 heures, il fait plutôt gris, frais et très humide. Certains devront trouver des parapluies. Déception encore : les magasins n’ouvrent qu’à 10 heures.

Les maris sont contents, leurs épouses ne peuvent pas rentrer dans les boutiques ! Elles trouvent tout de même une pâtisserie et s’y engouffrent  (provocation ?).

Les maisons très colorées et très fleuries font oublier très vite les petits inconvénients du temps maussade et des « 35 heures ». Ravis et plein d’espoir on remonte dans le car.

 

Direction trouée bleue dans les nuages et Ribeauvillé. Il est 10 heures, il fait beau, tout va bien. Le village est plein de charme, de couleurs, de fleurs encore, de colombages, de vieilles pierres et de vitrines alléchantes et attirantes. Tant pis pour les maris !

 

Prochain arrêt à Ottrott pour le déjeuner chez L’Ami Fritz.

Pas d’entrée au menu car la choucroute est « Royale » vraiment délicieuse, avec Riesling et Rouge d’Ottrott. Elle est suivie d’un Munster au cumin et d’un panaché de sorbets.

Une bonne adresse à retenir, c’est la meilleure qualité de repas du séjour.

 

On ne quitte pas l’Alsace sans déguster dans une cave et commander quelques bouteilles. Place aux maris à présent !  Pourtant les dames apprécient également, surtout les « Vendanges tardives ».

 

Le plein est fait – en route pour Obernai – promenade sur les remparts, sur la Place du Beffroi, dans les rues très animées, et toujours accueillantes. Il fait beau et 23°.

 

Vive l’Alsace ! Mais il faut penser que le train pour Toul et Paris-Est est à 18 h 19.

Alors – en voiture – les têtes sont pleines de bons souvenirs et les appareils numériques débordent de belles images.

                         

                                                                                                                                            J.M. KESSLER